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Galerie sans beaucoup d'images de Syrenn

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Syrenn NicolasMembre
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MessageSujet: Galerie sans beaucoup d'images de Syrenn Mer 7 Aoû - 10:28

Bonjour, bonjour. J'ouvre donc aujourd'hui ma galerie. J'en profites donc pour reconnaître une chose. Que ce soit en dessin, graphisme et tout ce qui relève d'une forme approximativement géométrique, je ne suis pas très expérimenté et pour ainsi dire, mes compétences sont carrément médiocre (bienvenu au mythe du bonhomme bâton.) Pour autant, je ne suis pas aussi démuni artistiquement parlant qu'on pourrait le supposer. Alors quand certains dessinent leur prof, moi j'écris. Voici donc un petit aperçu avec une idée exploitée cette semaine. Je vous rassure, en comparaison de mon style habituel, c'est plutôt léger. Ne soyez pas terrifiés, ce n'est pas une réponse de rp après tout ! Sur ce, bonne lecture et pensez à me faire part de vos commentaires. Bon ou mauvais, tout est à prendre.
 
Un monstre ?

 
Première partie :
L’air pénètre mes oreilles. Il n’y a pas de son et pourtant je sens qu’il y a quelqu’un. Il y a quelques heures, j’ai vu quelque chose que je n’aurais pas du voir. Des monstres terrifiants voulant m’arracher la gorge. Bêtes féroces aux griffes acérées me poursuivant pour je ne sais quel raison. Je suis Emile Longflay. J’ai vingt-et-un ans et je suis en Espagne pour un stage d’une durée de six mois. Trois s’étant déjà écoulés, il ne me reste que la moitié à purger mais tout ceci est arrivé et je ne suis plus certaine de pouvoir un jour rentrer chez moi.
J’ouvre les yeux, je suis allongée sur un lit. La façon dont je suis arrivée ici, je ne la connais pas mais je suis indemne malgré mes poursuivants. Juste à côté, un homme triant des cartes à la lueur d’une bougie. Il doit avoir mon âge. Peut-être plus car il est difficile de faire la différence de dos. Je serre les dents, il se retourne et sourit. Je ne sais pas qui il est et cet endroit poussiéreux ressemble à un abri de fortune. « Ne t’inquiète pas, ils ne viendront pas te chercher ici ». Il se veut rassurant mais cet endroit porte à croire le contraire. Je souffle encore sous le poids de ma découverte. « Ce genre de choses existent… ». Sa réponse est immédiate, il ballait la froideur de l’ambiance à la bougie d’un ton sarcastique tout sauf insultant. Simplement, explicatif. « Oui et si tu te poses encore la question, ils en ont bien après toi. » Je frissonne apeurée à l’idée de revoir ces choses. Si de tels monstres existent, c’est que la nature est mal faite contrairement à ce que l’on peut supposer. Cet homme est peut-être mon sauveur, sans cela, pourquoi serais-je en sa compagnie loin de toutes ces immondices. « Qui êtes-vous ? » « Ne commence pas à me vouvoyer s’il-te-plait ça me fait me sentir vieux ». Je le détaille de la tête au pied. Un beau garçon comme on en voit peu, ses cheveux blonds vénitiens bouclés pour les plus courts, fins et lisses pour les quelques mèches intruses. Une tenue simple, élégante identique à une autre époque et un visage qui évoquerait une personne peut-être plus jeune que moi. « Ca ne répond pas à ma question. Alors, qui es-tu ? ». Nos yeux se croisent son ton toujours plus explicatif débordant sur ses lèvres. « Un monstre ». Je le dévisage. Un monstre, c’est ce que j’avais vu tout à l’heure. Des trucs sanguinaires avec de longues griffes, des dents acérées. Je hoche la tête négativement. Il n’a aucun rapport et la seule chose qui pourrait faire de lui un monstre serait le fait que ce soit un dangereux psychopathe. Cette idée ne me ravie pas d’avantage. «Tu n’es pas un monstre ». Il ramène un tabouret et s’assoit en face de moi. « Le fait que je n’apparaisse pas dans tes cauchemars n’est pas une raison pour dénigrer mon statut officiel. Si tu le veux, je peux te déposer dans la rue. Le terme prendra alors un sens figuré mais il aura sa place. » Je ne comprends pas. Je veux rentrer chez moi, lui me le propose et se fait appeler ‘’monstre’’. Il réagis soudain après une pause de quelques secondes comme une personne se sentant obligé d’expliquer une mauvaise blague venant d’être racontée. « Les Ragleds, machins que tu as vus tout à l’heure, sont de la famille des rampants et du groupe des traqueurs. Autrement dit, ils ne te lâcheront pas avant de t’avoir rongée jusqu’aux os… Où réduite en esclavage. Ca dépend généralement de la chasse. Donc si je te remonte à la surface je te…. ? » Il me prend pour une abrutie mais je suis tellement effrayée par sa description de mes agresseurs que je joue le jeu. « Condamné ? ». Il me dévisage à son tour comme déçu par ma réponse. « J’allais dire que je te faisais devenir la vedette d’un jeu de lancers de couteaux pour amateurs mais ce n’est pas mal non plus. J’y réfléchirais. » Si ce qu’il dit est vrai, on est sous la surface mais que fait-on dans un endroit pareil ? « Pourquoi rester sous terre ? ». « L’odorat est leur meilleur arme. Vu leur nombre il n’y avait que les égouts pour brouiller les pistes ». J’ai des haut le cœur rien qu’à penser à ce dans quoi il m’a trainée. Je ne peux plus sortir d’ici. « Tu ne leur ressemble pas du tout. » Son regard prend un air mêlant le ravissement et l’outrage. « Merci bien, il ne manquerait plus que ça. Je ne suis pas un rampant, je suis un sang-froid. » Je feuillette ma mémoire comme un livre et y retrouve les derniers films et best-seller un nom me viens en tête. « Tu es un vampire ? ». Il lève un sourcil. J’ai vu faux et il s’empresse de me corriger. « Non, non et non, je suis du groupe des légendes moi. Non pas que je les méprises mais la plupart sont simplement… malsains. Tu peux croire qu’on ma placé dans la même famille que des variantes de la grenouille ? » Il se fait appeler « sang-froid » mais est particulièrement émotif. De quoi me donner envie d’en apprendre plus à ce sujet. « Le groupe des légendes ? » M’expliquer semble le ravir. « Eh bien comme les traqueurs deviennent plus puissant en chassant, la force des légendes varie en fonction de leur notoriété. Ils incarnent souvent des mythes. » Je réfléchis aux différentes légendes urbaines parmi les plus célèbres qui pourraient correspondre. « Alors bigfoot est un… » Il me coupe la parole. « Famille des ruraux et groupe des velus. Ils ne peuvent pas être du groupe des légendes. A partir du moment où il y a plusieurs membres d’une même espèce, le groupe des légendes y disparait. Si on reprend ton exemple de tout à l’heure, un vampire ne pourra jamais être du groupe des légendes. Tu as une autre idée ? » L’imaginer seul de son espèce peut paraître triste mais ça n’a pas l’air de l’affecter d’avantage. « Le monstre du Lochness ». Voilà que nous jouons ensemble. « Malheureusement pour Nessi, elle n’a jamais existée. » « Eh bien donne-moi un exemple concret. Un nom que tout le monde connait et qui pourrait m’être familier. » Il semble réfléchir et écarter les idées les plus farfelues. Il répond finalement à ma question. « …Jésus ? ». Je bloque, ne comprend pas et tente de me pincer pour me réveiller. Il m’observe d’un air curieux. « Tu veux te recoucher ? » « Après m’avoir annoncé que le héros de toute une religion est un monstre ? Pour qui tu te prends pour dénigre des siècles et des siècles de croyance comme si de rien était. » Il enlève le tabouret alors que je continue à m’énerver ce qui a pour effet directe de me pousser à me lever pour le suivre. Il semble tenter de rattraper le coup. « Ne t’excites pas comme ça, si ça peut te rassurer, il doit être en train de se dorer la pilule quelque part à l’heure qu’il est ? Tu as faim ? » Son changement de sujet me monte tellement au cerveau que je m’énerve plus encore. « Non je n’ai pas faim ! Et qu’es-ce que j’en ai à faire qu’il fait bronzette reviens et dis-moi que tu racontes n’importe quoi depuis tout à l’heure et… Pourquoi tu ouvres la porte. » Une odeur insoutenable pénètre la pièce. C’est bien celle des égouts. Il se contredit pourquoi sortir si ils peuvent nous repérer ? « Je remonte à la surface et tu vas venir avec moi. » Il me tend la main comme pour m’aider à passer le pas qui signerait mon arrêt de mort. « Ils vont nous trouver si on fait ça. Il vaut mieux attendre qu’ils trouvent quelqu’un d’autre non ? » Mes propres mots m’horrifient. Me voilà à souhaiter la mort d’un inconnu pour sauvegarder la mienne. Il y a tellement de personnes qui souhaitent leur propre mort. Pourquoi devrais-je me battre pour préserver la mienne ? « Tu n’as pas l’air de comprendre, les Ragleds ne laissent jamais fuir une proie. S’ils ont imprimés ton odeur ils vont te traquer jusqu’au bout. Ne crois pas non plus que je t’ai amenée ici pour te sauver. » Sa main continue d’insister alors que je me fige. Lorsqu’il parlait de me jeter à la rue il ne plaisantait pas. « Pourquoi alors ? » « Je m’ennui. Voilà deux mois que je fais les boites de nuit et c’est légèrement répétitif. J’ai besoin d’un peu de sport et il se trouve que le seul moyen d’attirer l’attention outre d’être leur cible est de s’en prendre avant eux à celle-ci. Tu fais le lien maintenant ? » Je suis un appas et ce garçon est bien un monstre. Une terrible réalité et il continu de me tendre la main comme s’il s’agissait d’un geste anodin. Je refuse de consentir à ma propre mort. Je sens qu’il commence à s’énerver. « Si tu ne me suis pas, je vais devoir te trainer par les pieds dans les eaux usées de la ville. Vu la tête que tu as faite quand je t’ai parlé des égouts je suppose que tu ne veux pas faire cette expérience. » J’avance timidement. Finalement à mes yeux, mieux vaut mourir que subir pareille humiliation. J’attrape sa main déjà plus motivée. Il me sourit. « Rien ne dit que tu vas forcément mourir. Si tu avais été mon genre j’aurais pus te donner une meilleure garantie. » Je rougie malgré moi et ce curieux personnage me soulève, les hanches sur son épaule droite. « Ne me portes pas comme un sac à patates ! » Je sens sa musculature soupirer et il commence à me porter comme une princesse. Avant que je ne puisse faire le moindre commentaire il intervient sur la situation. « Si tu te débats ou tu te plain encore, tu vas marcher et ce ne sera pas toujours une partie de plaisir, ça je peux te l’assurer. » Je me tais. Si je cours à la mort pour ne pas finir la tête dans des déjections humaines ce ne serait pas pour marcher dedans en suivant la même traversée. Bientôt on arrive à une porte de sortie des égouts. A peine dehors, il me laisse presque tomber par terre et je me rattrape en catastrophe. Il fouille dans un sac qu’il a emporté et me tend des vêtements. Je reconnais un t-shirt et un jean que je porte tous les jours portant encore l’odeur de ma lessive. Il avait fouillé chez moi ! Je me retourner vers lui, le fusillant du regard. Il a déjà enlevé son gilet et commence à sortir de ses chaussures. Il se change à même la rue. « Je suis passé dans ton appart un peu avant qu’ils t’agressent. Tu ferais mieux de te changer, tu empestes les égouts. » Je le fixe, incrédule tellement il est loin du prince charmant qu’on aurait pu imaginer. Je veux le vampire qu’on voit dans les films et pas ce « sang-froid » qui demeure sans une once de pitié pour une jeune fille en détresse. Il hausse les épaules. « Je me retournes si tu veux mais je n’ai pas de cabine à offrir pour l’heure. » Je peste une injure et pivote enfilant mes vétements de tous les jours au fin fond d’une ruelle. Quand je me retourne, je tape sur l’épaule du blond qui se retourne comme habillé pour un entretient avec un ministre. Je me frotte les yeux pour mieux réaliser. « L’un de ces Ragleds est un riche diplomate ? » Il resserre le nœud de sa cravate. « Pas de ce que je sais mais il existe toujours un risque de croiser un être particulièrement séduisant. » Je ne suis pas facilement offensée mais quand on me répète quatre fois que je ne suis pas attirante je suppose normal que je finisse par mal le prendre. Il se rapproche, prend ma main et sent ma manche à plein poumons. Je recule dans un geste de décence. Il a l’air heureux et son sourire est plus innocent que celui d’un enfant. « Ton odeur est parfaite » Je rougis. « Ils vont rappliquer à une de ces vitesses. » Je redescends sur terre et reprend mon statut de morceau de viande. Je m’apprête à le gifler quand un grondement furieux résonne derrière moi. Le faux gentleman me prend dans ses bras et sa respiration dans mes oreilles me coupe le souffle. Un air frai et doux comme un parfum d’hiver. Bientôt nous sommes encerclés et l’un des arrivants, terrifiant, s’approche. Ses bras sont exceptionnellement longs et ses griffes frôlent le sol qu’il foule. Ses jambes, poilues et fléchies paraissent prêtes à bondir à tout instant. Sous ses pupilles noires, sa bouche est parée de plusieurs rangées de dents semblables à celles d’un requin. Sa gueule tremble et se déforme pour ressembler à ce qu’on appel un humain. Horrifiée d’avoir peut-être déjà croisé ce personnage dans la rue, je le fixe sans interruptions. Ce n’est heureusement pas moi qu’il regarde. « Qui es-tu pour t’aventurer sur notre terrain de chasse. C’est notre proie que tu accapares. Tenterais-tu déclencher une guerre contre notre clan jeune insolent ? » Je suis l’objet de cette conversation, je suis là mais on ne me voit pas. Le seul qui semble me remarquer est une bête dont la bave touche le sol. Mon porte parole n’est pas là pour me défendre mais pour empirer les choses. « Vraiment ? Ne croyez-vous pas que l’on puisse partager la faute ? Cette gamine était peut-être ma cible avant d’être la votre. » « Voilà deux mois que nous préparons cette chasse et vous n’êtes sur notre chemin que depuis trois jours ! Ne jouez pas au plus fin. » Les grognements s’intensifient et je sens mon sang bouillir sous la peur qui hérisse mes poils. « Je n’en suis pas certain. On dirait qu’il va falloir luter pour gagner le trophée. » Le blond chuchote dans mon oreille « Cours pour ta vie. » Il me lâche je détale comme un lapin devant une paire de chasseurs et leurs chiens dressés pour me tuer. Un safari au cœur de la ville. Derrière moi un raffut terrible signe le départ. Je sens des griffes ratisser le sol à quelques mètres derrière moi déjà. Je commence à douter de pouvoir les semer. Je me réfugie près d’une poubelle. Si l’odorat et leur principal atout, une mauvaise odeur devrait savoir brouiller les pistes. La bête s’arrête, sent l’air, puis repart. Quelques minutes de calme, un chein qui aboi à une centaine de mètres, un soupire de soulagement m’échappe puis je me relève petit à petit tombant nez à nez avec l’ombre la plus terrifiante qui soit. L’énorme créature est maintenant face à moi immobile, silencieuse. L’atmosphère est étouffante et j’ai l’impression de suffoquer. L’animal tombe et se brise en morceaux sur le sol. Derrière lui, le blond tapote sa tenue de luxe l’air de rien et me tend à nouveau la main. « On dirait que j’ai gagné la partie mais que je ne suis pas le seul gagnant. Si tu as su survivre à ça alors je suppose qu’il serait cruel de te tuer maintenant. Bonne nuit Emile. »
Je tombe au sol. Mon réveil a bien fonctionné pour le coup. Si tout ceci n’était qu’un rêve, je devrais aller consulter dans les jours qui suivraient. Pour l’heure, il fallait que j’aille travailler. Je passe devant le miroir pendant une vingtaine de minutes puis je m’habille avant de partir pour la boutique. Le métro arrive plus vide que d’habitude. C’est là un bon moyen d’arriver en avance pour se faire bien voir. Tous les employés fréquents venant en voiture, le train est plutôt imprévisible. J’ai pris grade à ne pas oublier le parfum ‘’pastel’’ qu’on m’a donné. Dans ce magasin de luxe du nom de ‘’pastel’’, tous les employés doivent porter un parfum proposé par la boutique ainsi que d’autres potentiels articles pour faire la promotion de ce commerce. Dans l’arrière boutique je change de chaussures pour une gamme beaucoup plus raffinée. On attrape mon épaule, je sursaute. « Du calme Emile, tu t’es levée du pied gauche ou quoi ? ». Je souffle dans mes mains pour me ressaisir. Ce n’est que Charlotte. Travaillant ici depuis deux ans, elle est celle que je connais le mieux dans tout Barcelone. « Non, juste un rêve vraiment bizarre mais finalement assez sympas. » Folle de joie, elle prend sa ‘’pose ragots’’. Fesses en arrière, mains collées les unes contre les autres et genoux fléchis. « Parle pas de sympas avant de voir le remplaçant du manageur. » Celui-ci avait eu un accident dans un voyage d’affaires et avait été transféré dans un hôpital où il avait obtenu un congé maladie sans limite fixée. Il avait simplement été déclaré inapte au travail pour l’heure. Un homme simple, un peu bouffi et selon mon opinion nuisant constamment à l’image de la boutique. Son départ est donc loin d’être une aubaine et l’on peut comprendre facilement l’enthousiasme de Charlotte. Un remplaçant arrive cependant rarement aussi vite et je commence à me questionner sur le genre de personne qu’il peut-être mais je n’ai pas le temps pour le moment du travail m’attend. Les jours se ressemblent et il est de plus en plus dur de les distinguer. Les clients, sont souvent les mêmes. Ils attendent qu’on leur dise la même chose. A quel point ils sont beaux, comme ces centaines d’euros en l’air leur vont bien. Les seuls à changer ces derniers jours sont les employés. Ils ont l’air plus motivés et tous vont voir le nouveau manager pour lui demander des choses. Comme si en quatre jours, il s’était fait la place qu’il aurait du gagner en un an. Cinq jours après son arrivée, alors que je sors une nouvelle gamme de sacs, je le rencontre enfin en personne. Il arrive vers moi l’air de rien. Je ne l’avais vu que de loin depuis son arrivée. Lui faire face m’emplie de curiosité. Brun, plutôt grand aux yeux verts. Un physique peu commun et particulièrement apprécié par beaucoup de modèles féminins de notre génération. Il doit avoir la petite trentaine. Soigné, bien habillé, il a d’avantage l’air d’un mannequin que d’un manageur. Il me tend la main. Je la serre. Sa poigne n’est pas particulièrement forte. « Je n’ai pas pris le temps de me présenter, je suis Remy Delatre, votre nouveau manageur. » Il a l’air sympathique et j’ai tout à coup envie de lui faire confiance. Je redescends sur terre. Des gars charismatique, on en voit tous les jours et ce sont souvent les pires. Je ne dois pas lui faire confiance aussi facilement. « Je vous ais vu sortir de votre bureau. Le temps est un peu sec mais la saison est agréable j’espère que vous vous plairez à Barcelone. J’ai du travail qui m’attend si vous permettez. » C’est peut-être un peu brutale mais ce n’est pas un mignon minois qui va m’écarter du droit chemin. Je n’ai pas envie d’être dans ses petits papiers. D’ici trois mois, je serais à nouveau en Finlande et mes connaissances ici ne me seront pas alors d’une très grande utilité. Je sens un regard féroce dans mon dos. Je me retourne, le manageur est déjà en train de repartir. Ce doit être mon imagination. Je ne veux pas non plus l’avoir à dos. Dans ce cas, ces dernières semaines pourraient être un enfer.
Je rentre chez moi exténuée. Voilà deux semaines que ce nouveau manageur est arrivé et je suis maintenant quasiment certaine de me l’être mis à dos. Déjà trois jours de suite que je procède à la fermeture et à l’ouverture avec des pauses impossibles à gérer. Quand j’en parle avec les autres, on me dit que c’est normal de mettre une stagiaire à l’épreuve. Charlotte, elle, me conseille d’aller lui parler de ma condition pour qu’il allège un peu mon fardeau quitte à ce qu’elle ait des heures supplémentaires. Il est dans la poche de tous le monde et je ne veux pas me plier au jeu en allant lui lécher les bottes. Je subis en priant pour mon retour en Finlande. Devant ma porte, la fatigue me fait sombrer peu à peu et je me trompe trois fois de clé en passant par celle de mon vestiaire. Finalement j’ouvre et allume la lumière sans regarder où je mets les pieds. Je lance mon sac sur la table à droite, traverse le salon et arrive directement devant la chambre. Je me fige. J’ai cru voir quelque chose dans la pièce d’entrée. Je me retourne doucement et découvre sur mon fauteuil un parfum vénitien. Je décide de l’ignorer et repars. « Je sais que tu m’as vu. C’est très mal élevé d’ignorer ses invités. ». J’allume la lumière de ma chambre et me laisse tomber la tête la première sur le lit. Je parle dans la couette. « Je suis fatiguée, tu es l’interprétation d’un rêve, je vais t’ignorer et tu vas disparaître. Je ne sais même pas ce que tu fais là » De l’auto-persuasion dans toute sa splendeur mais ne blond n’a pas l’air de l’entendre de cette oreille. Le bruit de ses pas se rapproche dangereusement de mon lit. « Une Française m’a proposé de passer un séjour avec elle dans sa villa à Nice. Elle était pas mal mais ces derniers jours, je n’ai rien trouvé de plus amusant que de venir te voir. Tu as des réactions… Distrayantes. » Je prends mes oreillers et les plaques contre mes oreilles « Je m’en fiche de ta vie ! La mienne est un enfer ! » Un des coussins m’échappe, mon imagination va trop loin cette fois. « Ca ne peut pas être si terrible. Si je peux me le permettre, ta posture pour dormir manque cruellement de charme. » Le manque de patiente m’emporte, je me relève brutalement et lui envoie celui qu’il n’a pas déjà pris à la figure. Le coussin percute dans un bruit mou et retombe sur ses genoux au côté de celui qu’il est en train de tâter. « Mon patron est un salaud qui me fout des heures sup’ sans raisons ! Il a mis tous le monde dans sa poche en quelques jours ! Tous lui vouent une foi aveugle et même mon amie prend sa défense. Le pire est que c’est arrivé car j’ai décidé de faire mon travail au lieu de lui manger dans la main qu’il me fait subir tout ça ! J’aimerais dire qu’il m’horripile au plus haut point mais je crois que là, tu bas tous les records !! » Cette fois, soit je dors, soit je suis bien réveillée. Dans les deux cas, il est toujours là et refuse de bouger. Il a l’air de réfléchir, il m’agace, je passe sous la couette. « Celui dont tu parles, ce serait pas une Griseille par hasard ? » Encore un nom farfelue. Voilà que mon inconscient suppose que mon patron est un monstre. Maintenant qu’il m’a coupé toute envie de dormir, je n’ai rien d’autre à faire. « C’est quoi encore ce truc… ? » Il reprend son ton explicatif du premier jour. Je me sens une enfant dans une salle de classe. « Il prend l’apparence de ce qui peut refléter la confiance pour la personne qu’il exploite. » Je sors de sous ma couette et me frotte les yeux. « Et il fait quoi à cette personne ? » Je m’attends à tout. Il la réduit en esclavage ? Ca pourrait expliquer bien des choses. « Il lui vole ses rêves, ses espérances, sa joie de vire en somme. Jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien. » Je sursaute. Serais-je la cible d’une de ces créatures. « Il me tue à la tâche… Je n’en peux plus… Tu crois que… ? » Il sourit et trouve une chaise plus confortable. « Le monde ne tourne pas autour de toi. Tu es simplement exploitée par ton patron. C’est une chose plutôt commune. Les griseilles exploitent un humain jusqu’à sa mort il est impossible d’en ressentir les effets après quelques jours. D’ailleurs, je ne pense pas qu’avec ta joie de vivre tu ais beaucoup de Griseilles à craindre. » S’il ne s’en prend pas à moi, j’ai du mal comprendre pour quelle raison il en fait autant pour me faire souffrir. Un nouveau frisson traverse mon corps. « Il va me tuer ? » La réponse semble claire pour le blond. « Il doit te prendre pour un Gralonce. Dans ce cas, ça expliquerait pourquoi il n’a rien tenté de directe. Les Gralonce ne sont violent que si des monstres s’en prennent à eux personnellement. Les Griseilles ne se défendent pas mieux que des humains alors bon… Il essaiera surement d’éloigner son humain de toi pour le moment. Peut-être le convaincra-t-il même de te haïr. Tu as une idée de qui pourrait être son humain ? » Je réfléchie. Si la créature prend la forme de ce qui inspire la confiance, qui des employés aurait le plus vanté sa compréhension et son physique. La liste défile et se stoppe je réalise. « Charlotte… Elle est très dynamique, joyeuse de nature et elle m’a pas mal parlé du manageur comme quelqu’un de bien… » Le blond se relève. Il n’a pas l’air de tenir en place. « En vue de la façon dont tu en parles, elle sent le festin à plein nez. » J’entends le frigo s’ouvrir dans ma cuisine mais je m’en fiche. « Il faut aller l’aider ! » Le frigo se referme et le blond revient un reste de gâteau dans une petite assiette. Il est en équilibre sur un pied, son épaule reposée contre la porte de la chambre. « Pourquoi faire, il va tout faire pour la rendre heureuse s’il veut que sa situation perdure. Elle aura des promotions, il deviendra peut-être même son amant. C’est une situation plutôt enviable. » Je me lève, le pousse pour passer en enfile un manteau plus chaud. « Il est hors de question que je laisse une amie se faire dévorer par un truc alors que » Je me retourne vers lui, il me regarde l’air curieux la petite fourchette à gâteau retournée dans la bouche. Je le dévisage. « Donc, tu existes vraiment. » « Oui. » « Jésus n’est pas réel » « Techniquement si. » « Je veux dire qu’il n’est pas le fils de dieu ! » « Ca j’en sais rien, faudrait lui demander. » J’attrape l’assiette qu’il a dans les mains à bout de nerf et la range à sa place dans le frigo, la fourchette dans le l’évier. Je serre la dernière boucle de mon manteau. « Je vais chez Charlotte et cette fois, c’est toi qui va venir avec moi. » Un sourire amusé lui échappe, il suit mes pas. Nous sommes partis pour le domicile de Charlotte. Dans le métro, les wagons sont quasiment vide j’ai l’impression qu’à chaque arrêt, mon amie perd un peu plus sa joie de vivre. Le blond qui m’accompagne n’est absolument pas dans son élément. Il est assis mais sa veste qui a l’air hors de prix est en décalage total avec l’environnement. Les quelques personnes qui montent l’observent comme un objet non identifié. Arrivés, il vérifie deux fois la marche avant de descendre du métro. Ravie de voir qu’il sait au moins gravir des escaliers, je passe les marches deux à deux pour arriver plus vite. Après une folle course dans la rue nous arrivons devant le domicile. Je transpire et j’ai des difficultés à respirer. Je me retourne et vois juste derrière moi mon ‘’accompagnateur’’ qui est aussi frai que d’habitude et semble même commencer à s’ennuyer. Après une profonde inspiration, j’appelle l’ascenseur du rez-de-chaussée. Dans l’élévateur, les mots les plus ridicules circulent dans ma tête en boucle. Je suis dans un ascenseur avec un monstre. Pour aller sauver mon amie de mon patron qui veut son bonheur. La logique n’a plus sa place, je la laisse tomber jusqu’au huitième étage où l’on descend. Arrivée, je sonne. J’entends Charlotte qui s’annonce déjà et qui ouvre la porte. Elle me reconnait me souris puis lève les yeux vers le blond comme je l’avais fait lorsqu’il mangeait ce gâteau. Derrière elle au loin dans la pièce, je reconnais le manageur qui dès qu’il en a fait de même me lance un regard mauvais. J’attrape le bras de Charlotte prête à la tirer hors de ses griffes. Personne ne parle. L’ambiance est un mélange entre l’étrange et le tendu. Je commence soutirer mon amie au regard de la probable Griseille. « Viens Charlotte il ne faut pas rester là. » Le manageur avance et saisit le poignet de l’autre bras de Charlotte. « Elle n’ira nulle part si elle ne le souhaite pas ». Le mot ‘’souhaite’’ est si accentué que je n’y crois pas une seconde. Derrière moi, le blond intègre la conversation. « Si ça peut te rassurer, ce n’est pas un Gralonce. » Je me fige, me retourne brusquement et Charlotte n’a pas l’air d’y comprendre grand-chose. Je pivote en criant après le blond qui me regarde innocemment. « Ce gars c’est l’ennemi ! Pourquoi tu lui dit qu’il peut me tuer ! Tu n’es pas avec moi ?! » Toute mon attention est maintenant focalisée sur l’imbécile qui vient de dévoiler que je suis vulnérable. « Je ne suis pas ton allier, juste un spectateur qui s’attend à être distrait. » Je bouillonne sur place de colère. Je n’aurais jamais dû l’emmener avec moi si cette action faisait partie de ses projets. C’est étrangement le manageur qui se mêle de notre conversation. « Clavign ? » Je le regarde. Qui est Clavign ? C’est étrangement mon traître qui répond à cette interrogation. « On se connait… ? » Charlotte semble juger chacun d’entre nous toujours sans y comprendre grand-chose. Ma voie cible toujours le blond même si mes yeux divaguent entre les différents acteurs. « Tu t’appelles Clavign ? » Mon manageur a l’air amusé et choqué. « Tu le ramènes ici sans même connaître son nom. C’est… Etrange… ». Le blond attend toujours sa réponse, le brun reprend en se désignant du bout des doigts « Samuel, tu ne m’as pas oublié. »J’embauche le même rôle que Charlotte. Nous jouons maintenant les potiches. Clavign secoue le doigt comme retrouvant l’évidence. « Samuel ! La dernière Îles Fiji 1936 ? » Le brun le corrige. « 1937 je dirais mais comment vas-tu ? » Comme sortie de nulle part, Charlotte les interromps. « Ca suffit. Tous le monde rentre dans le salon on s’assoie et on discute. J’attends des explications. » Je ne l’avais jamais vu autoritaire. Sous le choc et au même pas soumis que les deux monstres, je vais m’asseoir sur le canapé entre Samuel et Clavign. Un silence de plomb. Tous l’ont compris c’est à cette femme qui s’est assise face à nous et qui nous épie de parler. « Vous allez tout m’expliquer depuis le début. » En partant sur des accords de regard, chacun de nous s’explique sur l’existence des monstres. J’apprends comme elle que les deux ici présents sont de vieux amis et que Clavign ne vieillit pas. J’en viens à raconter ma rencontre avec celui-ci. Elle m’interrompt quand mon récit prend une forme de plainte. « Je vois… Donc tu es venue pour me sauver ? Il n’a rien tenté, il est juste venu car je lui ais demandé son avis sur une collection que j’aimerais lancer. » Elle s’adresse à moi, comme si j’étais en possession d’un bâton de parole, les autres n’ont pas leur mot à dire. « C’est une Griseille, il pompe ton envie de vivre jusqu’à ce que tu n’ai plus rien. » Le regard de charlotte se détourne vers Samuel, j’ai perdu le bâton. « Tu es un cas à part, tu débordes tellement de vie et d’énergie que peu importe combien je suis en ta compagnie, c’est comme si tout ce que tu perdais revenait de lui-même. » Ne sachant pas grand-chose à ce sujet, je me tourne vers mon traître qui hoche la tête et chuchote « Ca arrive. » Elle continue. « Si c’est sans danger pour moi, es-ce que ça l’est pour mon entourage par exemple ? » « Pas du tout, c’est indolore, sans contacte et ça ne touche que toi. » Cette fois la maîtresse de maison se tourne vers Clavign. « Et toi, qu’es-ce qu’un Gralonce ? » Il reprend son ton d’enseignant. « Ce que vous appelleriez un ange gardien. » « Une assurance pour Emile de survivre face à Remy ? » Il fait le lien avec le prénom officiel du manageur et acquiesce. Charlotte fait une déclaration. Cette fois à l’ensemble du groupe. « Remy, si ce que tu prélèves et sans conséquences, tu peux faire comme tu veux. Clavign, ne met pas Emile en danger de mort pour ton plaisir personnel et aide-la si tu la mets en difficulté. Emile, ne te jettes pas dans le tas si tu ne sais pas ce qu’il va se passer ensuite. Merci tout de même d’avoir cherché à me prévenir. Maintenant, lequel de vous deux est le plus calés, en ‘’monstres’’. » Dans une obéissance extrême, Samuel et moi désignons instinctivement le blond qui ronchonne encore de ne plus ‘’avoir le droit’’ de me mettre en danger. Charlotte se lèves. « Bien donc Clavign tu viens avec moi. » Sceptique, il se lève et la suit dans une autre pièce. Il ne reste alors que mon manageur et moi sur le canapé. Après une minute de silence, je sens mes paupières recommencer à s’alourdir. Je me rappelle soudain que je n’ai toujours pas eu une nuit correcte de sommeil et que demain je fais à nouveau l’ouverture. Je peine à garder les yeux ouverts et je me frotte constamment les yeux. Je les ferme quelques secondes. Quand je les rouvres, ma tête et posée contre l’épaule du manageur. Je fais un bon en arrière et m’écarte à un mètre. « Heu…Je suis désolée, combien de temps… » Il soupire et ne m’accorde pas un regard fixant encore la porte derrière laquelle sont Clavign et Charlotte. « Un peu plus d’une heure. Ne viens pas au travail aujourd’hui prend un jour de congé. Je te rectifierais tes heures pour qu’elles soient correctes. » Les larmes me montent aux yeux devant ce qui apparait comme le geste le plus gentil qu’on ait fait pour moi depuis une éternité. « Si je ne suis pas trop indiscrète, pourquoi redoutez-vous tant les gralonces ? » Il ne bouge pas d’un centimètre comme une poupée dénuée de vie sans un enfant pour jouer avec. « Si les gralonces sont effectivement des sortes de protecteurs. On raconte qu’une griseille né à chaque fois qu’un enfant est abandonné à la mort. Elle se nourrit alors du bonheur dont l’enfant à été privé. Ce sentiment fait de nous ce qui se rapproche d’ennemis naturels. Maintenant, ce n’est pas que ça m’embête mais je suis curieux de savoir ce qu’ils font là-bas depuis aussi longtemps.» Il me rappelle Clavign qui est seul de son espèce mais ne semble pas s’en préoccuper d’avantage. Je me lève, je frappe à la porte puis entre. Ils sont en train de parler. Charlotte à un bloc de papier et un stylo en main et parait le questionner. « Ton classement, il est universel ? » « Si on veut, maintenant tous le monde s’en sert mais tous ignorent d’où il sort. » Je refrappe à la porte déjà ouverte. Alors que mon amie écrit, le blond se retourne. Je parle bas pour ne pas déconcentrer Charlotte. « Je vais y aller, j’ai besoin de dormir. » Il se lève. « Bon, donc on s’en va, à une prochaine fois peut-être. » L’interlocutrice a l’air morte de déception. Je le corrige. « Non, tu n’as pas besoin de me raccompagner, je peux me débrouiller tu sais. » Les yeux de la maîtresse de maison s’illuminent. Espoir que Clavign ballai d’un coup. « Non, je viens, il reste du gâteau dans ton réfrigérateur. » Je n’ai pas le temps de l’arrêter qu’il me dépasse et appelle l’ascenseur dehors. Je m’excuse auprès de Charlotte et cours le rejoindre. Dans la rue, il commence déjà à reprendre son chemin en direction du métro. Cette fois, c’est moi qui emboite le pas. Il a l’air pressé et en un rien de temps, nous somme de retour chez moi où il ouvre le frigo, prend le gâteau, une nouvelle fourchette et commence à savourer, assis sur le canapé. « Eteint la lumière quand tu auras finit, la porte se verrouille d’elle-même. » Il ne répond pas. Je me change et me démaquille dans la salle de bain avant de sauter dans mon lit. Dans le salon, la lumière est toujours allumée, j’ai fermé la porte mais je vois une raie de lumière sur le sol. Qu’importe s’il est toujours là, le lendemain il sera partit. Je ferme les yeux pensant à une grasse matinée dont je rêvais depuis des jours.
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Syrenn NicolasMembre
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MessageSujet: Re: Galerie sans beaucoup d'images de Syrenn Mer 7 Aoû - 23:24

Après une correction de bug, revoilà quelques dessins faits récemment.



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Galerie sans beaucoup d'images de Syrenn

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