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Les cordes d'un violon sont solides; rares sont ceux qui se brisent [ft. Hélix]

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Sayoran R. RobinSchizophrène Incestueusement Narcissique
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MessageSujet: Les cordes d'un violon sont solides; rares sont ceux qui se brisent [ft. Hélix] Sam 21 Juil - 2:55

Il devait se rendre rapidement à la salle de musique où l'attendait son ami pianiste. Il venait de recevoir un message où il était indiqué qu'il devait se presser. Il avait le temps de mordre dans sa pomme verte, tout en courant presque dans les couloirs. Pour un début à l'académie, après maints détours de directions, de nombre incalculable de bafouillages en langue nippone... Il était vraiment mal partit, sur de mauvaises bases. Oh bien sûr, on riait de lui avec gentillesse, ce n'était pas méchant, même lui en riait, mais il fallait qu'il se ressaisisse et au plus vite, sinon, il ne s'en sortirait jamais. Bon il fallait aussi dire qu'il était là que depuis une semaine et qu'il avait déjà trouver la salle de musique du premier coup, il ne s'en sortait pas plus mal après tout ! Il était plutôt logique qu'il ne se perd pas pour y aller, la classe de musique était son coin.

Il entrait, en se faisant un peu grondé par son camarade et le belge s'excusait gentiment. Il s'installait ensuite et apprêtait son violon.


Accompagné par son camarade, Constantin se laissait bercé dans les mélodies, laissant l'émotion la plus dominante de la chanson l'envahir. La tristesse, celle qu'il connaissait après sa rupture avec Pauline, celle pour qui il aurait tout donner. Il l'avait aimé pour ce qu'elle était, non pas comment les autres la percevait. Mais c'était à croire qu'il était devenu bien trop aveugle pour comprendre réellement qu'elle se désintéressait de lui. Elle l'avait quittée sans raisons, pour que quelques jours après, elle se retrouve dans les bras d'un autre. Il avait eu tellement mal, que cela l'avait brisé. Son cœur était rendu en milles morceaux et il ne savait pas si un jour, on allait le recoller. Cette tristesse de ne jamais avoir connu ses parents, bien qu'il se sentait bien avec son père, qu'il se sentait bien à ses côtés, à l'église. Mais quelque part, il régnait en lui en manque profond, comme n'importe quel enfant délaissé. Bien que vivre sans amour était inconcevable, Constantin ne désirait pas retomber amoureux aussi rapidement. Bien que deux ans s'étaient écoulés, il n'avait pas envie de subir à nouveau la même histoire. Même si il souriait toujours, au fond, tout était cassé en lui. Tout s'était effondrer comme un vulgaire château de cartes face au vent.

Une larme se laissait tomber, glissant lentement sur sa joue, alors qu'il continuait à jouer avec tout son être. Personne n'avait jamais vu Constantin pleurer, c'était la première fois qu'il dévoilait ne fut-ce qu'une larme. Les yeux fermés, le jeune homme était propulsé dans un autre monde, comme séparé de son enveloppe charnelle, juste pour oublier cette douleur qui le harcelait continuellement l'empêchant d'être totalement lui-même.

Il voulait être libre et seul dans la musique, il y trouvait son refuge. Lentement, le jeune homme luttait contre cette grâce, cette mélodie si bouleversante. Il ne voulait pas craquer, il ferait tout pour parvenir à redevenir lui-même, comme avant. Ce Constantin si gentil et ouvert, qui ne se cachait pas derrière un sourire, qui savait se montrer tellement compréhensif, sans se cacher derrière une façade qu'il trouvait hypocrite. Il se détestait d'être comme cela, mais quelque part, avait-il seulement le choix ? Il n'avait pas envie de montrer sa peine et sa douleur à tout le monde. Il ne saisissait pas la gravité de cette peine, l'ampleur qu'elle avait au fond de lui et cette cicatrice protubérante qu'elle laissait derrière-elle.

Lentement, la mélodie disparaissait, emportant avec elle cette douleur, qui ne s'exprimait que sur ces cordes, qui la laissait jouée avec douceur. Son ami s'arrêtait et s'étirait en lâchant un gémissement. Ils se félicitèrent et la camarade partait rapidement, laissant Constantin ranger son instrument à son aise. La porte s'ouvrit derrière-lui, alors qu'il s'apprêtait à se lever. Il fut face à une personne.

« Bonjour. Tu cherches quelque chose ? »

Il l'observait et un sourire vint effleurer ses lèvres.

« Ou quelqu'un ? »
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Hélix MelvilleMembre
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MessageSujet: Re: Les cordes d'un violon sont solides; rares sont ceux qui se brisent [ft. Hélix] Mer 25 Juil - 15:10


Quand elle tourna son regard vers le miroir qui était accroché non loin d'elle, Hélix sentit que quelque chose clochait. Elle ne savait pas quoi exactement, mais à chaque fois qu'elle osait fixer son reflet, une lueur malsaine éclairait ses pupilles, chose qu'elle ne voulait pas assumer. Cette pointe de sadisme et de cruauté était présence depuis des années déjà, mais jamais elle ne s'était résolue à croire qu'elle était bel et bien folle. La jeune fille était parfaitement consciente que son esprit était embrouillé et qu'elle pouvait en effrayer plus d'un mais, jamais elle n'avait totalement compris comment elle pouvait faire fuir toutes les personnes qui osaient l'approcher, juste avec un regard. Non, elle ne l'avait jamais compris, ne le comprenait toujours pas et jamais elle ne le comprendrait. Refusant de voir ses yeux plus longtemps, elle tourna la tête et sortit de sa chambre sans un bruit.

La belle se balada un moment seule dans les couloirs de l'académie, profitant d'une journée de repos. Partout où elle se rendait, des coups d'oeil lui étaient jetés. Cependant, tous n'étaient pas remplis de méchanceté et de mépris, bien loin de là. Les quelques amis qu'Hélix avait réussit à se faire depuis son arrivée n'étaient pas toujours présent près d'elle mais, elle s'y était habituée. Depuis une dizaine d'années, les gens que l'étudiante côtoyait avaient l'habitude de l'éviter à certaines périodes, sans donner plus d'explications à la jeune fille. Au début, cette situation l'avait attristé mais depuis, elle avait compris qu'elle pouvait effrayée, sans pour autant savoir pourquoi exactement. Elle avait donc pris l'habitude d'être isolée, et remédiait à cela en entrant dans sa propre bulle. Pour y arriver, il lui suffisait de porter à ses oreilles ses écouteurs, de mettre en route son Ipod et de se laisser porter par la musique, ce qu'elle fit ce jour là.



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Quand elle reprit conscience de l'endroit dans lequel elle se trouvait, Hélix ne comprit pas tout de suite comment elle avait pu s'y rendre. En effet, la dernière chose qu'elle avait vu était la porte qui menait à l'extérieur de l'établissement, alors qu'elle se baladait avec sa musique préférée dans les oreilles. Elle était sortie de sa chambre dans le but de se rendre dans la petite forêt bordant l'académie et n'avait jamais eu l'intention de venir poser les pieds dans l'une des salles permettant aux élèves de s'exercer à la pratique de l'art. Cherchant à comprendre pourquoi elle était venue là, la jeune fille fit un tour sur elle-même lentement, tentant d'apercevoir un détail qui lui rappellerait le but de sa visite dans ce lieu.

Cependant, si elle ne trouva pas ce qu'elle cherchait désespérément, elle fit face à un groupe de trois élèves. Ces derniers étaient recroquevillés dans un coin de la pièce, recouverts de traces de peintures fraiches, des oeuvres d'art totalement détruites à leurs pieds. Hélix se précipita pour leur venir en aide mais, avant même d'avoir eu le temps de dire "ouf", les trois victimes avaient déguerpit en prenant leurs jambes à leurs cous et en poussant de grands hurlements de terreurs. L'étudiante ne comprit aucunement leurs réactions, et fut étonnée que trois jeunes hommes aussi costauds que ceux qu'elle venait de faire fuir aient pu avoir peur d'une si frêle demoiselle. Encore une fois, elle avait effrayé des gens sans comprendre ce qu'elle avait pu faire de mal, ce qui la blessa terriblement.

Hélix sortit de la pièce en tachant de garder la tête haute, mais les regards de bêtes apeurés que ses camarades lui lançaient lorqu'elle les croisait finirent par la faire craquer. Une larme coula le long de sa joue, et un sentiment de tristesse immense s'empara de son coeur. Elle se sentait seule, terriblement seule mais, elle terrorisait la plupart des personnes qu'elle croisait sans comprendre comment. Préférant d'isolée plutôt que de subir les regards terrifiés des élèves, la belle reprit son chemin vers une cachette tranquille et calme, et revissa ses écouteurs sur ses oreilles. Elle fut cependant surprise de la musique qui était en train de défiler, celle-ci n'étant pas du tout au goût de l'étudiante. Elle détestait par dessus tout ce qu'elle entendait, et ne se rappelait pas l'avoir mis sur son Ipod, et encore moins l'avoir enclenché pour pouvoir l'écouter. Ne cherchant pas à comprendre plus longtemps, elle changea la musique et repris sa route à travers les nombreux couloirs de l'académie.



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* Qu'elle est donc cette mélodie... On dirait du piano et.. du violon ? C'est beau !*

* Beau ? Tu trouves cela beau filette ? Pauvre fille, il faut vraiment que tu changes tes goûts.. Éloigne toi donc d'ici, c'est insupportable à entendre... *

* Laisse moi tranquille, tu n'existes pas alors tu ne peux rien entendre... Cette musique est magnifique, et j'ai envie d'aller l'écouter de plus près. Si cela ne te plait pas, tu n'as qu'à me laisser seule une bonne fois pour toute et partir définitivement !*

* Un jour tu seras à moi petite... Quand tout le monde te détestera, tu n'auras plus que moi comme compagnie... Profite donc de tes derniers moments de libertés, profites en... Va ! *



☻☻☻☻☻☻☻☻☻☻


Hélix ré-ouvrit les yeux et s'aperçut qu'un silence pesant régnait là où elle se trouvait. Elle était pourtant sûr et certaine qu'une longue et belle mélodie avait résonné dans les couloirs, ce qui l'avait attiré dans cette partie de l'académie. Pourtant, aucune note de musique ne semblait vouloir résonner autour d'elle, ce qui la chamboula une fois de plus. L'étudiante se demandait si elle n'avait pas imaginé la scène qui venait de se produire. Après tout, si elle étendait comme une voix dans le fin fond de son esprit, pourquoi ne pourrait-elle pas entendre de musique ?
Mais, la belle ne voulait pas croire qu'elle était folle à ce point, elle était sûre d'avoir entendue quelque chose. Elle tourna un peu sur elle-même en fixant les différentes portes qui se trouvaient autour d'elle, et se décida pour ouvrir l'une d'elle.



* Je ne suis pas folle.. Et même si personne ne se trouve là dedans, j'aurais au moins une pièce tranquille pour finir ma journée... *

Quand elle eut tourné la poignet, et qu'elle fut entrer dans la pièce, Hélix referma la porte juste derrière elle sans faire attention à qui pouvait bien se trouver là. Elle savait qu'elle ne craignait rien, et que dans le pire des cas, ce n'était pas elle qui serait prise d'une envie de fuir. Au moment où la demoiselle tourna la tête pour observer un peu la salle dans laquelle elle venait de pénétrer, elle se rendit compte qu'un jeune homme se trouvait là, au milieu du lieu. Elle l'observa un moment en silence, s'attardant sur la longue chevelure blonde de celui-ci. Elle aimait particulièrement les hommes aux cheveux longs, trouvant que cela leur donnait toujours un certain charme et une grande classe. Hélix aperçut alors l'instrument que le musicien avait entre les mains : un violon. Elle ressentit un certain soulagement en comprenant que pour une fois, il était probable qu'elle n'est pas imaginée une quelconque mélodie. Le jeune homme étant en train de ranger, elle fit un pas vers lui, se motivant pour aller lui adresser la parole. Elle n'aimait certes pas déranger un inconnu sans raison, mais cette fois, elle voulait être sûre et certaine que la musique qu'elle avait entendu provenait bien de cet instrument et non pas de sa tête.


« Bonjour. Tu cherches quelque chose ? »

Hélix ne dû pas se faire très discrète, car le jeune homme fut celui qui ouvrit la bouche en premier. En effet, la belle avait à peine eu le temps d'arriver jusqu'à lui, que ce dernier s'était levé. Il devait avoir eu l'intention de prendre le chemin de la sortie, mais l'étudiante venait de lui bloquer le passage sans réellement le vouloir. Elle sentit ses pommettes chauffer et rougir à cause du sentiment de gêne qui était en train de s'emparer d'elle. Habituellement, on ne lui adressait pas la parole ou on partait en courant mais pas cette fois. En réalité, Hélix ne se rappelait presque d'aucune de ses rencontres avec quelqu'un, ce qui la rendait d'autant plus mal à l'aise, ne sachant pas comment elle devait se comporter.
Avant même que l'étudiante ne puisse répondre quoi que ce soit, un sourire vint étirer les lèvres du jeune homme, et la demoiselle se sentit comme observer par ses yeux d'une étrange couleur.



« Ou quelqu'un ? »

Prenant son courge à deux mains, Hélix se força à ouvrir la bouche. Même si pendant quelques secondes aucun son ne réussit à en sortir, et que sa gêne augmentait de plus en plus, la belle fini par adresser la parole au bel homme, en plongeant son regard dans le sien, comme elle avait l'habitude de le faire avec ceux à qui elle parlait.


« Je euh.. Non pas exactement... J'ai cru entendre une magnifique mélodie provenant de cette pièce mais, je n'en suis pas totalement certaine. Comme je ne voudrais pas avoir l'impression d'être... folle et d'entendre des choses qui ne sont pas réelles... Je préférais venir demander pour être sûre. Alors... Est-ce toi qui jouait du violon il y a quelques instants ou... Ai-je rêvé ? »
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MessageSujet: Re: Les cordes d'un violon sont solides; rares sont ceux qui se brisent [ft. Hélix] Sam 4 Aoû - 0:05

Le belge tendait l'oreille alors que la demoiselle ouvrait la bouche. Il gardait un sourire amical sur les lèvres. Elle restait devant lui, mais de toute façon, il n'avait pas besoin de partir. Si elle se sentait perdue, il ne partirait pas comme un voleur. D'ailleurs, ce n'était pas dans ses habitudes.

« Je euh.. Non pas exactement... J'ai cru entendre une magnifique mélodie provenant de cette pièce mais, je n'en suis pas totalement certaine. Comme je ne voudrais pas avoir l'impression d'être... folle et d'entendre des choses qui ne sont pas réelles... Je préférais venir demander pour être sûre. Alors... Est-ce toi qui jouait du violon il y a quelques instants ou... Ai-je rêvé ? »

Constantin lui sourit un peu plus, un peu gêné tout de même. Il passa une main dans sa nuque, qui faisait volé quelques cheveux qui sortaient du nœud. Elle n'avait pas rêvé, il avait joué quelques minutes auparavant, mais il n'avait pas pensé qu'il jouait aussi fort... Ou quoi que, cela lui arrivait souvent lorsqu'il jouait des mélodies tristes.

« Non, tu n'as pas rêvé, je jouais bien une mélodie il y a quelques minutes. »

Ce n'était pas étonnant, il y avait quand même mit toute son âme. Son cœur, plutôt. Il n'avait pas fait attention au reste, tout n'avait été qu'une illusion, cette réalité qui frappait toujours en revenant sur « terre ». La larme qui avait coulé quelques secondes avant, avait sécher et l'irritait un peu, tirant légèrement sa peau. Pour ne pas paraître indécent, il passait sa main sur le visage. Doucement.

Il était vrai que parfois, Constantin jouait pour lui-même et non pour les autres. Il se sentait bien souvent égoïste, mais il s'enfermait dans cette bulle qui était incassable. Rien ne la brisait lorsqu'il était dans son élément musical, exprimant par le biais de son instrument ses sentiments les plus profonds. C'était comme cela qu'il avait connu... Pauline. Non, il ne fallait absolument pas qu'il y repense, pas maintenant.

« Il est vrai que je n'ai pas fait attention. J'ai peut-être joué un peu fort. Haha. »

Il lui sourit joyeusement, cachant avec peine sa gêne. Puis, pris d'un élan de folie, le jeune homme la regardait soudainement dans les yeux. Il lui fit un geste de s'asseoir à une chaise et retournait se réinstallé sur celle où logeait son instrument dans son boîtier. Il le ressortait, l'ajustait et le posait dans sa nuque.

« Comme tu as l'air d'aimer, je te propose d'écouter ce qui va suivre. Tu es prête ? »

Il attendit la réponse de la demoiselle, puis commençait la mélodie, tout doucement.


Progressivement, et très lentement, les notes s'emparèrent de tout son être. Paganini avait été l'un des premiers musiciens qui lui avait donner l'envie de jouer cet instrument. Son père écoutait très souvent du classique, ce qui l'avait mis immédiatement dans le ''bain''. Il se laissait envahir par la mélodie, douce et symphonique. Il espérait qu'elle ressente ces même émotions qui le submergeait. Non, il désirait vraiment qu'elle ressente ces émotions. Il y mettait tout son être, juste pour s'exprimer comme il l'avait toujours fait. Il ne savait pas pourquoi il avait voulu lui faire écouté cette mélodie, ces notes si bouleversantes qui prenaient tout au fond de son être. Il n'avait fait écouté cette mélodie qu'à une seule personne, une jeune fille, brune, aux yeux verts menthe à l'eau. Celle pour qui il n'avait pu résisté à ce charme... Destructrice. Comme la Mante Religieuse qui s'acharne sur le mâle après copulation. Oui, c'était vulgaire, très vulgaire, mais il avait une haine intérieure qui le rongeait sans cesse, petit à petit, au fond de lui.

Mais la situation était totalement différente, elle, elle l'avait découvert par hasard, en train de jouer ce morceau, tandis que la demoiselle face à lui avait été invitée à rester là et s'asseoir sur une chaise, juste pour écouter ce si mélodique morceau. Depuis le commencement, Constantin gardait les yeux fermés, laissant l'émotion l'envahir lentement. Les notes se rapprochaient, se distançaient, se rapprochaient, se distançaient, ainsi de suite. Cette mélodie, notes de bonheur, telle une bourrasque s'élevant dans haut ciel azuré en ce jour ensoleillé. Le jeune homme avait également un côté très poète, que personne ne soupçonnait, bien sûr. Le violoniste n'avait jamais vraiment pu se dévoiler, ni même dévoiler cette partie poétique de son âme. Jamais. Il n'avait jamais eu l'occasion, et peut-être que finalement, elle resterait profondément endormie, enfouie. Mais il avait également peur qu'on se moque, qu'on le traite de chiffon. Il vivait avec son père, avaient des finances plutôt modestes et ne faisait pas de folies. Sauf envie frénétique de rubans. Ah ça, les rubans, on pouvait dire qu'il en avait une panoplie.

Lentement, la mélodie s'estompait, s'évanouissait à travers la pièce. Elle s'arrêtait finalement, et ainsi, Constantin pu ouvrir les yeux. Brillant d'une lueur douce et sereine. Il offrit un sourire à la demoiselle.
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