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Un souvenir qui meurt n'a plus aucune utilité. [ft. Syrenn]

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Sayoran R. RobinSchizophrène Incestueusement Narcissique
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MessageSujet: Un souvenir qui meurt n'a plus aucune utilité. [ft. Syrenn] Dim 8 Sep - 20:46

Rappel du premier message :



Quand on ne sait pas où nous foutre...

Silencieux, clignant des yeux. Les lèvres scellées, Sayoran notait sur une feuille de papier. Le cours qui avait bien commencé jusque-là était quelques fois perturbé par des cancres. C'était presque insoutenable pour l'irlandais qui écoutait le cours d'une oreille distraite. Il s'efforçait d'être attentif, il savait qu'il aurait un devoir sur le sujet. Comment faire le point après le mois qui venait de s'écouler lentement ? Si au début c'était amusant, aujourd'hui ce n'était plus qu'un souvenir mort. Ça n'avait plus lieu de continuer de vivre, ce souvenir si perturbateur. Sayoran n'avait même pas tenter d'ouvrir le livre qu'il avait été chercher dans sa chambre. Pourtant, il n'avait pas hésité à le laisser dans son cartable, mais sa capacité à essayer de l'ouvrir lui avait fait faux bond, avec ce souvenir d'avoir éprouver de l'exaltation, un semblant de bonheur au moins une fois dans sa vie. Il clignait des yeux, revenant à la réalité. Les faits étaient concrets ; même si il ne pouvait s'empêcher d'y penser, Sayoran savait que cela n'était plus d'aucune utilité. 

« S'il vous plaît, du calme derrière ! » 

Le professeur de géographie était une personne qui manquait tant de confiance en lui. Sayoran l'avait toujours trouvé pathétique à essayer de faire de son mieux pour s'imposer au sein d'une classe des plus... Mouvementée. Cela ne plaisait pas à l'irlandais, mais il devait faire avec et de plus, cela commençait sérieusement à l'agacer. L'autre derrière se remit à parler, comme si il n'avait rien entendu. Dans l'état dans lequel était Ruby, ce fut comme la goutte débordant du vase. Celui-ci se tournait vers l'élément perturbateur et froidement, les gros mots s'entrechoquèrent dans la pièce tels des morceaux de verre. 

« Si tu comprends pas ce qu'est se calmer, j'vais te le dire franchement. Ta gueule. » 
« Tu me cherches le rouquin ? Arrêtes de faire le chouchou. »
« Si tu ne la boucle pas, je te promets que tu vas regretter le mot ''chouchou''. »
« Robin ! Ayoshi ! Vous aurez une retenue à la fin de ce cours ! »

Sayoran soupirait. Voilà qui était bien sa veine. Bah, il n'en avait plus rien à faire, il pourrait éviter de réfléchir au moins, cela ne lui fera pas de mal... La sonnerie retentissant dans le couloir annonçait enfin la fin des cours et alors que Sayoran se préparait à rester dans la classe, le cancre l'empoignait en le menaçant. Le poing partit tout seul, comme un geste automatique. Un mouvement incontrôlable qui frappait une surface lisse. Une joue. Ce fut comme un champs de bataille, une guerre déclarée par le sang et les grossièretés...

Voilà pourquoi il se retrouvait dans une salle de classe vide, à l'écart de tout le monde. Évidemment, il avait été le seul à se faire sermonner, mais l'irlandais n'en avait plus rien à faire. Il passait une main délicate sur son œil étrangement gonflé, aux couleurs violacées. Il soupirait après avoir sursauté de douleur, la mâchoire crispée. Il envoyait le banc valser plus loin en balançant une injure au passage. 

« Putain ! »

Au même moment, la porte s'ouvrait, laissant passer un adulte. Il croisait les bras, les sourcils froncés.

« Jeune-homme, vous allez replacer ce banc là où il se trouvait. »
« Allez vous faire voir. »
« Et bien, vous me ferez le plaisir d'aller voir le directeur après avoir nettoyer cette classe. Et si j'ai le malheur de vous voir vous battre avec monsieur Nicolas, je vous promets le contrat. »

Le nom de famille prononcé par l'adulte fut comme une électrocution dans le corps de Sayoran qui afficha une mine d'un presque dédains, marié à la surprise. Il se contentait alors de baisser les yeux, les sourcils froncés. 'Chier !





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Syrenn NicolasMembre
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MessageSujet: Re: Un souvenir qui meurt n'a plus aucune utilité. [ft. Syrenn] Mar 17 Sep - 2:51

Ce n’était pas ses affaires. Ça ne le regardait pas. Sayoran était un adulte ou du moins s’en donnait l’air. Tout ceci ne le concernait en rien et il n’avait pas à mettre son nez dans ses affaires. C’étaient pourtant ces quelques lignes qui faisaient enrager Syrenn. Il n’avait pas d’explications à donner à cela. Un simple pincement nerveux rendant les ricochets de ses doigts sur son bras plus rythmé et plus douloureux. Malgré le fait que leurs conversations sans queue ni têtes aient permis jusque-là une nette amélioration dans l’humeur du jeune homme, celle-ci était balayée par ces dernières remarque. L’allemand était crispé, le fil était coupé ? En tous cas, il semblait se rapprocher dangereusement de la rupture. La rupture où Syrenn déciderait de prendre ses stupides états d’âme insensés pour s’en aller les déverser ailleurs. Trouver le sommeil ce soir ne serait à nouveau pas chose aisée. Comprimés ou pas, il faudrait doser la chose pour la rendre efficace. Un coup tout, un coup rien, cette situation commençait sérieusement à emmerder le jeune homme. L’évocation d’une femme ne fût pas particulièrement surprenant. Après tout, il fallait bien que son sourire soit dédié à quelqu’un. La description que Sayoran en fît suffit à répugner l’allemand un instant. L’image que Syrenn en tirait était difficilement autre que celle d’une catin. Mais n’étais-ce pas censé être le déroulement logique de la chose ? Leur histoire commune ne se résumait finalement qu’à une nuit. Nuit où le jeune homme n’avait pas su être particulièrement maître de lui. Il n’y avait rien d’autre. Ils n’avaient jamais été amis. Ne s’étaient jamais fréquentés sur une base relationnelle plus « romantique ». Si sa mémoire ne lui faisait pas défaut, il semblait même qu’ils ne s’étaient jamais embrassés. Le souvenir des paroles de l’étudiant avant le grand dérapage effleurèrent le jeune homme. N’était-ce pas là ce sur quoi cette journée aurait pu déboucher si l’allemand s’était montré plus ouvert ? Encore une fois, il n’y avait pas de regrets à avoir. Cette auto-persuasion même n’était plus suffisamment efficace. Syrenn avait rejeté nettement ce que Sayoran avait souhaité lui dire. C’était ainsi. Il n’y avait plus grand-chose à faire à ce sujet et il était normal pour l’étudiant de fréquenter quelqu’un lorsqu’il n’y avait rien eu. Il n’y avait pas de trahison à percevoir même si d’une certaine façon c’est ce sentiment qui heurtait le jeune homme. Il était donc possible de se bruler sans toucher la source de chaleur ? A rester trop près, la brulure est inévitable et souvent plus grave qu’un touché momentané. Il y avait une chose pire encore que l’apparition de cette fille dans le dialogue. « Ces moments-là ». Que voulait dire l’étudiant par là ? Que lorsqu’il rencontrait le jeune homme il n’avait qu’une envie qui était de coucher avec une fille ? C’était un peu trop pour laisser l’allemand neutre. Pourtant, il ne pouvait simplement rien dire ce n’était pas son… Si c’était bien là son problème. Syrenn quitta son siège. A six minutes près, ce n’était pas cela qui allait l’empêcher de partir.

« J’avais prévu de passer par ta chambre. »

Un passé, c’était là la colère qui parlait. Le ton était indifférent comme s’il s’agissait d’une parole anodine mais la crispation dans les muscles du jeune homme était bien là. La préméditation était alors minime. Une pensée éclaire qui bien qu’illogique semblait la plus appréciable. Il n’y avait pas plus insensé que cela et l’esprit de Syrenn déjà tentait de le faire revenir à la raison sans résultats. L’allemand conservait une distance comme de l’ordre de la sécurité. Il avait été brulé une fois, il ne souhaitait pas renouveler l’expérience. Pour autant, il n’était pas suffisamment éloigné pour se protéger. Sayoran était une drogue. Une substance consumant le jeune homme après chaque consommation mais le ramenant irrémédiablement sans qu’il en connaisse la raison.
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MessageSujet: Re: Un souvenir qui meurt n'a plus aucune utilité. [ft. Syrenn] Mar 17 Sep - 13:13



Une blague de mauvais goût.

Peut-être c'était mal de jeter tout son dévolu sur une bouteille, mais Sayoran ne pouvait faire autrement. Depuis un moment, il était complètement dégoûté des contacts physiques. Il n'avait même pas réussi à coucher avec une fille qui ne demandait que ça. Il s'était d'abord cru fou, et puis il avait compris qu'il était bien trop énervé pour toucher une peau inconnue contre lui. Pourquoi était-il rendu aussi... Bizarre ? Cela n'était jamais arrivé et voilà qu'en rencontrant Syrenn, il arrivait à remettre en question ses réelles motivations ? C'était rêver debout.

Il suivait du regard l'allemand qui se levait des sa chaise. Puis, il... Wait... Quoi ? Qu'avait-il dit ? Passer par sa chambre ? C'était quoi ce délire à la con ? Sayoran ne savait pas si il devait prendre cette phrase au sérieux, ou pour une blague. Il laissait apparaître des sourires nerveux, puis fronçait les sourcils intrigué.

« Si c'est une blague Syrenn, je la trouve de très mauvais goût. »

En même temps, l'ambiance les frôlait et Sayoran compris immédiatement qu'il ne s'agissait pas d'une blague. Il secouait la tête en pinçant ses lèvres. Il avait du mal à en croire ses oreilles. Il souriait toujours nerveusement, se relevant de la chaise sur laquelle il était. Il fit trois pas en avant en écartant les bras.

« Ben fais-le ! De toute façon, je n'attends personne ! »

Il prenait ses affaires à la volée, passant à côté de Syrenn. Que ces cinq minutes restantes ne soient pas un véritable enfer. C'était déjà assez difficile de supporter les coups de marteau dans son crâne et si en plus fallait qu'il gueule, c'était mort pour sa bouteille. Il posait sa main sur la clenche, ouvrant la porte d'un geste brusque. Il regardait sa main sur la porte, le regard vide.

« Maintenant, tu m'excuseras, mais j'ai une douche à prendre et Madame bouteille de vodka à déguster. »

Il ne comprenait même pas son comportement. Allait-il partir ou rester là ? Il entendit des pas dans le couloir et rentrait à nouveau dans la classe, refermant derrière-lui la porte. De dos à la porte, il posait une oreille sur le battant de bois pour écouter attentivement en fronçant les sourcils.



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Syrenn NicolasMembre
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MessageSujet: Re: Un souvenir qui meurt n'a plus aucune utilité. [ft. Syrenn] Mar 17 Sep - 17:54

Une blague. En quoi cette dernière phrase pouvait même évoquer une blague. SI les précédentes auraient pu prêter à confusion, celle-ci était particulièrement claire. Il n’y avait pas l’intonation nécessaire à la plaisanterie. De plus, Syrenn n’avait aucune envie de rire. Il était très sérieux dans ses propos et voir Sayoran les dénigrer eut un effet encore plus néfaste sur les pensées du jeune homme qui bien que brouillées étaient plus claires que jamais. Aucune préméditation, simplement le présent. Ses désirs, ses craintes, ses vices dans toutes leur splendeur. L’allemand ne réagit pas à cette réponse. L’étudiant saurait au moins en tirer sa réponse. Syrenn le fixait, comme fouillant plus loin qu’il ne l’eut pu. Uniquement les yeux. Il n’y avait que cela que le jeune homme paraissait dévorer à l’instant chez Sayoran. 


Comme si bien que la proposition fût purement d’ordre physique, allait bien plus loin qu’elle ne pouvait se le permettre. Alors que l’étudiant se déplaçait en s’exprimant sur divers sujets, l’allemand ne réagissait pas. Il patientait simplement, encaissait. Lorsque Sayoran le contourna, le regard de Syrenn resta cette fois fixe comme continuant de retracer l’écho de la voie et du corps de l’étudiant. Il n’y avait pas des centaines de choses à voir. Peu de chances pour qu’une personne comme Sayoran perde son sang-froid et se mettes à crier pour une raison de ce genre. Le jeune homme n’était pas à l’image de ceux qui avaient permis la venue de l’étudiant dans ces locaux. Il n’avait pas cherché, insulté ou menacé celui-ci à proprement parlé. Pourtant, il s’emportait de la sorte. L’allemand était dans un état presque similaire. Seule sa tendance à intérioriser le plus important faisait obstacle à une expression aussi claire que celle de Sayoran. Lorsque celui-ci annonçait son départ en l’honneur d’une bouteille d’alcool le cas de Syrenn prit une nouvelle tournure. Il fronça les sourcils et quitta ses chaussures de ciment, quittant finalement sa position initiale pour se décider à suivre les mouvements suivant de l’étudiant. Bouteille ou pas, il y avait bien quelqu’un d’autre derrière tout cela. Ce n’était pas une bouteille qui s’annoncerait par téléphone. Alors que Sayoran se collait à la porte dans une motivation qui était complétement égale au jeune homme. La colère était telle que Syrenn ne savait où placer ses mots et chaque geste de sa part était suffisamment expressif pour exprimer ses intentions quelles qu’elles soient.

« Dans ce cas, je passerais en fin de soirée. »

Son esprit était ailleurs et pour la première fois de sa vie, parlait ne semblait plus rentrer dans le cadre de ses capacités naturelles. Son inexplicable obsession le guidait vers des retranchements jusqu’à lors inconnus. Un fragment de phrase avant l’instant qui coupait tout court à ce genre de discussions, le mouvement de la poignée de la porte, signifiant l’arrivée d’un autre personnage.
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