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regard, double tranchant [Pv. Sayoran R. Robin] (finit)

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Syrenn NicolasMembre
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MessageSujet: regard, double tranchant [Pv. Sayoran R. Robin] (finit) Jeu 18 Juil - 13:04

Qui l’aurait cru. Syrenn savait cette option possible mais dans un établissement il y avait des limites à ne pas franchir. Oui, il existait bien des imbéciles en ces murs. Quels abrutis demanderaient au jeune homme de les retrouver dans un endroit aussi stéréotypé que l’arrière d’un centre sportif. Au passage, il était bon de préciser qu’il avait dû offenser un ou deux d’entre eux hier. Mais après tout pourquoi pas une ruelle sombre ou hangar abandonné. L’allemand n’aimait pas se rabaisser à se battre. Ceci ne signifiant pas qu’il avait refusé l’invitation. Un rendez-vous fixé à 14H20 auquel il ne se rendrait bien évidemment pas. Dans ce genre de situations, on n’appelait pas cela une fuite mais une esquive temporaire de conflit futile. En plus il devrait raccourcir son « rendez-vous » ? Et puis quoi encore. Il était alors en marche vers la direction opposée et plus précisément vers le café de la place. Regrettablement il n’avait pas tout à fait finit l’ouvrage mais l’avait tout de même pris avec lui. Dans le cas où l’intérêt ne serait plus suffisant il pourrait alors le rendre. L’œuvre semblant connue il ne lui serait pas particulièrement dur ne serais-ce que de le commander dans ce cas. Comme décrit par l’étudiant, c’était plutôt sombre et révélait quelques détails possibles sur la personnalité de celui-ci. A présent Syrenn se demandait si Sayoran ne tirait pas sa science et sa rhétorique d’un esprit formaté par des lectures de ce genre. Un esprit artificel ? Si c’était vraiment le cas il était étrange que l’allemand n’en ait rien vu. Ce genre de lectures n’était pas de celles qui convoitait le plus car bien en dessous des essais philosophiques mais il disposait tout de même de bases suffisantes. Arrivé sur la place, il la balaya du regard à la recherche de la personne qu’il devait y rencontrer. Sans résultat, il s’assit à une table commençant à prendre quelques notes sur la situation dans un petit carnet. Son écriture manuscrite était illisible et lui avait posé pas mal de problèmes dans sa scolarité. Il aurait pu tout simplement abandonner le manuscrit pour se reporter sur le tapuscrit mais le sentiment du stylo entre ses doigts et de la plume glissant sur le papier créait encore un frisson en lui qui ne le quittait définitivement pas. Il en venait à chérir d’avantage les brouillons que ses œuvres un fois complètes ce qui lui semblait tout à fait naturel. A l’entente de son nom, Syrenn releva le nez. 


« Toi aussi ton cours a été annulé ? Je peux m’asseoir avec toi ? »


Morgan, rencontrée il y a trois jours devant une salle de classe. Le jeune homme avait prélevé des informations sur cette fille à tel point qu’elle était maintenant sans surprise. Cas particulièrement atteint d’une pathologie très inquiétante appelée naïveté excessive. Il avait appelé ce stade « Syndrome du wonderland ». Celui-ci se caractérisait aussi par une énergie débordante, une exposition de ses faiblesses ainsi qu’un optimisme à la limite du ridicule. Des personnes généralement très sociable et qui à la maternelle déjà avaient partagé leur premier gâteau. Syrenn n’était pas particulièrement contre la gentillesse bien qu’elle soit la plupart du temps la source d’une attente particulière. Quand celle-ci était désintéressé plus que troublant cette compétence avait la particularité de mettre mal à l’aise.  Avant dernière place dans l’estime humaine et en outre cas désespéré. Personne si extrême qu’il faudrait qu’il abatte quelqu’un juste sous ses yeux en précisant que les personnes ne sont pas « gentilles » pour que celle-ci gagne une ou deux places. Tentant mais il n’avait aucun intérêt à faire ça. Les conséquences seraient embêtantes. Peut-être agirait-il de la sorte lorsqu’il aurait fait tout ce qu’il désire. 


«A vrai dire, j’attends quelqu’un.»


Le jeune homme savait d’avance que c’était inutile et la réponse résonna dans sa alors que les cordes vocales de la jeune fille s’agitaient. 


«Un ami ? Je me demande quel genre de personnes tu fréquentes. Tu nous présentes ?»


Un mot cassant suffirait à la faire partir mais l’allemand hésita. Comment Sayoran réagirait-il face à un cas pareil ? Peut-être connaissait-il le genre ou comme Syrenn à sa rencontre avec la jeune fille frôler l’infarctus.  Il ne serait pas dur de la faire partir en temps voulu. Les sujets étaient particuliers, le cadre favorable, l’expérience était intéressante. Le jeune homme y mettrait bien sur son grain de sel pour contrôler la situation. Quelque chose lui disait que la rencontre ne serait pas dénuée d’intérêt



« Pourquoi pas, quelque chose à boire ? »


14H ? 13H30 ? le jeune homme se savait à l'heure mais peut-être aussi en avance. Sa montre, il n'en avait pas. 
 


Dernière édition par Syrenn Nicolas le Ven 9 Aoû - 0:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: regard, double tranchant [Pv. Sayoran R. Robin] (finit) Ven 19 Juil - 2:35



Le regard, reflet de l'âme ?
Pourquoi y aller dans la dentelle ? Sayoran savait parfaitement ce qu'il fallait faire et n'irait certainement pas de main morte. De plus, comment rater un rendez-vous qui pourrait être plus qu'intéressant pour une fille facile ? Tiens donc... Comme si il allait se priver de quoi que ce soit. Il n'était pas fan des filles faciles, mais si elle le cherchait, elle trouvait bien évidemment et la sortie vers la réalité serait brutale. Son regard hétéro-chromique se plongeait dans ce regard verdoyant, puant la fausse innocence. Ce devait être interdit par la loi de faire semblant d'être pur et immaculé de toute autre chose pas catholique du tout. Sayoran affichait un regard inexpressif, mais au fond il était dégoûté. Pourtant, il avait envie de gagner, il avait envie de pouvoir se sentir dominant.

« Je sais ce que tu veux. »

Finalement, il n'y eut pas besoin de plus à dire, au vu du regard de la demoiselle qui changea brusquement. Il n'avait pas de temps à perdre, même si il s'était rendu à l'avance là où il devait être avec elle. Émerger, s'engouffrer à nouveau dans la réalité et se relever. Sayoran s'habillait rapidement, restant dans l'élégance, de son habituel costume gris et noir. La jeune femme se relevait du lit, le regardant, outrée.

« Tu pars déjà ?! »

Resserrant sa cravate, il se retournait, un sourire cruel sur les lèvres. Si il pouvait paraître plus effrayant, la demoiselle déjà pâle serait devenue cadavre, en fait. Sayoran n'avait pas vraiment envie de ne pas être à l'heure, chose tellement insupportable. Il ajustait pour dernier geste sa veste, qu'il retroussait les manches. Élégamment, bien sûr.

« Pourquoi rester avec toi, lorsque je peux encore profiter des autres ? Tu n'es pas la seule que je vois, ne prends pas tes rêves pour des réalités. C'est dangereux. »
« T'es un salaud ! Tu mériter-... ! »

Il refermait la porte de la chambre derrière lui en soupirant. Elle l'avait cherchée, non ? Il ne culpabilisait pas, il n'en avait rien à faire de cette fille qui se laissait berner par Sayoran. Le jour où une fille sera gentille avec lui sans penser à autre chose que de se le mettre dans le lit, là ce sera certainement différent... Quoi que, il serait tout de même aussi salaud quelque part. Un jeu où elles tombaient toutes sans exception, sans parler des garçons. Il levait les yeux au ciel et se dépêchait à rejoindre son prochain véritable rendez-vous. Il n'était pas trop tard, juste treize heure trente. Une très bonne heure pour arriver pile à la place. Chose qui arriva très rapidement. Il aperçut alors son rendez-vous intriguant accompagné d'une demoiselle au sentiment bon vivant... Ah pitié, pas une de ces filles qui vous tombe dans les bras dès un bonjour distingué. Il s'approchait en souriant, ce genre de sourire mystérieux qui charmait en un instant. Cependant, ce fut plus machinal qu'autre chose.

« Bonjour, Syrenn. Mademoiselle. »

Pile à ce moment, l'horloge de la place sonnait les quatorze heures. Alors ? Qu'avais-je dis ? Sayoran détestait ne pas être à l'heure. Il s'installait à la table, empruntant une chaise de la table à leurs côtés qui était libre. Il croisait les jambes et se tournait vers la demoiselle.

« Sayoran, enchanté. »

Sans subtilité, la demoiselle se présentait. Sayoran se tournait alors vers Syrenn, lui souriant comme si il disait ouvertement « Ne cherche pas la bête là où tu le trouveras pas. Je t'aurais peu importe comment. ». Il chassait bien vite ce regard, et se positionnait à l'aise sur la chaise où il était assit.

« Comment trouves-tu l'ouvrage ? »






HRP : Par respect, je te laisse le privilège de jouer ta pnj. :]
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MessageSujet: Re: regard, double tranchant [Pv. Sayoran R. Robin] (finit) Ven 19 Juil - 9:43

 Un nouveau joueur avait rejoint la partie. Du moins, c’était ce qu’on pouvait voir en apparence. Ce combat n’était bien sûr pas celui de Morgan. Il aurait été surprenant qu’elle réalise son intérêt dans l’affaire. La raison pour laquelle Syrenn l’avait au final invitée à sa table était obscure ou paraissait simplement  comme une marque de politesse. Il ne tomberait pas dans le piège de l’innocence. Qu’en serait-il de son invité ? Lorsque celui-ci rejoint la table, les présentations furent rapides. Très vite le jeune homme croisa le regard de l’étudiant. Son expression aussi courte fût-elle eut un effet directe.  La présence d’un élément surprise à table ne semblait pas le ravir bien qu’il eut l’air confiant. Cet élément lui échappa, Syrenn sourit. Un sourire indiquant clairement « si ce n’était que ça ». Le temps de se débarrasser de cet air amusé, le jeune homme tendit la carte à Sayoran. Morgan avait déjà demandé un thé et lui un café.
 
« S’il y a quelque chose qui te tente, n’hésite surtout pas. »
 
Parlait-il bien du menu de la carte, à ce moment il n’y avait pas suffisamment d’indices pour prouver le contraire. La jeune fille regarda L’allemand. Quelle drôle de façon de sourire elle cherchât un mot auquel l’associer et retomba sur « sucré ». Elle n’imaginait pas ce qu’il pouvait y avoir derrière. S’il souriait ça voulait dire qu’il était heureux non ? Morgan l’avait déjà vu sourire mais d’une façon plus citadine ou plus « civique ». Elle-même sourit ravie de pouvoir être complice du bonheur de son camarade. Elle se sentait malgré tout étrangère car ne voyait pas de quoi les deux personnages parlaient. Elle tint donc sa langue un moment.
 
« Je dois dire que c’est assez particulier mais que il n’a jusque-là pas manqué de me divertir »
 
Syrenn attendait mais ne voyait pas réagir la jeune fille. Voilà qui était étrange. Pourquoi se tairait-elle ? Comment pourrait-elle garder le silence ? Face à une situation improbable venait un comportement inattendu. L’allemand devait changer cela, l’inviter dans la conversation. Serait-il possible qu’elle ait lu ce bouquin ? Probablement pas. Le jeune homme admira Morgan jusqu’à ce que leurs yeux se rencontrent. Embarrassée elle se tourna dans la direction opposée. Pourquoi la regardait-il ainsi. Il savait qu’elle voyait déjà quelqu’un. Il fallait décidément qu’elle arrête de se faire des films.  Cette fois face à elle Sayoran dont elle perçut les yeux comme une échappatoire autant qu’une curiosité maladive. Elle s’extasia se rapprochant pour en avoir une meilleure vue.
 
« Tes yeux… C’est héréditaire non ? De qui les tiens-tu ? »

 
Que le spectacle commence. Syrenn espérait simplement ne pas être déçus. Combien de temps mettrait son invité à se rendre compte que cette personne était hors de sa portée comme de celle de quiconque. Un modèle d’innocence et d’optimisme inconcevable. Une contradiction directe avec ce que l’allemand avait lu dans cette œuvre signée Lovecraft. Une voie souffla dans l’esprit du jeune homme. Connais-tu Voltaire ? Ou devrais-je dire son personnage éponyme à la plus grande renommée. 
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MessageSujet: Re: regard, double tranchant [Pv. Sayoran R. Robin] (finit) Dim 21 Juil - 3:45



Le regard, reflet de l'âme ?
Les présentations furent éclair. Sayoran ne détestait pas se présenter, mais il trouvait que de toute façon, il ne la rencontrerait qu'une seule fois et ensuite, ils s'oublieraient. A quoi cela servait-il qu'il se présente en long et en large pour une personne qu'il ne fréquentera pas ? Peu importe, ce n'était pas elle qui l'avait invité, mais le jeune homme en face de lui, qui l'observait en souriant. Un regard qui devint étrangement expressif. Il le cherchait bien, très bien même. Le temps de chasser cet air amusé sur le minois de l'allemand, il lui tendit la carte. La phrase semblait être à double sens, vraiment. De ce qu'il avait pu entendre, Sayoran, relevait les yeux sur Syrenn. Il lui sourit, carnassier, déjà prêt à le dévorer. Il observait la carte, attentivement. Il hésitait entre un thé et un café. Son regard se stoppait sur un breuvage bien de chez lui et il ne pu s'empêcher de relire le nom plusieurs fois. Le prix était bien correct, ce n'était rien d'autre... Que ça.

« Un irish coffee... Cela fait bien longtemps... »

Il déposait la carte sur la table, levait la main en commandant son irish coffee et reprenait sa pose contre le dossier de la chaise. Il sourit à la phrase de son interlocuteur, en ne prêtant aucune attention à celle qui était à ses côtés. En fait, même si elle s'incrustait dans la conversation, elle se perdrait, n'est-ce pas ? Son irish coffee commandé et apporté, il en but une gorgée en fermant les yeux. Oui, cela faisait bien un sacré moment qu'il n'en avait plus goûté. Il était d'ailleurs bien étonné qu'on puisse en commander dans ce pays, il ne s'imaginait pas un jour en commander au Japon. Mais soit.

« Tu m'en vois ravi. Lorsque tu l'auras terminé, je te prêterais celui que je lisais à la bibliothèque, ainsi que d'autres ouvrages de l'auteur Edgar Alan Poe, si tu le désires. »

Il appuyait sur le dernier mot. Désirer. Il tournait le regard après un instant, observant autour de lui, avant de se tourner vers deux yeux qui l'observaient, fascinés. D'un geste machinal, il reculait légèrement la tête, puis sourit. Il ne détestait pas parler de lui, mais il ne parlait pas de sa vie. Cela n'avait aucun intérêt pour les autres. Ou plutôt dire qu'il en avait honte. Pas de ses Mères, mais de sa génitrice. C'était pour cela qu'il cachait ces yeux bruns ? Pour oublier qu'il avait un père qui errait dans la nature, sans doute père de famille et marié à une belle femme ? Cela le dégoûtait, obligatoirement. Son fils caché était né, avait vécu et reste toujours autant honteux d'avoir été un accident. Il soupirait et se rapprochait d'elle très légèrement, lui laissant l'espace vital nécessaire. Il avait eu son lot de plaisir, et il n'allait pas non plus courir après elle, alors que, comme cité plus haut, il ne la verrait qu'une seule fois.

« Ce ne sont pas mes vraies couleurs. Ce sont des lentilles. » , il se repositionnait, en regardant Syrenn, puis la demoiselle, « En réalité, j'ai les yeux bruns. »

Il ne dirait rien de plus, rien de moins. C'était juste satisfaisant comme réponse. Il buvait une nouvelle gorgée de son breuvage, en observant Syrenn. Ce regard était moins intense, c'était comme si il regardait quelqu'un, en fait. L'allemand semblait-il intrigué, ou juste attentif à ce qu'il se passerait ? Sayoran laissa échapper un petit rire, puis bu encore une fois.





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MessageSujet: Re: regard, double tranchant [Pv. Sayoran R. Robin] (finit) Mar 6 Aoû - 8:21

Si Sayoran semblait avoir compris le jeu auquel l’allemand se portait, il n’en demeurait pas moins insensible. Il ignorait l’intervenante comme un adulte après avoir été à l’écoute de son premier enfant au moindre pleur ferme deux portes pour le second dont les cris l’agacent effroyablement. Cibler son attention, cribler sa carapace. De telles pensées en venaient même à surprendre son auteur. Pourquoi de délectait-il tant de chacune de ses réactions. Ce pouvait-être un personnage intéressant comme un caractère que son esprit chercherait à embellir dans l’espoir de trouver un compagnon de jeu. Oui, ce devait être le rôle de l’élément perturbateur. Un diagnostique profond d’intérêt. Un point de vue ne pouvant être influencé par des pensées parasites. Morgan ne choisissait pas ses fréquentations, elle les décortiquait toutes de la même façon. Seule la réaction des personnages pouvait varier. Elle n’était pas de celles qui s’adaptaient.
Maintenant venait sa commande, un soupçon de spéculations tangibles ne menant pas à grand-chose mais ne pouvant être laissé de côté. Voilà un moment déjà que Syrenn ne détachait plus ses yeux de l’étudiant. Mêlant au comportement de celui-ci, Morgan devenait un fantôme chuchotant des mots qui paraissent inaudibles et auxquels on ne souhaite répondre. Edgar Allan Poe, cet auteur était loin d’être inconnu au bataillon. Ce genre d’ouvrages sur lequel on vous fait prêter serrement alors que beaucoup viennent de découvrir que dans ces choses reliées et couvertes se trouvent des mots qu’il a fallut assembler en phrases. L’allemand n’appartenait pas à cette population mais n’en état pas très loin par son opinion de cet auteur Français. ‘’Le Horla’’ tel était le nom de la nouvelle qu’il avait bu jusqu’au dernier mot. Une déception sans pareil dans son palmarès. L’histoire d’un fou qui brule sa maison. La ponctuation, jusqu’aux verbes choisis l’horripilaient. Un verrou dans son cerveau dont la clé s’est volatilisé. Le mot ‘’désirer’’ était particulièrement accentué et rentrait dans le contexte de leur jeu verbale à la limite de la perversion. Le placer suite à cet auteur n’était surement pas la meilleure chose mais Syrenn était ben mal placé pour commencer à critiquer les goûts littéraires de ce personnage. Un hochement de tête léger ainsi qu’un sourire fît cette fois office de réponse.
Morgan s’exprimait à nouveau. Le rythme cardiaque du jeune homme diminua comme si une respiration plus silencieuse que celle déjà inaudible lui fournirait une meilleure analyse. Une flemme montait en lui. Elle ne posait pas les BONNES questions ! Certes il y avait l’intérêt du secret. Cacher des yeux bruns, pourquoi ? Un effet de style, c’aurait pu être le cas mais pas dans cette situation précise. Ce trait ne correspondait pas au personnage. Pour alimenter une conversation intéressante, le hasard serait une arme inefficace. Alors que Morgan finissait la dernière goutte de son thé, Syrenn prit son poignet. Ses pulsations cardiaques furent peut-être perceptibles à ce moment là. Rapides, incessantes, réclamant quelque chose insaisissable à l’instant.
« N’avais-tu pas quelque chose de prévu ?»
Leurs yeux se croisèrent. La naïveté n’avait rien à voir avec la stupidité et cette expression elle l’avait comprise. Elle était la bienvenue, maintenant, elle gênait le fil de la conversation. Ce pouvait de même être un moyen de lui épargner une discussion dans laquelle elle ne pourrait pas placer un mot. Dans tous les cas, le message était passé. Elle saluait et disparaissait à l’autre bout de la place. Ne restait alors que les deux personnages comme isolés dans une bulle infranchissable. La donne avait changé, Syrenn voulait changer de stratégie, jouer cartes sur table. Doucement, il porta son café à ses lèvres, humant le doux parfum d’un pur arabica. Il reposa la tasse dans la soucoupe avant de la déposer sur la table.




« Je dois dire que je ne tiens pas E. Poe dans mes auteurs favoris mais sommes nous vraiment là pour parler de littérature ? »
Plus franc aurait été difficile. Quand on jauge une personne, il est facile de comprendre quand celle-ci fait de même. Le jeu continuait, la tournure changeait, l’enjeu restait le même.
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MessageSujet: Re: regard, double tranchant [Pv. Sayoran R. Robin] (finit) Mar 6 Aoû - 21:22



Jouer avec le feu ? Mon passe temps favoris.


Cela devenait étrange, entre les deux garçons. Une situation presque étouffante, mais que Sayoran appréciait tout particulièrement. Non pas qu'il aimait qu'on l'épie ou autre chose du genre, mais l'atmosphère en elle-même était... Agréable ? On pourrait très bien le traiter de masochiste, de fou... mais Sayoran était ainsi. L'irlandais passait une main dans ses cheveux après avoir reposer sa tasse. Il sentait les questions affluer, mais elles ne vinrent pas à lui. Au contraire, Syrenn demandait si la demoiselle n'avait rien de prévu à cette heure. Sayoran détournait son attention sur elle, l'observant quelques secondes avant qu'elle ne se lève et les salue. 

Le rouge reprenait une gorgée de son irish coffee tout en réfléchissant. Il ne restait plus qu'eux et il finirait par dévier le sujet des bouquins sur autre chose. Quelque chose de plus intéressant. Ce qui arrivait bien évidemment. Les yeux hétéro-chromatiques de Sayoran s'écarquillèrent. Il n'avait pas prévu qu'il jouerait franc-jeu sur le coup, mais cette expression de surprise s'effaçait pour laisser place à un regard amusé. Il posait la tasse sur la table en joignant ses mains sur la table, voûtant son dos. Il n'avait pas lâcher du regard l'allemand. 

« Est-ce qu'il t'est déjà arrivé de ressentir quelque chose qui se rapproche de l'amusant, au point que tu en sois euphorique, poussé à son paroxysme ? L'impression que que plus tu discutes et plus tu as envie de bousculer les choses, une envie telle que tu ne peux la contrôler ? »

C'est qu'il lui arrivait. Syrenn était un personnage intriguant, comblé de mystère et le cerner était devenu un jeu malsain auquel il se prêtait volontiers tout en sachant comment réfléchir aux actions données. Il n'était pas assez idiot pour tomber dans un piège pareil, c'était carrément le prendre pour un imbécile. Maso peut-être, con certainement pas. Son sourire s'élargit un peu plus, alors qu'il bougeait légèrement. 

« Tu cherches à me cerner, tu veux trouver la faille. Je t'intrigue à ce point ? Tu m'intrigues encore plus. Si tu veux réellement trouver la faille qui subsiste en moi, va plus loin encore. » 

Pousser le vice, même si au final il n'y ne risquait pas de l'obtenir, il s'en foutait. Le jeu était tellement amusant...





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MessageSujet: Re: regard, double tranchant [Pv. Sayoran R. Robin] (finit) Mar 6 Aoû - 22:30

 Une surprise ? Peut-être pas. Malgré son expression il était évident que l'étudiant s'était lancé sur la même pente sinueuse que l'allemand dès leurs premiers mots. Un jeu particulièrement malsain commun aux deux personnages. Des arrières pensées, des faux regards la mise embouché venait de finir. La franchise, un échange plus ou moins équitable visant à démunir l'autre contre tout ce qui pouvait suivre. Un conflit de puissance ?il devait y avoir quelque chose de semblable dans l'air. Dans tous les cas, la remise soudaine de Sayoran n'était pas si intrigante qu'elle en avait l'air pour Syrenn. Mots posés, rideau baissé le vrai spectacle commençait.


 L'allemand détaillais déjà les moindre mouvements de cette œuvre d'art que devais représenter Sayoran. Que se soit la courbe de son dos en opposition avec toutes les fois où il avait pris la peine de se redresser ou encore ses mains sur la table comme pour dévoiler son jeu. Le langage corporel trahissait bien des choses.  Celui employé par Syrenn était tout aussi significatif. Le dos contre le dossier de sa chaise, le jeune homme croisa les jambes. Les doigts entrelacés et le corps droit, une étincelle vint combler le regard du jeune homme comme si celui-ci avait été vide jusqu'à présent. Un sourire satisfait fît son apparition, le masque retombait. C'était là une description presque complète de ce que pouvait ressentir l'allemand au plus profond de ses pensées. Ne manquait que l'angoisse et la suractivité cérébrale. L'euphorie, elle, était bien présente. 

" C'est une description particulièrement précise. Je ne suis pas certain de pouvoir affirmer ce sentiment. Mis à part si l'anxiété fait partie de ces "symptômes.""




Ce départ n'était pas des plus estivales. Syrenn s'attendait maintenant à plus, à bien plus et l'anxiété était celle d'être déçus par ce personnage si intriguant. De s'être attardé pour un rien. De frôler la folie pour une personne n'en valant pas la peine. Ces derniers mots échangés ressemblaient alors à une conversation sentimentale entre filles. Maintenant venaient les mots qui bousculaient à nouveau la conversation. Il était un sujet d'intrigue ? Peut-être bien mais juger la fascination d'une personne était bien risqué lorsqu'on ne s'était pas encore glissé dans sa tête. Étudiant chaque  mots dans tous leurs sens possibles, l'allemand en sortait plus amusé encore. 




"Il est encore un peu tôt pour en juger tu ne crois pas ? Je ne serais peut-être pas à même de remplir tes critères d'intérêt. Contrairement à ce que tu peux supposer, je ne cherche pas particulièrement à dénicher tes faiblesses mais qu'importe, la réel valeur doit-être la satisfaction d'avoir pu aller au bout de ses espérances. Je dois cependant reconnaître que l'évocation de cette faille est digne digne d'intérêt. Son exploration est une étape de plus dans cette observation. "


Toujours attentif, aux aguets, la curiosité de Syrenn le consumait sans répis alors qu'une autre initiative jusque là laissée sous terre refaisait son apparition au centre de la conversation. 
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MessageSujet: Re: regard, double tranchant [Pv. Sayoran R. Robin] (finit) Jeu 8 Aoû - 0:26



Jouer avec le feu ? Mon passe temps favoris.

Sayoran aimait la tournure que prenait la conversation. Il se sentait... « Joyeux ». Le stade de l'euphorie où le cœur s'accélérait, où même le rhum blanc dans son Irish coffee n'avait pas le même effet. D'accord, il y contribuait, mais cet état qui atteignait son paroxysme était plus affolante que d'atteindre le ciel, se faire secouer par des spasmes physiques. Oui, il en était presque à perdre le contrôle de son propre corps. Fou ? Une qualification qui définissait Sayoran. Il n'y avait aucun doute, c'était plus trippant que les effets de la drogue, il appréciait ça.

Il sourit alors en se repositionnant contre le dossier de sa chaise. Bien que là-dessus, ils étaient différents, mais si inconnus. Sayoran était un adolescent adulte traîté comme morceau de viande. Depuis petit il n'avait jamais été proche des autres, toujours à se poser des questions sur le véritable amour, sur ce que cela signifiait être « Heureux » et là, rien qu'à discuter avec Syrenn, il avait éveillé en lui ce sentiment, cette émotion perturbante qu'était l'euphorie émotionnelle.

« Je ne sais pas exactement, je n'ai jamais ressenti ça avant. »

Il jouait franchise à son tour, déplaçant son regard, effaçant son sourire euphorique. Il replaçait son regard sur Syrenn, croisant les jambes de manière séductrice. Comme si il cherchait à ce qu'on le regarde avec ces yeux avides, dégageant une lueur lkubrique rien qu'à poser son regard sur lui. Il ne le cherchait pas vraiment, c'était simplement sa façon d'être. Un rouge-gorge, à la voix cristalline, chantonnant sa beauté au travers des forêts. Il sourit en fermant les yeux, admettant que sur le coup, il s'était précipité. Il sourit de toutes ses dents, les yeux toujours clos alors que l'allemand utilisait un jeu de mot très intéressant. Leur sens signifiait bien des choses.

« Tu aimerais explorer ? Il va falloir que tu cherches, encore. Je ne peux t'avouer cela de moi-même, c'est à toi d'aller chercher au plus profond de moi. »

Il ouvrait les yeux sur Syrenn, prêt à observer sa réaction, alors qu'il cherchait encore le vice là où ça ne pouvait se limiter. Il n'irait pas au-delà de ce vice, sauf si Syrenn voulait vraiment pousser à bout. Ce qui était certainement fort probable.

« J'admets qu'il est trop tôt pour juger. J'avoue m'être précipité. Même si tu ne peux remplir mes critères « d'intérêts », n'avoues-tu pas que la situation est intéressante ? »







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MessageSujet: Re: regard, double tranchant [Pv. Sayoran R. Robin] (finit) Jeu 8 Aoû - 8:57

 Le jeune homme se sentait à présent comme un enfant au musé. Un petit être découvrant une partie de l'univers encore jamais dévoilée. Un enfant faisant quatre fois le tour d'une vielle statue avant de vouloir braver l'interdiction et de sentir son contact. Un toucher orphelin à l'écart des regards car Syrenn l'avait compris. Les phrases habilement et volontairement tournées de telle sorte qu'on les interprètes d'une manière toute autre. Sayoran avait effectivement bien plus à offrir et l'exprimait à la perfection. L'atmosphère continuait d'évoluer maintenant l'allemand  sur ses appuis. 



Les pensées qui hantaient son esprit avaient atteint un nouveau cap. Toujours moins morales et intéressées, l'intellect n'était plus la seule chose au centre des préoccupations. Cette nouvelle option était désormais envisagée par le jeune homme qui ne se sentait pas près à remonter la pente qu'il avait entreprise de descendre avant d'en avoir touché le fond. Ce n'était pas un mystère depuis ce jour à la bibliothèque, l'étudiant était bien son genre. Il n'arrivait cependant décidément pas à le cerner. Tantôt sentimental et presque vulnérable, il remontait aussitôt sur une estrade comme jouant à chat. Deux souris et deux chats pour 2 seuls personnages. 



Suite à cette nouvelle allusion, un sourire se glissa à nouveau sur les lèvres de Syrenn qui décrocha la jambe qu'il avait perché quelques instants plus tôt. Positions à nouveau interverties, il posa ses coudes sur la table et avança l'un de ses pieds. Venant à la rencontre du pied de l'étudiant encore raccroché au sol, le jeune homme lançait un assaut après maintes réflexions. 



" je suppose qu'il n'existe qu'une clé pour ouvrir cette boite de Pandore."



Les mots suivant étaient tout aussi rafraichissant et le jeune homme prenait plaisir à répondre. Si Syrenn se délectait du caractère et des réactions de l'étudiant, il trouvait tout aussi amusant que l'on recherche chez lui le secret qui n'existe pas. C'eût put sembler déroutant mais l'attitude du jeune homme était au plus souvent particulièrement honnête. L'avantage de créer un mystère où il n'y en avait pas était de détourner de celui pouvais vraiment être digne d'intérêt. 



" Plus qu'intéressante, fascinante. Comme tu l'as si bien précisé, je ne connais pas tes "critères d'intérêts" tout comme tu n'as pas l'air de comprendre r les miens. Sans cette évidence, tu serais conscient de ce qui attise ma curiosité en toi. Je me délecte pour ainsi dire de chaque seconde passée en ta compagnie. Quoi que je ne sois pas certain de l'aspect "sain" de cette conversation. Ce ne doit pas être un problèmes malgré tout. Je me trompe ?" 
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MessageSujet: Re: regard, double tranchant [Pv. Sayoran R. Robin] (finit) Jeu 8 Aoû - 13:46



On s'enflamme, et on finira par brûler nos ailes.

La sensation du pied étranger qui venait à la rencontre de celui de l'irlandais ne le surpris pas, mais cela lui décrocha un frisson le long de l'échine. Un touché subtil et pourtant si démonstratif. Les yeux de Sayoran s'illuminèrent, alors qu'un nouveau sourire vint étirer ses lèvres. Il admirait totalement la beauté de cette pose qui lui donnait envie de finir ce petit jeu, mais il persistait. Il avait envie de le bouffer. Littéralement. Le regard de Sayoran devint plus intense encore, alors que Syrenn lança une phrase pleine de sens. Il bougeait finalement, se penchant sur l'allemand tout en gardant une certaine distance. C'était histoire que son regard vairons se laisse entrer dans ces iris fascinantes. Une main sur la table, il la laissait glissée de face à Syrenn vers lui, un geste significatif, démontrant son envie qui prenait l'espace de ses pensées. Il ne devait aucunement perdre le contrôle, il finirait par devenir fou. 

« Il y en a une, en effet. Et je ne te cache pas que l'envie que tu ouvres ma boîte de Pandore domine mes autres pensées. » 

Un presque murmure cité sur un timbre de voix séductrice, voire sensuelle. Les ongles manucurés de l'irlandais s'agrippèrent sur la table, alors qu'il ne lâchait pas l'allemand du regard, ce sourire étiré persistant. 

Les mots prononcés par Syrenn, terminés par une interrogation furent comme une douche bouillante sur Sayoran. Déjà qu'il brûlait de l'intérieur, là c'était devenu un magma en fusion. 

« Nous sommes deux à nous délecter de ces secondes. » Il se repositionnait, tout en prenant une dernière gorgée de son irish coffee, « Ce n'est aucunement un problème, je l'admets. » 

Reprendre ses esprits, quelque chose d'extrêmement difficile, puisqu'il était déjà en ébullition. Son sang battait dans ses poignets. Un instinct animal qu'il pouvait contrôler si bien d'habitude, hurlait à ressortir pour faire de Sayoran la bête qu'il était au fond de lui...



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MessageSujet: Re: regard, double tranchant [Pv. Sayoran R. Robin] (finit) Jeu 8 Aoû - 14:41


Le long de la nuque du jeune homme, des frissons. Un contact très significatif. Un curant rompu par la semelle de la chaussure en travers du toucher pur. Un souvenir effleurait les pensées de l'allemand. Leur seul réel rencontre physique, une échange de poignée à la bibliothèque. L'étudiant n'exprimait aucune marche arrière, la limite était franchie et Syrenn ne se pensait pas capable de se contenter du jeux qui avait lieu sous la table. Le regard de Sayoran était intense, comme cherchant à combler l'espace qui séparait les deux personnages. 

 

L'allemand choisissait ses proies avant de les engloutir même si dans cette situation plutôt ambigüe il était difficile de connaître celui ayant initié à ce jeu. Syrenn appréciait tout particulièrement les défis et ci celui-ci semblait tellement à sa portée qu'il en devenait ridicule, son corps tout entier le réclamait. La sensualité extrême parant les mots de Sayoran éveillaient des instincts particulièrement violent. Si toutes les informations ne se confrontaient pas dans son esprit, le jeune homme n'aurait pas cherché plus loin. Un serveur arriva, collé à la table et pourtant hors e cet espace réduit créé du néant. 



 "souhaitez-vous l'addition ou prendrez-vous autre chose" 



Le feu était monté à un point que le décors avait finit par se volatilisé, trop anodin pour survivre à ses brûlures. Un autodafé funeste visant à peut-être calmer les dieux trop loin pour être touchés.  Il restait cependant dans un coin prêt à être remplacé par un tout autre. 



" l'addition mis à part si mon invité souhaite prendre un dessert ici bien sur"



Une marque dans sa voie à peine audible particulièrement enchanteresse. Syrenn avait faim et ne voyais qu'une unique chose à même de peut-être momentanément le rassasier. Ne manquait que la confirmation de l'étudiant pour faire naître un nouveau décors, moins contraignant...
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MessageSujet: Re: regard, double tranchant [Pv. Sayoran R. Robin] (finit) Jeu 8 Aoû - 18:22



Je te veux.

L'univers autour d'eux n'était plus, l'environnement avait échapper à leur champs de vision, un néant envahissant. Sayoran n'arrivait plus à distinguer tout ce qui se tramait aux tables à leur côtés. Un serveur arrivait, comme si il n'entendait plus, juste de vagues murmures. Il regardait le serveur, le regard perdu dans ses pensées. Manger ? Mh... Alors qu'il était en train de se décider, Syrenn lança une phrase encore à double sens. Sayoran un pervers ? Voyons, pas du tout. Disons que la tonalité de la voix de l'allemand avait pris un timbre qui avait taper à l'oreille si sensible de l'irlandais. Cela l'avait tant alerté qu'il compris immédiatement ce qu'il se passerait certainement à un moment donné. Voulait-il utiliser sa clé pour ouvrir la boîte de Pandore du rouge ? Il fallait donc penser à plusieurs éventualités. Mais son corps hurlait aux instincts primitifs.

Il reposait sur regard sur Syrenn, plantant son regard dans le sien, un sourire réapparaissant sur ses lèvres.

« Non, merci... »

Il avait faim, mais d'autre chose. Il avait stoppé sa phrase en plein élan. Il ne voulait pas faire savoir ce qu'il se passerait plus tard, non. Il n'espérait rien non plus, mais il savait qu'il finirait par ne plus tenir du tout de la sorte bien longtemps. Il sentait son corps se mettre en fusion et à tout moment, il exploserait. Il avait cette manie de toujours foncer sans se retourner. Un jeune-homme qui connaissait les risques de ce genre de jeux. Il se redressait et se relevait en réajustant sa veste. Il attendit l'addition du serveur, puis passait ses mains dans les poches.

« Tu veux faire quelque chose de particulier ? Ou voudrais-tu qu'on se revoit bien plus tard ? »

Il le regardait en souriant, ce sourire séducteur. Ce sourire digne de lui. Si il acceptait de le suivre, il savait ce que cela signifierait. Si la deuxième option était choisie, il ferait tout pour évacuer tout ce temps passé en sa compagnie. Mais la première option, il la désirait, il l'espérait. A savoir maintenant ce que l'allemand déciderait.



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MessageSujet: Re: regard, double tranchant [Pv. Sayoran R. Robin] (finit) Jeu 8 Aoû - 21:08

 La réponse qu'il attendait fût celle au arriva. À l'instant où Sayoran refusait ce "désert local", le jeune homme ne tenait plus sur son siège. Tout comme l'étudiant, il se levait et prenait son manteau qu'il déposait pour le moment sur son bras. Remarquant la main positionnée sur la poche à l'approche du serveur, le jeune homme fît signe à l'employé de lui confier la note. Qu'importe le degré auquel s'élevait cette conversation, Syrenn n'oubliait pas ses bonnes manières. Il était par l'origine de sa proposition devenu en quelques sortes l'hôte de cette conversation. Il sortit son porte-feuille de la poche de son manteau puis déposa un billet dans la soucoupe où était la note. 



"Tu es mon invité."




Un possessif alors bien plus qu'apte à révéler les ambitions du jeune homme. Le serveur partit, Syrenn n'attendait aucun retour de monnaie. La tradition du pourboire était encrée et l'allemand avait cru bon de préciser auprès du serveur. Si celui-ci le méritait ? Il n'en avait aucune idée et s'en fichait éperdument. Son centre de préoccupation venait de lui fournir une invitation plus que désirable. À vrai dire, il lui fournissait un choix à deux issues dont l'issue la plus évidente rentrait en concordance avec ce qu'avait pu sous-entendre le jeune homme durant cette entrevue.  Ce qu'il se produirait s'ils décidaient de se retirer ensemble ? La réponse était évidente et parfaitement alléchante. La seconde était, ridicule, sans intérêt alors pourquoi ? Pourquoi même l'évoquer ? 




Lorsque le jeune homme commença à entrouvrir les lèvres pour faire part de sa décision, son regard se perdit dans la vide fixant un point inexistant. Il ne dit pas un mot, ferma les yeux quelques secondes et sourit pour lui même comme se moquant de son propre comportement. Dans sa tête il l'entendait à nouveau. Cette voie qui submergée de pulsions à la limite du bestial hurlait :"C'est bien trop simple." Syrenn rouvrit les yeux pour rencontrer le regard de Sayoran. Il était plus reposé. Tout simplement calme et en opposition directe avec les quelques minutes qui avaient précédées. 




"Pour tout te dire, ce soir ne semble pas être le meilleur moment. Je ne doutes pas que nous nous révérons prochainement."




Il venait de refuser tout bonnement la proposition la plus alléchante. Sa faim n'avait pas diminué. Son désir était toujours présent mais aujourd'hui ne serait pas un bon jour. Il se maîtrisait ou d'avantage se muselait. Il voulait Sayoran dans son lit mais pas de cette manière. Il n'avait aucun doute à ce sujet et peut-être étais-ce ce sentiment qui redistribuait son sang froid dans ses veines. Il finirait par le posséder quoi qu'il puisse arriver. 
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MessageSujet: Re: regard, double tranchant [Pv. Sayoran R. Robin] (finit)

regard, double tranchant [Pv. Sayoran R. Robin] (finit)

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