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Quand on recherche la solitude... [Pv Léonid Cartagia]

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Hoshiyo KagamiMembre
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MessageSujet: Quand on recherche la solitude... [Pv Léonid Cartagia] Dim 10 Mar - 20:14

Une journée comme les autres : un soleil qui brille, une température moyenne mais pas terriblement froide, peu de nuage à l’horizon dans un ciel bleu et limpide… une solitude omniprésente au fond de moi, un sentiment d’incompréhension perpétuel, un désespoir qui prenait peu à peu de plus en plus de place dans ma vie… Je ne voyais plus les oiseaux qui chantaient dans cette étendue qui m’avait toujours fascinée. Je ne m’enthousiasmais plus autant face à ce que je nommais jadis mes « petites victoires quotidiennes ». J’avais de beaux points à l’école, je n’étais pas amoureuse, et tout se passait pour le mieux dans le meilleur des mondes. A d’autres. Je ne constatais presque plus dans ma vie que ces foutus défauts et tout ça à cause d’un mutisme que je n’avais jamais souhaité. Presque de quoi me faire sombrer dans la dépression. Je ne recherchais pas même la compagnie d’autrui. Pourquoi, alors que je savais déjà tout faire toute seule ? J’étais confrontée à cela à chaque instant et j’en avais presque tendance à me créer des amis imaginaires, gens qui m’écoutaient, et ce, même si je ne leur parlais pas avec des mots comme je voyais les autres le faire.

Je m’étais encore laissée divaguer dans les couloirs du collège, mais l’air si renfermé me rendait malade. J’aurais tant aimé revoir mes parents. Ma tendre mère me manquait tellement… Ma maison me manquait, aussi… J’en avais marre de cet endroit, marre de tout, marre de rien. Marre de ses couloirs que je voyais chaque jour, marre de ne jamais avoir que mes professeurs qui osaient me parler en connaissance de cause ( cela qui prenait tellement de place que je me demandais presque si je faisais peur aux autres ), marre de la monotonie de ma vie en ce moment. C’était à se demander si mourir y aurait changé quelque chose.
Descendre les escaliers, ouvrir la porte, constater que rien n’a changé depuis hier, respirer un bon coup, marcher lentement, détourner le regard… arriver dans un nouvel endroit que l’on a jamais visité, s’arrêter, sentir l’odeur des fleurs, les observer lentement. J’aimais les fleurs, j’aimais leur parfum plus que tout au monde. Aucunes ne se ressemblaient, elles étaient toutes uniques et c’était ce que je préférais chez elles. Une beauté qui reste pour moi éternelle, malgré la fanaison obligatoire pour tous et toutes. Voilà une chose que nous avions en commun avec ses végétaux : nous étions destinés à mourir avec souffrance ou non. Tout dépendait des autres. Nous ne sommes rien sans les autres et notre avenir dépend d’eux. Comme les roses pâles que j’observais avec désir par mes lentilles vermeilles, oui.
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Léonid CartagiaMembre
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MessageSujet: Re: Quand on recherche la solitude... [Pv Léonid Cartagia] Mer 1 Mai - 18:08

Solitude. Que veut dire ce mot, déjà ? Je ne sais plus. J’y suis tellement ancré, j’en ai tellement visité les profondeurs, qu’au final, j’en ai oublié son sens. Rester seul ? Aimer s’isoler ? Ne vouloir de la compagnie de personne ? Je ne sais plus. Mais il y a une chose que je sais, c’est que l’humain, hélas, ne peut pas vivre seul. C’est impossible. Tôt ou tard, il a besoin d’autres semblables. Cette condition humaine m’énerve au plus haut point. L’Homme a créé la société car il ne pouvait pas débrouiller seul, en tout cas, la plupart. Mais il a traité le cas comme une généralité, aujourd’hui, ceux qui auraient voulu vivre seuls ne le peuvent plus. Ceux-ci n’ont pas le choix, ils doivent obligatoirement suivre la loi du social. Ils sont forcément amenés à côtoyer d’autres personnes à un moment ou l’autre. Pour ça... Je hais l’Homme et la société qu’il a créée. Je hais cette société qu’il a voulu faire respecter à tout le monde. Pour rien au monde, je m’y familiariserai. Rien au monde.

Ce jour-là, j’étais descendu au jardin fleuri. Pour y écrire. Y laisser un peu une trace de ma vie. Que certains verront ou non. Tout dépend de la société, si elle juge utile de m’avoir remarqué ou non. Mais il y a très peu de chances. Parce que la société, c’est un groupe de personnes rejetant tout simplement « ceux qui ne sont pas comme eux ». Les gens « différents ». Foutaises. La différence, c’est vous qui avez créé cette notion, une notion inventée par l’Homme pour se rassurer parmi tant d’autres. Mais après tout, pourquoi me questionner sur le fait qu’ils me remarqueront ou non ? Je me fiche d’eux comme ils se fichent de moi. Après tout, je ne suis pas comme eux, je ne suis qu’un enfant marginal perdu dans le monde.

Assis au milieu des fleurs, les jambes croisées j’écrivais sur mon carnet de toujours.. L’inspiration était là comme jamais, ce jour-ci. Peut-être que ce sont les fleurs. Sûrement. Pourtant, nous sommes totalement opposés. Elles ne dépendent que des autres alors que moi, je peux vivre seul. Je ne dépends de personne. Je ne me suis jamais attaché qu’à ma famille. Ensuite, il m’est arrivé d’avoir des connaissances, puis qui ont disparues. En quoi ça m’a importé ? En absolument rien. Il y a eu aussi des personnes qui m’ont intéressé. Mais jamais dans un sens sentimental. Que je n’ai plus revues par la suite. Quel effet avait-ce eu dans ma vie ? Presque rien. Car il est toujours dommage de perdre quelqu’un que l’on aurait aimé voir de plus près, comprendre mieux. Mais au final, qu’est-ce que cela changeait ? Rien. Cependant...

J’aurais pu continuer à penser cela longtemps si je n’avais pas relevé la tête à ce moment-là. Sous mes yeux. Une marginale. Cela se voyait au premier coup d’œil, simplement à son air perdu dans la vie, mêlé à un sentiment apparent de ressentiment d’un vide. Je savais reconnaître tous ces signes, étant donné qu’ils se manifestaient sur moi-même. Les yeux rouges, une tenue peu commune... Aucun doute, elle n’était pas comme les autres. A vrai dire, j’avais même l’impression qu’elle était « comme moi ». Oui, pour faire simple, c’était ça. Une marginale perdue dans ce vaste monde. Je n’avais même pas remarqué que je m’étais mis à la fixer d’un air presque impressionné, bien que ce que je ressentais fût tout autre.


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