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Mousse à raser et botanique [pv: Sayoran R. Robin]

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MessageSujet: Mousse à raser et botanique [pv: Sayoran R. Robin] Lun 12 Aoû - 13:29

Du bruit ? Non, on ne dirait pas. Pourtant quelque chose chatouillait le tympan du jeune homme. Sa plume collée sur une feuille, il sortait de sa tête quelques instants. Peut-être quelque chose d'important s'était-il produit. Qu'y avait-il de plus important que ses pensées guidant sa main ? Peu de choses qui pouvaient l'entourer à ce moment là. Syrenn passa sa main dans ses cheveux enlevant par la même occasion une de ses deux boules quies. Le son devint soudain plus perceptible. Cette voie ? Celle de son colocataire en train de s'échauffer encore une fois.

".... Maintenant ça ? C'est plus vivable." 

Voilà deux semaines que les colocataires avaient installés la ligne délimitant leur espace personnel. Chacun avait une vision bien précise de ce qu'était l'ordre. D'un côté un espace logique à toutes choses. Chez Syrenn, une vision nettement moins courante mais d'après celui-ci efficace lorsque l'on savait s'en servir. Cette ligne était devait être né lorsque les brosses à dents étaient dans un taille crayon ou étais-ce en rapport avec autre chose. L'allemand s'en fichait et n'avait pas envie de pousser son esprit pour une chose aussi futile. Au final la cause devait résider du fait que la moquette était devenue quasiment invisible. Fait encore valable du côté du jeune homme. Celui-ci fît tourner son siège. S'il devait encore côtoyer cet individu pendant un moment, rien ne servait de commencer à l'ignorer maintenant. Il n'avait rien dans les mains et la ligne était impeccable. Ce n'était donc pas un problème d'emprise sur son "territoire". Le problème devait être alors bien plus simple. Syrenn lança un regard curieux au camarade de chambre haussant les épaules en signe de compréhension. 

"ah tu  m'écoutes ? C'est nouveau ça !" 

Changement en un regard vitreux. Complètement sans intérêts. Syrenn rattrapa it déjà sa boule quies. Si l'on prenait en compte ses antécédents, son père ne l'avait jamais muselé à ce sujet ce qui avait permis le développement. Alors quoi, son colocataire se prenait-il pour sa mère. Un frisson dévora le dos du jeune homme. L'idée d'avoir ce genre de mère eut pour effet directe de l'écoeurer. Le camarade de chambre repris de plus belle. 

"Non ! Pose ça ! J'en ai rien à faire de ce que tu fais après mais dit moi où tu as caché la mousse à raser" 

Syrenn soupira un bon coup. Bien évidemment qu'il connaissait la localisation de cet objet.  Il avait changé ce matin même et n'avait pas bougé depuis. L'allemand de retourna vers son colocataire comme jugeant si celui-ci en avait vraiment besoin. Le camarade de chambre croisait les bras comme tentant de menacer la mémoire du jeune homme. Il soupira à nouveau. 

"troisième placard sur ta droite sous "comment cultiver des peupliers". Tu es certain d'en avoir besoin ?" 

Sans un commentaire, le colocataire attrapa le produit puis quitta la chambre. Oui, contrairement à ce qu'on pouvait supposer son lit et le sol n'étaient pas les seuls endroits où il rangeait ce qui n'était pas à sa place. La nuisance sonore partie, le jeune homme se laissa retomber sur son siège la tête retombant en arrière. On l'avait sortit trop longtemps de son élans il lui faudrait un moment pour replonger. Syrenn ramena son poignet jusqu'à sa tête. Il était déjà 18h. Il allait fermer les yeux quelques secondes. Nulle crainte, ce n'était pas maintenant qu'il allait dormir.


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MessageSujet: Re: Mousse à raser et botanique [pv: Sayoran R. Robin] Lun 12 Aoû - 18:59



Excuse bidon.
Dans le jardin, on pouvait observer le jeune homme dans sa concentration maximale. Tracer d'une main légère le ciel grisant, éclairci par moments. Sayoran dessinait, un décors qui bien malgré tout dévoilait la beauté du monde dans sa perfection. Un calme reposant qui fut bien vite secoué. De longues jambes soutenant un corps droit, se postaient aux côtés du corps appuyé contre le tronc d'arbre.

« Tiens. Toujours à dessiner lorsque l'on se rencontre, Robin. »

Cette voix féminine et froide teintée de ce timbre qui faisait d'elle une personne polie. Selon Sayoran, Alice Düssendorn était une jeune-femme cachant un côté très garçon manqué. Pourtant, son accoutrement plus que féminin démontrait le contraire. Cette fille ne dégageait qu'une aura froide et distante. Peur d'être blessée ? C'était ce qu'il ressentait toujours lorsqu'il lui parlait.

Il lui sourit alors qu'elle, ses iris violettes ne montrait rien de particulier.

« Nous avons un point commun à ce niveau, disons que nous traçons le papier à notre manière et rien que cela ne nous unis. »

Elle détournait le regard, observant droit devant elle. Sayoran regardait Alice comme admiratif. Il en avait, de l'admiration, pour ces personnes comme l'allemande à posséder cette force en eux. Une force de survivre malgré les tempêtes de la vie.

« Il y a une différence, Robin. Tu immortalises, je fais en sorte de le rendre vivant. Cependant, nous avons le même objectif ; tenter de graver les mémoires. »
« Tu ne viens pas faire la causette, hein ? »

Elle baissait le regard sur lui. Il venait de comprendre ce regard et stoppait ses activités, lui faisant signe de le suivre. Ils traversaient le couloir du dortoir des garçons, encore bien animé. Les regards se posèrent sur eux, regards parfois jaloux, parfois curieux. Une fois à la porte de la chambre du rouge, il ouvrait la porte et entrait. Par respect, il savait que l'allemande ne rentrerait pas dans son lieu intime. Il sortait d'un tiroir du bureau des papiers et retournait à l'entrée, vers elle. Elle observait les papiers d'un œil plus qu'attentif et soupirait.

« Ça répond à mes exigences, je reviendrais vers toi pour se mettre au point. »

Il arborait un sourire satisfait. Elle le laissait là et disparaissait dans le couloir. Alice était la demoiselle la plus rare ; elle n'était jamais tomber sous son charme et d'ailleurs, Sayoran n'avait même pas cherché une ultime manière quelconque pour... Enfin, oui, elle avait un charme particulier, mais ce qui l'intriguait le plus restait cette balafre sur la joue de celle-ci. Cela resterait un mystère entier.

Tenté de lire un livre, il fouilla sa bibliothèque, mais il n'avait pas ce qu'il cherchait et d'un coup, il repensait à Syrenn. Il lui avait donné ce livre. Il allait donc falloir qu'il se rende dans sa chambre. Enfin... L'idée du livre serait une bonne excuse...

Il ajustait son costume gris et pris la porte pour suivre le couloir et vérifier les numéros de chambre. Il s'était réveillé la dernière fois sur le sol, sa tête explosant presque à chaque battements de cœur, mais il s'était rappelé les paroles de l'allemand lorsqu'il avait pris la porte. Il s'arrêtait devant le numéro qu'il cherchait et y frappait à la porte trois fois. Sec, mais assez présents pour qu'on les entende.



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MessageSujet: Re: Mousse à raser et botanique [pv: Sayoran R. Robin] Lun 12 Aoû - 21:26

Un bruit, encore un. Encore un nuisible venant interférer. D'un côté, la porte, de l'autre le papier. C'était bien l'un où l'autre. L'usage commun des deux serait improbable. Venait donc la pesée des pour et des contres. La porte, on venait d'y frapper. Conclusion logique et indéniable, quelqu'un avait voulu entrer. Deux possibilités à présent. La visite pouvait être dédié à Syrenn comme à son colocataire. Après cet élément, il fallait prendre en compte la possibilité que la visite soit complètement dénuée d'intérêts. Une de ces personnes à qui l'on ouvre en voulant les expédier dans l'autre direction la minute qui aurait suivit. Ce qui ramenait déjà à une possibilité particulièrement négligeable que cette porte ne devait pas être ouverte. Il y avait désormais un nouveau détail à prendre en compte. La personne ne s'était pas annoncée ce qui ne facilitait pas la tâche. À ajouter que le temps de ce tri sélectif, la personne avait pu partir croyant qu'aussi tôt la chambre serait déserte. Alors venait sa feuille de papier, au milieu de ses nombreuses reliques. Une de ces rares beautés manuscrites que seule une personne parlant allemand saurait déchiffrer. Son encore couleur suie qualificative de la plume de Syrenn posé à son abord comme invitant à nouveau le jeune homme à libérer son poignet. Si seulement la chose était aussi simple. Si seulement il était capable de choisir le papier au lieu de gêne à 93% certaine mais il ne le pouvait pas. Sa maladie n'était autre que la curiosité. L'indécision parcourant les moments les moins significatifs de sa vie. Désormais, il était quasiment certain que si la personne n'avait pas frappée à nouveau la porte, alors elle serait partie. L'avait-elle fait ? L'allemand en ces temps là n'avait pas besoin d'oreillettes pour être sourd. Il ne voulait en aucun cas se déplacer pour rien quand quitter son siège désormais reviendrait peut-être à jeter l'inspiration incarnée aux orties. Avec un peu de chance, son colocataire intercepterait la personne. Quelle idée saugrenue. Le temps que celui-ci trouve les poils qu'il n'a pas il ne serait jamais de retour à temps. Feindre l'absence ! Feindre l'ignorance ! C'était là la dernière ligne droite, sa dernière occasion de briser le mystère suprême. Il devait le faire mais pas complétèrent. S'épargner de s'être déplacé sans raisons alors que L'arrivant serait partit depuis 17 secondes. Ne pas quitter sa feuille, trésors dans sa magnificence. La décision était faite, le rideau levé. La réflexion à son apogée. La solution était juste sous son nez. Ne pas bouger, se tenir prêt ne rien imaginer de trop présent. La main sur le stylo les yeux sur ses trésors. 

"c'est ouvert" 
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MessageSujet: Re: Mousse à raser et botanique [pv: Sayoran R. Robin] Lun 12 Aoû - 22:40



... Wut ?
Devant cette porte, patientant un quelconque geste, Sayoran se demandait si il ne devait pas faire demi-tour et viré de sa tête l'idée de revoir Syrenn. Un garçon passait par-là en le regardant bizarrement, que Sayoran n'eut pas la peine de poser son regard dessus. Il était prêt à entrer lorsqu'il entendit l'allemand l'appeler de l'autre côté, reconnaissant sa voix qui lui arrachait un léger frisson, lorsque le garçon le sortit de son élan.

« Tu attends là comme un poteau, Sayoran ? »

Argh, c'était quoi cette manière de prononcer son prénom ? Quelle horreur, ce garçon n'avait vraiment pas pris la peine d'apprendre l'anglais, c'était certain dans la tête de l'irlandais. Il soupirait en fermant les yeux.

« Si tu pouvais te mêler de tes affaires ? Par politesse, on patiente devant une porte en Europe. Et pour ta gouverne, on ne prononce pas ''Sayouranu'', on prononce ''Sa-ho-ran'', tâche de t'en souvenir. »

Visiblement vexé, le garçon reniflait puis s'en allait. L'irlandais secouait la tête de gauche à droite, comme si il voulait dire « La jeunesse... ». Pour éviter de rencontrer un autre de ces ''potiches'', il entrait dans la chambre, soupirant, les yeux fermés. Un instant il sourit, jusqu'à ouvrir les paupières.

Ah ça, si il avait imaginé la chambre de l'allemand ? Pas une seconde, mais le sourire plaqué sur ses lèvres se transformait, la surprise et l'indéfinissable transformait le visage de l'irlandais. Il restait dans cette position, switchant son regard du côté de la chambre la mieux rangée, un lit parfaitement fait, et le côté de l'allemand. Si une mouche passait par-là, elle entrerait volontiers dans la bouche du rouge qui restait là, comme une statue. Là, c'était certain, c'était devenu le poteau par excellence. Un bug du cerveau. C'était pire que dans les cauchemars d'un maniaque ordonné.



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MessageSujet: Re: Mousse à raser et botanique [pv: Sayoran R. Robin] Lun 12 Aoû - 23:22

Finalement, les paroles de Syrenn ne semblait avoir donné lui à aucune suite. Après quelques secondes d'attentes, le jeune homme passa sa main sur sa nuque. Un courant d'air ? Qui aurait pu ouvrir la porte ? Ce n'était pas le bon moment pour le sortir de sa nouvelle plume mais une porte ouverte était un événement qui rompait toutes les probabilités préalablement émises. Le jeune homme se retourna reposant définitivement son arme d'idées. Sa fenêtre de tir était passée et ne serait pas rouverte avant demain. Ne lui restait probablement qu'à passer le temps. Toujours sur son siège, le jeune homme se pencha pour tenter de voir la porte. Une chose faisait obstacle à sa vue. Un nouvel élément dans le décors. Un poteau qui n'avait rien à faire là où il n'avait pas sa place. Avec un léger soupir, Syrenn contourna l'obstacle pour aller jusqu'à la porte. 

Dans le couloirs, des personnes passaient mais aucunes n'avait l'ai d'être à l'origine de cette ouverture. Une blague pitoyable ou tout simplement son colocataire qui aurait oublié de fermer derrière lui. Ce n'était pourtant pas là le genre de la maison et l'allemand était quasiment certain de ce qu'il avait entendu mais après tout, il était à un moment dans la journée ou son manque d'attention pouvait être impressionnante. Le jeune homme referma la porte et s'appuya contre le mur quelques instants les bras croisés. Quelque chose n'allait pas. Il devait avoir raté quelque chose. Un élément refît surface dans la tête de Syrenn et bientôt il se mit à tourner la tête tout doucement vers le centre de la pièce où il avait aperçu le poteau. Il s'attendait alors presque à y voir un fantôme les êtres vivants captant instinctivement son attention. 

Il y avait bien quelque chose dans la pièce. Une chose qui aurait pu provoquer quelques sueurs froides au jeune homme s'il n'avait pas été à même de reconnaître le personnage après quelques instants. C'était bien Sayoran. Immobile, comme mort mais debout. L'allemand avança doucement et fît un tout complet autour de l'étudiant. Une fois en face, il se posta devant le visage de celui-ci. Ses yeux vacillaient d'un bout à l'autre de sa pièce. Syrenn attrapa sa tête entre ses mains comme pour le forcer à ne regarder que lui.  Le regardant droit dans les yeux, il articula bien de sortes que s'il n'était pas déjà mort il puisse le comprendre. Dans le cas contraire, il serait peut-être contraint de le porter jusqu'à l'infirmerie. À l'heure actuelle il n'avait aucune idée sur la façon de réagir n'ayant jamais rencontré un cas comme celui-ci. 

"Sayoran, tu m'entends ?" 
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MessageSujet: Re: Mousse à raser et botanique [pv: Sayoran R. Robin] Mar 13 Aoû - 14:59



O.M.G.
Une situation un peu inconfortable pour le jeune-homme qui ne pouvait faire autrement que de regarder les deux côtés de la pièce comme si il voyait ça pour la première fois. Lui qui vivait dans un endroit plutôt très propre, autant en Irlande que dans sa chambre d'internat, là, c'était un comble. Deux mains étrangères le coupait dans sa... ''Contemplation'', fixant à présent deux iris interrogatrices. La bouche toujours ouverte, Sayoran levait l'index vers le côté de l'allemand, ne lâchant pas pour autant ces yeux qui l'avaient séduis.

« A-atatatatata... »

Oh non... Le voilà qu'il n'avait plus la force de parler correctement, comme une personne civilisée. La galère la plus totale. Sa crédibilité chutait, surtout qu'il était devenu en quelques temps le centre d'attention intriguant de l'allemand. Il baissait le doigt, fermant définitivement sa bouche mais il gardait les yeux grands ouverts. D'un coup, il rougissait et fronçait légèrement les sourcils. Situation très, très gênante oblige. Il s'attendait à tout, pas à ça. Son attention se reportait alors sur l'allemand et il reprit doucement ses esprits.

« Je... C'est... Impressionnant... »

Crédibilité ? Zéro pointé !




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MessageSujet: Re: Mousse à raser et botanique [pv: Sayoran R. Robin] Mar 13 Aoû - 21:08

Le jeune homme perçut un mouvement dans le bras de l'étudiant. Il suivit du regard l'index levé de l'étudiant. Dans sa trajectoire vague, son bureau, le sol ou même le lit. Sur le bureau, des pages manuscrites positionnées de telles sortes qu'elles puissent toutes être rectifiées rapidement. Sur le lit, des objets en tous genre ne trouvant par conséquent pas de place sur le bureau. Celui-ci en lui même était fait. Le fait était simplement que par habitude de finir par s'endormir sur son siège et son bureau il aurait pu s'écouler trois semaines sans que celui-ci ne subisse son usage premier. Le sol quand à lui était ce qu'il y avait de plus normal. Une surface plane par endroit où quelques enjambées permettaient un passage en toute sécurité.

  Il revint immédiatement croiser les yeux de Sayoran quand il bégaya quelque chose d'absolument incompréhensible. Il y avait bien un problème. Peut-être étais-ce l'étudiant qui avait aperçu un fantôme. Peut-être faisait-il un peu chaud. Dans ce cas il était déshydraté ? Pourquoi son visage exprimait-il alors le traumatisme. Syrenn ne bougeait plus tout en essayant de trancher entre les diverses hypothèses. Quand il vît l'étudiant devenir rouge, il opta pour la chaleur. Doucement, il fît glisser ses paumes loin des joues de Sayoran et relâcha son visage. 

 La situation n'était pas forcément évidente à gérer mais il devait bien y avoir une solution. Après tout, tant que Sayoran parvenait à rester debout et à aligner deux mots, le problème n'était pas si grave même si ceux-ci n'avaient pas beaucoup de signification. Le jeune homme se dirigea vers le fond de la pièce où il fît coulisser la porte de son placard ce qui eut pour effet de faire céder l'étagère la plus haut qui partit s'écraser sur celle située en dessous. Syrenn devait le reconnaître, placer une douzaine de litres de bouteilles d'eau à cet endroit n'était pas la meilleure de ses idées. Qu'importe, il s'occuperait de ce détail plus tard. Dans l'optique, il les avaient maintenant sous la main. Il en prit une, referma le placard provoquant un nouveau bruit de chute et se dirigea l'air de rien vers Sayoran lui tendant une bouteille. 

"Quel est le problème ?" 

D'une certaine façon, l'allemand ne pouvait pas s'empêcher d'évoquer intérieurement la possibilité que l'étudiant ne soit pas venu chercher quelque chose mais tout simplement le trouver. Il visualisait déjà l'emplacement du livre que Sayoran lui avait prêté. Àprès-tout, si ce n'était pour le voir, alors pour quelle autre raison ?
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MessageSujet: Re: Mousse à raser et botanique [pv: Sayoran R. Robin] Mar 13 Aoû - 22:16



O.M.G.

Il restait un instant, observant où il pourrait à nouveau poser les pieds... Non pas là, là non plus... Il fut pris d'une crise de démangeaison abominable, ainsi ses mains vinrent secouer sa tignasse si soignée. Finalement, elle ne ressemblait plus à rien... Une mèche allait d'un côté, tandis que les autres partaient en l'air, comme une explosion chimique mal tournée. Il clignait des yeux, sursautait presque un son produit à ses côtés. Il se tournait vers Syrenn qui revenait une bouteille d'eau, la lui tendait comme si rien ne s'était passé. Sans refuser, il prenait la bouteille doucement dévissait le bouchon et avalait une énorme gorgée. Si cela avait été de la vodka, ça aurait été le top, mais il se contenterait que de l'eau.

« Je ne suis juste pas habitué à découvrir des chambres comme la tienne. »

Paroles sans doute indélicates ou simplement incompréhensibles, mais Sayoran n'arrivait pas à faire plus subtil. Ses cheveux dans tout les sens possibles, il continuait de cligner des yeux.

« Ce bruit... Quelque chose est cassé ? »

Il fallait admettre que le bruit était plutôt suspect et que Sayoran avait été tout de même alerté par celui-ci. Il tentait avec incertitude, enjamber les affaires qui traînaient sur le sol. Parcours du combattant fois dix. Confronté à la chose la plus insupportable selon l'irlandais, il tentait de prendre sur lui et lever les jambes le plus haut possible. Il manquait de se casser la figure, perdant l'équilibre plus de deux secondes, puis se reprenait rapidement. Ses bras firent des mouvements comme si il tentait de voler pour reprendre contrôle de son équilibre. Sérieusement, il n'arrivait vraiment pas à en revenir.



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MessageSujet: Re: Mousse à raser et botanique [pv: Sayoran R. Robin] Mar 13 Aoû - 23:06

Dans un cas de déshydratation, il valait mieux boire l'eau à petites gorgées et non comme Sayoran venait de le faire. Celui-ci venait de se décoiffer. Ce n'était pas une déshydratation qui le mènerait à cette extrémité n'es-ce pas ? Syrenn sentit l'air. C'était bien là une odeur de propre. Après tout, il n'y avait aucune denrée alimentaire périssable ou odorante dans cette pièce. Quel était donc le problème avec sa chambre pour que l'étudiant s'en trouve dans un tel état. Sceptique, l'allemand leva un sourcil. Il ferait cracher à l'étudiant ce qui le dérange dans cette pièce. Peut-être serais-ce simplement la ligne de dissociation quoi qu'elle puisse être compréhensible quand chacun des colocataires avaient besoin de leur "espace vital". 

"vraiment ? Et de quelle façon décrirais-tu ma chambre ?" 

Sayoran semblait avoir quelques difficultés à se déplacer. Effectivement, comme dans un champ de mine, il y avait bien une danse à mémoriser pour ne pas endommager le territoire. Un pas en avant, trois en arrière, deux en bié puis un dernier sur la gauche. Tel était par exemple le dessin pour atteindre le bureau. Il n'y avait rien de gênant à ce que l'étudiant ne le visualise pas. Après tout, dans les quelques chambres qu'il avait visitées comportant une organisation ne serais-ce qu'un peu similaire à la sienne, les pas en arrière n'étaient pas couramment employés. Désormais, le jeune homme ni faisait plus attention. Il devrait surement complètement réorganiser son rangement d'ici quelques jours. Un pas en bié au lieu de deux paraissait soudain plus approprié. 

Maintenant il s'inquiétait pour un simple bruit ? Ne connaissait-il pas l'effet plus qu'embêtant domino des étagères ? C'était décidément particulièrement curieux mais si Sayoran tombait la tête la première non seulement ruinerait-il un équilibre instauré il y avait une semaine de cela mais en plus serait-il à même de se blesser. Sans la moindre difficulté, l'allemand franchit la pièce et atteint Sayoran dont il prit la main pour que celui-ci puisse prendre appui. La main légèrement légèrement surélevée, il se servit du déséquilibre de l'étudiant pour le faire pivoter doucement comme on aurait pu le faire dans une danse de salon afin qu'il se retrouve face au chemin qui mènerait au siège. 

"Ne t'en fais pas à ce sujet. Ne voudrais-tu pas plutôt t'asseoir ? Tu m'as l'air en difficulté" 
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MessageSujet: Re: Mousse à raser et botanique [pv: Sayoran R. Robin] Ven 16 Aoû - 14:28



Cauchemars ?

Récapitulons. Il était dans une chambre, okay. La chambre commune de Syrenn, okay. Une chambre en bordel o- nan pas okay ! Même si Sayoran  n'était pas du genre à pénétrer l'espace vital des autres, voir une chambre dans cet état lui donnait une incontrôlable envie de ranger la sienne. Cependant, l'irlandais pris juste l'initiative d'enjamber les objets. Il perdait l'équilibre, tentant de se soutenir dans le vide. Bien vite, la main de l'allemand vint l'aider, le faisait pivoter avant de s'arrêter pour lui faire face. Il rougit très légèrement, plongeant son regard dans celui de Syrenn.

C'était quoi cette maudite réaction de pucelle ?! Bordel, si il avait imaginé cette scène, elle sortait tout droit d'un film sans fond. Fallait pas chercher, merde. Il soupirait en acceptant de bien volontiers s'installer.

« Volontiers. » , il marquait une pause en regardant autour de lui, « Ta chambre ressemble à un de mes cauchemars... » , il réalisait l'impact de ses paroles et se tournait vers Syrenn, « Enfin, ne te vexe pas, c'est juste... Je suis maniaque en réalité... »

Placer Sayoran et délicatesse dans une même phrase ? Fallait pas rêver. Quoi que... Ahah, bien joué le rouge, t'as fait fort si t'avais envie de vexer autrui.






Dernière édition par Sayoran R. Robin le Jeu 5 Sep - 19:02, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Mousse à raser et botanique [pv: Sayoran R. Robin] Ven 23 Aoû - 22:19

Les expressions de Sayoran restaient des plus convoitées. Ne serais-ce que la façon dont il avait rougit suffit à déverser un flot de pensées obscènes dans l’esprit du jeune homme. Il se raccrochait tout de même au moment, évitant de s’égarer dans une scène non escomptée. Revenir à l’essentiel, oublier le superflu. Un cauchemar ? Sa chambre ? Syrenn Jeta un regard derrière lui relâchant son attention quelques instants. Il tenta de faire un rapprochement avec ce qu’était censé être un cauchemar. Il ne se souvenait que très rarement de ses rêves et sa seule connaissance de cet autre mot était « peur ». Donc c’était une première chose. Sayoran avait ‘’peur’’ de sa chambre. Le jeune homme avait décidément du mal à cerner les paroles de l’étudiant. Maintenant s’ajoutait un autre élément. Ce qu’il disait paraissait si simple et pourtant. Syrenn devait se vexer ? C’était donc un reproche. Il devrait peut-être se mettre en colère. Ce serait une réaction logique mais il n’en avait juste pas envie. Il n’avait aucune nécessité à faire cela.

« Ne t’en fais pas, tu n’es pas le premier à ne pas comprendre mon organisation. »

Un frisson tortura le dos du jeune homme. Il se figeait, ne pouvait se retourner. Ne pouvais pas même regarder Sayoran dans les yeux. L’étudiant n’était pas maniaque. Il ne pouvait pas être maniaque ! Ce trait de caractère serait commun à son colocataire. Le jeune homme n’osait pas imaginer ces deux personnages comme ayant des points communs. Soudains, un autre sautait aux yeux de l’allemand. Non seulement tous deux étaient maniaques mais ils étaient des hommes. Ils avaient désormais deux points communs. Syrenn ne pouvait maintenant plus regarder Sayoran dans les yeux, obnubilée par la crainte de trouver un autre rapport avec le gamin qui partageait sa chambre. Après une dizaines de secondes fixes, le jeune homme reprit tentant de passer un semblant de naturel dans son esquive optique.

«Si tu es là, tu dois avoir quelque chose à dire. Tu préférerais qu’on aille discuter ailleurs ? »

Dans tous les cas, son colocataire n’allait pas tarder à refaire surface. Une fois qu’il aurait utilisé une loupe pour trouver son unique poil au menton, il reviendrait à la charge. Peut-être bien pour le garder en souvenir qui sait. De plus, même si Syrenn prenait grand plaisir à découvrir les détails constituant le caractère de Sayorann, il ne prenait étrangement pas grand plaisir à le sentir mal à l’aise. Bien que cela fusse normal pour l’allemand et que l’étudiant aurait dû savoir gérer cette situation, le jeune homme se voyait d’une certaine façon responsable de son état. Etant donné qu’il s’était placé en spectateur devant la chambre de Sayoran, il ne pouvait pas se faire acteur du jour au lendemain.
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MessageSujet: Re: Mousse à raser et botanique [pv: Sayoran R. Robin] Jeu 5 Sep - 19:40



Réaction idiote.

Parce qu'en plus, il appelait ça de l'organisation ? Sayoran n'en croyait ni ses yeux, ni ses oreilles de toute façon. Il se disait qu'il devait s'y faire, qu'il devait respecter ce... Sens de l'organisation. Il sourit finalement en fermant les yeux, secouant la tête doucement. Ce serait de toute évidence intéressant de voir comment se déroulerait les choses entre-eux deux. Il se disait également que si il n'avait pas connu sa vie telle qu'elle avait été, alors il serait devenu... Bordélique ? Mon Dieu, tout, mais pas ça... Il chassait cette pensée et ouvrait les yeux sur Syrenn qui lui tournait le dos.

« Chacun a sa manière de faire, même si j'avoue être perdu dans tout ce méli-mélo. »

L'allemand se retournait, esquivant en beauté le regard de l'irlandais. Celui-ci fronçait les sourcils en ne cherchant pas plus loin. Bah, ce ne devait pas être si grave. Sayoran passait une main derrière sa nuque, un semblant de gêne sur le visage. L'irlandais avait toujours été honnête sur ses agissements, mais là, était-ce un argument valable pour venir voir l'allemand ? Non, cela n'en était pas un.

« Officiellement, je suis venu te demander le livre que je t'avais prêter. Officieusement, disons que je ne l'explique pas, mais j'avais besoin de te voir... »

Il agissait comme une adolescente en hystérie devant son ''prince charmant''. Ça faisait fille, ses gestes, ses pensées, ça faisait fille. Pas qu'il détestait le genre féminin, au contraire, mais il se rendait compte qu'il était un peu trop cliché pour être naturel. Ou alors était-ce bien le contraire. Qu'il cachait son naturel bien trop cliché pour lui sous un masque totalement artificiel. Oui, c'était bien ça. Il passait une main sur son visage en soupirant d’agacement.

« Merde, c'est tellement débile comme réaction... »

L'instinct dépasse souvent la raison.




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MessageSujet: Re: Mousse à raser et botanique [pv: Sayoran R. Robin] Ven 6 Sep - 20:23

Troublant, extrêmement gênant même.  Une lutte profonde se jouait. Se retourner et entretenir une conversation ou continuer d’esquiver la conversation. On ne pouvait pas s’adresser à autrui sans le regarder. Non ? Un, deux, trois, soleil. Oui, c’était bien ce jeu que cet espace lui rappelait. Il y avait bien un rapport ! Des joueurs, une personne qui ferme les yeux alors que l’autre… Quelle étaient les règles ? Peut-être devrait-il demander à Sayoran. Il serait fort possible qu’il puisse répondre à cette interrogation. Syrenn n’en avait après tout aucune idée. Pourtant ce souvenir était assez intéressant. Son unique souvenir d’un jeu d’enfants. Il n’y avait jamais participé. L’allemand encore une fois s’était contenté d’observer. Le jeune homme était décidé. Il voulait jouer à un, deux, trois, soleil ! Avec qui ? Sayoran était derrière. Mais il ne pouvait pas le regarder… Il y avait besoin de se voir pour ce jeu ? Ce serait embêtant. STOP ! Conversation, ils conversaient. Il avait posé une question déterminante. Hors de question de l’ignorer. Pour autant, il était impossible de discuter de dos. Simplement irréalisable. Si une conversation devait réunir deux protagoniste ne pas profiter de la vision signifierait entretenir un dialogue à un et demi. Zut, voilà qu’il avait perdu une valeur auditive. Il ne pouvait pas faire impasse sur des phrases comme cela. Syrenn planta son regard sur le sol, son bureau, le plafond. Tous étaient bien trop porteurs d’inspiration. L’une des dernières cibles possibles étant Sayoran qui se révèlerait peut-être comme ressemblant à son colocataire. Ne pas secouer la tête. Ce pourrait être pris comme une négation ! Le jeune homme laissa retomber sa tête dans sa main au moment où il fît vraiment face à l’étudiant. Au moins, il n’aurait pas à le voir.

Syrenn relevait soudain la tête laissant sa main glisser le long de son visage et interrompant son parcours à hauteur du torse. Le voile tombé laissait apparaître une expression mêlant le choque et la recherche dure et cruelle d’un mensonge au travers d’un regard plein de reproches. A l’instant, ce que Sayoran venait de dire, ces quelques syllabes. Le jeune homme n’hésitait plus un instant à croiser son regard. Sa voie, cette sélection lexicale, tout ceci n’était en rien son colocataire. Pour autant, était-ce là bien l’étudiant qu’il avait rencontré à plusieurs reprises. Si le jeune homme avait souhaité une charmante personne à câliner, ce garçon aurait fait partie des dernières personnes sur sa liste. Qu’était devenue la paillette de fascination qui avait sue l’embraser. Pire que tout, l’allemand ne voyait absolument pas comment réagir et restait bouche bée face à cet aveux. Il voulait que Sayoran lui raconte une série de bobards quant aux raisons de sa présence dans cette pièce. Qu’il joue avec l’attirance que Syrenn éprouvait à son égard. L’honnêteté n’avait rien à faire ici. La vérité ne pouvait pas exister dans cette situation. Elle était simplement intolérable. Le jeune homme tourna violement des talons et se dirigea vers la porte. Il serra la poignée un instant. Il n’avait aucune envie de fuir ce qui arrivait. Il n’aimait pas penser que l’étudiant ne serait plus jamais sur son parcours. Il n’aimait pas supposer que son caractère quel qu’il fût puisse tomber ailleurs. L’allemand lâcha progressivement la poignée et prit une grand inspiration avant de faire demi-tour en direction de sa moitié de chambre et de se figer face à Sayoran. Son regard n’était en rien celui d’un amant mais celui d’un ennemi vous testant pour justifier sa haine.

« En quoi avais-tu ‘’besoin’’ de me voir. »

Syrenn avait vu cet aveu de la part de Sayoran comme une pure tradition. Peut-être n’étais-ce tout simplement pas le bon moment pour venir le quérir avec des paroles pouvant lui rappeler que comme tous il est peut-être encore capable de s’enticher de tout ce qui est matériel.L’intonation n'était alors pas même celle d'une question.
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Sayoran R. RobinSchizophrène Incestueusement Narcissique
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MessageSujet: Re: Mousse à raser et botanique [pv: Sayoran R. Robin] Sam 7 Sep - 20:43



Barrière.

Quand on a rien d'autre à faire, on regarde autour de soi, non ? C'est ce que faisait Sayoran, alors que Syrenn lui tournait toujours le dos. La réaction de l'allemand alertait alors l'irlandais, qui le regardait prendre la porte. Il soulevait un sourcil en se demandant ce qu'il allait faire... Avait-il prêté le livre à quelqu'un d'autre ? Ou encore moins pire, fuir. Il était vrai que sur ce coup-là, Sayoran avait mérité qu'il se fasse repousser comme un poisson pourri. Il fronçait pourtant les sourcils quand l'allemand vint se poster face à lui, le regard noir exprimé bien tant de fois sur un visage. Sayoran le connaissait, ce regard. Il n'en avait aucunement peur, au contraire, cela l'amusait au plus haut point. Voir cette expression embellissait le visage du rouge, juste parce que cela l'amusait. Au fond, Sayoran était mauvais, tout transpirait en lui une mauvaise personne, un corbeau croassant, cynique sans aucune morale humaine. Ouais, c'était lui tout craché. Il avait beau cacher une certaine fragilité, Sayoran demeurait démon suintant les ténèbres. Il transparaissait un semblant d'humanisme pour se jouer des sentiments d'autrui. Cependant, ce sourire narquois disparu bien vite alors que l'allemand se remit à parler. Une voix si enjouée à l'accent irlandais encore un peu présent se transformait. Glaciale, piquante, froissante par moments. Il n'avait pas envie de jouer, il avait bien refroidit après les paroles froides de Syrenn.

« Oublie. J'viens récupéré mon livre, point barre. »

La barrière invisible qui jusque là avait été brisée par endroits se renforçait soudainement. Inexpressif, Sayoran regardait dans les yeux Syrenn. C'était bien joli de croire à des idioties, mais Sayoran en avait assez baver dans sa p'tite vie merdique pour en subir encore des conséquences qui aggravaient sa personne. Il se levait de la chaise, enjambant habilement cette fois le sol. Mémoire visuelle oblige. Il évitait habilement Syrenn sans lui accorder un regard puis, se postait devant la porte en cachant les mains dans ses poches. L'ambiance qui jusque là avait frisé le ridicule devint plus tendue, presque électrique autour de l'irlandais qui restait là, à attendre qu'on se décide enfin à lui rendre son putain de livre.

« Et ça sert à rien de vouloir savoir, j'ai rien à dire. »

Encore une fois, sa voix était froide, sèche. Un semblant de colère peut-être, enfouit dans sa gorge. Il ne bougeait pas, n'esquivant même pas l'allemand du regard justement, il ne le lâchait pas. Il sortait sa main droite et la tendait vers Syrenn.

« J'veux juste mon livre. »





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MessageSujet: Re: Mousse à raser et botanique [pv: Sayoran R. Robin] Sam 7 Sep - 21:57

Pas un instant, Syrenn ne quitta Sayoran des yeux. Celui-ci ayant perdu en une fraction de seconde tout ce qui avait contribué à fonder la fascination du jeune homme, l’étudiant n’était maintenant qu’un intrus sur son territoire. Un étranger que l’on ne pouvait s’empêcher de suivre du regard dans le doute d’un couteau enfoncé dans notre dos. Son regard conservait ce ton défiant alors qu’un sourire furtif transgressait le visage de celui qui lui faisait face. Etait-il déçu ? Pourtant, Sayoran devrait s’y faire. L’allemand était un être humain. Un sujet plein d’aprioris sans fondements et œuvrant pour son dessin personnel. Le ressentiment du jeune homme envers cet étranger s’enflamma au moment où son inexpressivité surgit. Après tout, il avait eu raison de placer un doute en cet étudiant. Personne n’était à même d’égaler l’idéal que Syrenn s’était fixé car il était bien un idéaliste. Il n’était plus certain de vouloir connaître Sayoran. D’une certaine façon, ne s’étaient-ils pas rendu service en agissant ainsi ? L’allemand n’avait strictement rien à faire dans une relation. Il ne pouvait pas s’engouffrer dans une chose dont il serait incapable de voir le fond et pourtant, telle était l’allure des choses il y avait quelques secondes de cela. Après tout, une erreur n’était jamais commise tant qu’elle pouvait être réparée. Après un certain temps, le jeune homme avait retrouvé son sang-froid. Son regard n’était plus méprisant. Il ressemblait d’avantage à ce que vous pourriez subir en croisant un parfait inconnu dans la rue. Cet air ne parvint jusqu’au visage que lorsque Sayoran l’eut dépassé pour rejoindre la porte.

Il n’y avait aucune nécessité de répondre à l’étudiant. Après tout, ce n’étaient pas des questions et Syrenn n’était pas un curieux indiscret. Il n’avait pas particulièrement envie de parler à cette personne. C’était inutile et peu lucratif. L’allemand avait toujours su proportionner ses mots en fonction de son intérêt et à présent si peu lui venaient à l’esprit. Sans détacher ses yeux de Sayoran, le jeune homme se pencha pour saisir le bouquin sous plusieurs feuilles encrées récemment. Celui-ci était alors fermé. Il avait pris la peine de relire certains passages pour mieux comprendre qui était l’étudiant. A présent, ça paraissait ridicule. Il ne savait pas s’il avait fini son ouvrage et ça lui était bien égal. Ce n’était pas sa propriété, pas son histoire. Sans donner un coup d’œil au sol, Syrenn parcouru le chemin jusqu’à la porte de façon mécanique. Il le répétait tellement que le jeune homme n’eut qu’un mot de sa propre participation à fournir sur ces ceux-ci. Quand il posa le bouquin dans la main tendue de Sayoran.

« Ton livre. »

Un simple ton à la limite du jemenfoutisme et une démarche dans le geste visant simplement à échapper à tous contacts physiques avec l’étudiant. C’était mieux ainsi. L’allemand tournait des talons fermant ses yeux sur Sayoran, attendant qu’il disparaisse. Autre chose avait disparu de son bureau. Ne souhaitant corner les pages d’un livre qui n’était pas le sien, le jeune homme y avait glissé une marque page, suffisamment fin pour ne causer aucun dommage. Suffisamment fin pour qu’on ne le distingue pas au premier coup d’œil.  Une minuscule mode d’emploi au nom d’un somnifère plus connu sur le marché comme Noctamide. Classe thérapeutique : Neurologie/psychiatrie.  Excipients : Lactose, amidon de maïs, polyvidone, magnésium stéarate. Statut : Médicament soumis à prescription médicale.
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Mousse à raser et botanique [pv: Sayoran R. Robin]

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