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Mélanfolia [pv:Sayoran R. Robin] (finit)

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MessageSujet: Mélanfolia [pv:Sayoran R. Robin] (finit) Ven 9 Aoû - 0:12

Le ciel hurlant et se déchirant, le noir dévorant l'abime des doux rêves au combien propices. Puis finalement des prunelles fixes et stables vrillant sous chaque coup heurtant le sol de plein fouet. Ce genre d'événements étaient bien connus et partiellement maîtrisés à notre époque. Météo est mère de tragédie et de fascinations incompréhensibles. " Dieu se cachent en toutes choses. L'orage n'est que le message de sa colère et de son indignation face à l'espèce humaine." Voilà ce qu'il s'était vu raconter durant des années. Suffisamment longtemps pour que son inconscient cherche plus loin. Suffisamment pour que le moindre grondement lui vrille les tympans Telus bruit sourd incrusté dans son oreille. Syrenn croyait bien en un dieu. Celui que son Oncle avait évoqué plus précisément. Un supérieur à tous créant la vie à partir des âges. Étudiant ses créations depuis nos yeux commenter de cruauté comme on en voit peu pire encore que l'espèce qu'il a engendré. 

Si le jeune homme était des plus indifférents face à la profondeur de la nuit, un orage n'avait pas le même effet. Une perturbation due à la chaleur pour renverser son petit monde un court moment. Après une éternité à contempler le plafond de la chambre clignotant à différents intervalles, l'allemand se décida à quitter sa position. Un endroit plus calme ou tout simplement moins exposé. Une trappe où se réfugier en attendant la fin de la tempête. Un moyen simple de fuir ses préoccupations comme il l'avait fait durant une courte période. Son chemin se traça instinctivement jusqu'aux douches. Pièce située au centre du bâtiment à l'écart du moindre relief soudain de lumière. Arrivé, Syrenn fît son chemin jusqu'à un lavabo devant lequel il se pencha, agrippant du bout des doigts les rebords de celui-ci. Une longue inspiration, une profonde expiration et revenait le bruit malvenu du temps qui le torturait jusqu'au bout. Violemment, il ouvrit un robinet le laissant couler. Le bruit surplombant légèrement le calme momentané de la pièce, le jeune homme fût tenté d'ouvrir chacun d'entre eux jusqu'à être à l'abris de l'immatériel. Revenant quelques instants à la réalité, il souleva une certaine quantité d'eau et la porta à son visage. 

Sous le jet de la douche peut-être la bavure serait-elle minime. L'allemand ouvrit l'une des cabines et fît circuler l'eau. Il n'avait pas de serviette avec lui, ça n'avait aucune importance. Sans enlever ses vêtements, Syrenn passa quelques minutes sous l'eau glaciale qui n'était alimentée en eau chaude que de 6h à 23h. Il n'avait pas la moindre notion de l'heure. Plus la même connaissance des températures. Ses chaussures postillonnant comme des éponges à sa sortie, le jeune homme les lança quelque part dans un coin de la pièce. Puis, le long d'une porte de cabine, il se laissa glisser jusqu'au sol où regardant à nouveau les figures maintenant imaginaires au plafond, il se perdait dans sa démence. Sous la douche, l'orage restait audible. À l'abri des fenêtres, le plafond continuait de clignoter. L'imaginaire confrontait Syrenn à son cauchemar. Une sentence sans mobile visant simplement à lui prouver son impuissance face au plus ridicule. 


Dernière édition par Syrenn Nicolas le Mar 13 Aoû - 10:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mélanfolia [pv:Sayoran R. Robin] (finit) Ven 9 Aoû - 0:55



Un verre d'eau.

Une élégance qu'il vêt toutes les nuits, tout les soirs. Sayoran venait d'être réveillé par le bruit du tonnerre, et même au travers des fins rideaux qui enveloppaient sa chambre dans les ténèbres, la lumière d'un flash apparaissait et disparaissait fougueusement. Il sortait un bras des couvertures en soupirant et le posait contre son front. Il sortait de son lit après quelques minutes en prenant un verre sur la table de chevet. Il avait cette habitude d'en garder un à ses côtés au cas où, car le jeune homme avait soif la nuit. Il se souvenait alors qu'enfant, il se relevait la nuit en sueur après avoir rêvé de ces corps enflammés. Aujourd'hui ce n'était plus qu'une banalité.

Il ajustait son kimono qui traînait sur le sol, un voile doux et l'ombre irlandaise fantomatique se déplaçait dans le couloir jusqu'aux douches. Il posait sa main sur la clenche et en entrant, il passait une main dans ses cheveux, allumant les lumières. L'intensité des néons faisait mal aux yeux et l'irlandais frottait ses paupières en grognant.

« … Ils ne peuvent franchement pas faire dans la dentelle ces japonais... »

Sur le coup, il fallu le temps pour que ça lui monte à la tête et qu'il se mette à rire. Pour ça, il avait le sang en fusion ces petits jeunes. Il secouait la tête comme si il se rendait compte de son propre ridicule. Il ne fit pas attention à la silhouette postée plus loin dans une cabine, où l'eau coulait encore. Alerté il relevait le visage et s'avança vers la cabine. Sa main passait d'abord, et comme un petit enfant curieux, sa tête suivit très vite. Telle ne fut pas sa surprise lorsqu'il croisa le corps trempé jusqu'à l'os de Syrenn. Il sourit et s'appuya contre le carrelage mural. Il croisait les bras, son kimono se délaissant sur ses bras, laissant ses épaules prendre l'air frais des douches.

« Tu sais que tu vas finir par attraper un rhume de la sorte. Bonsoir Syrenn. »




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MessageSujet: Re: Mélanfolia [pv:Sayoran R. Robin] (finit) Ven 9 Aoû - 1:35

Une voie, le garçon baisse la tête. Quelque chose entrave son champ de vision. Une chose qui connaît son nom. Les flash de lumière ne s'interrompent pas et Syrenn penne à distinguer de quoi il peut s'agir. Le jeune homme lève un bras qu'il poste au dessus de son front pour parer ce qui trouble sa vision. Il reconnaît finalement le personnage. La respiration de l'allemand est saccadé et c'était là de loin l'une des situations de sa vie qu'il préférait conserver comme une "distraction personnelle". Alors que L'arrivant parlait de rhume, le garçon réalisait, il était trempé et avait froid. Un éclair de génie dans une situation chaotique. Syrenn en prenant appui sur une main se relève et contourne Sayoran. Pour sortir de la cabine. 

"bonsoir Sayoran, on profite de la nuit pour partir en excursion ?" 

Sous le bruit de ses pas, le claquement de ses pieds humides sur le sol et encore ça bruissement sourd arrachant un léger spasme sur la nuque du jeune homme. Il ignorait, avançait à nouveau jusqu'aux lavabos les yeux mis-clos pour ne pas être ébloui par son imagination qui se jouait encore de lui. Il ne regardait pas l'intervenant comme il l'aurait fait un autre jour. Il lui tournait simplement le dos pour se concentrer sur son cas déjà suffisamment difficile à gérer. Une fois à hauteur des lavabos qu'il dût repérer au toucher, Syrenn enleva son t-shirt laissant transparaître sa peau humide à l'air frai de la pièce. Il essorait à présent son habit comme on l'eut fait après une bataille d'eau. Un mouvement de poignet plein de force pour annihiler les tremblements du froid comme de la terreur. 

"Ce n'est pas vraiment un problème. Si je tombe malade c'est que je l'aurais cherché" 

"On ne récolte que ce que l'on sème". Une réponse d'enfant transformée pour corresponde à la voie d'un adulte. Cette fois encore, le jeune homme ne cherchait pas Sayoran des yeux. Dans tous les cas et peu importe combien il pouvait le vouloir, il n'y aurait que d'incessants flashs de lumière brouillant sa vision et le ramenant au point de départ qui cette fois pourrait être pire qu'une simple douche froide. 
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MessageSujet: Re: Mélanfolia [pv:Sayoran R. Robin] (finit) Sam 10 Aoû - 13:48



Un verre d'eau.

Il attendait là, les néons coupant la vision de l'allemand. L'irlandais restait appuyé en fermant les yeux, toujours aussi souriant. Syrenn le contournait sans le regarder, filant vers les lavabos. Un bruit de tissus mouillé frôlé.

« Disons que je me réveille souvent la nuit, pour me désaltéré. »

Il se retournait devant la vision d'un corps qu'il voyait pour la première fois. Il ne dit cependant rien, comme si il se fichait de le voir tel qu'il était. L'heure n'était pas à charmer, mais à comprendre la situation. Sayoran se déplaçait vers le lavabo, là où il avait déposé son verre, encore vide. Il apercevait un léger mouvement brusque de la nuque de l'allemand au rythme du bruit sourd du tonnerre. Il arquait un sourcil. Ainsi, la faiblesse de Syrenn était l'orage ? Peut-être cela aurait été intéressant si il avait à peine rencontrer l'allemand. Oui, c'était le cas bien sûr, mais sachant Sayoran sadique, sa méchanceté ferait rapidement surface. Mais pas avec Syrenn, non et la raison était qu'ils avaient tout les deux un faiblesse. Leur propre faiblesse, et rien que pour cela, Sayoran respecterait Syrenn comme un être humain. Pas comme un chiffre, ni comme une proie. Un être à part entière. Il remplissait son verre à ras-bord pour être certain de ne plus se relever la nuit. Sayoran relevait ses épaules et se plaçait à côté du lavabo utilisé par l'allemand. Un sourire réapparut sur ses lèvres.

« Ce serait tout de même plus agréable si tu n'en attrape pas un. »

Un simple regard en biais pour inconsciemment se fixer dans le miroir. Cela le dégoutait. Sans ses lentilles pour cacher ses iris brunes naturelles, pour lui faire rappeler qu'il n'était que le fruit d'une union inexistante. Un héritage empoisonné. Il grimaçait, effaçant son sourire. L'irlandais reculait, évitant ainsi le miroir comme la peste. Il fermait les yeux un instant, perdu dans ses pensées...

L'allemand lui avait déjà parler de l'anxiété, mais percevait-il sa peur comme l'anxiété ? Deux mots qui signifiaient pratiquement la même chose. Donc effectivement, cela semblait plausible. Oui, Sayoran pouvait réfléchir, ne vous en étonne.

« Tu ne vas tout de même pas resté dans cet état ? », il marquait un silence, pour laisser à l'allemand le loisir de réfléchir, « C'est ça, n'est-ce pas ? Ton anxiété que tu qualifies de ''symptôme''. », il soupirait doucement, « Je n'attends pas de réponse, je me posais juste la question. Ma foi... »

Il retirait une des couches de son épais kimono et la déposait sur le lavabo. Un geste qui ne serait pas accepté, mais le principe restait le même, aider. Il le récupérerait de toute évidence le lendemain.

« Ce sera tout de même plus agréable que tes vêtements trempés.
Sur ce... »
, il se retournait, prêt à prendre la sortie, « Bonne nuit. »





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MessageSujet: Re: Mélanfolia [pv:Sayoran R. Robin] (finit) Sam 10 Aoû - 16:20

 Encore des mots de Sayoran ou simplement le tonnerre se mêlant au sur-moi et s'abreuvant de cette situation. Le bourdonnement incessant ornant ses oreilles, le jeune homme parvenait à entendre un son sur deux émis par l'étudiant. La seule chose dont il était certain était que l'arrivant était revenu à sa hauteur. Il ne partait pas ? Il n'avait aucune raison de rester. Syrenn ne voyait pas n'était, pas en état d'observer, ne pouvait pas comprendre. Complètement démuni face à une chose qu'il ne pouvait pas combattre, inconsciemment, il passa sa main sur sa poche. Ses somnifères n'étaient pas là. Ils étaient dans sa chambre. Où ? Il n'y avait aucun moyen de le savoir maintenant. Malgré ses difficultés les mots les plus importants de la phrase lui permettaient de comprendre le sens des paroles de Sayoran à quelques syllabes prêtes. L'évocation nouvelle de son bien être fît rire brièvement le jeune homme. Comme un souffle sec s'échappant de sa gorge. 

Après cela, voilà que l'étudiant parlait d'anxiété et de symptômes. Des termes d'après Syrenn en décalage complet avec la situation. La tension, la douleur, le cerveau en fusion comme prêt à exploser. En quoi ces éléments pouvaient-ils êtres comparables au soupçon d'être déçus par un personnage. Des mots raccrochés â des tortures comme si elles pouvaient être endurée à tous. Comme si Sayoran pouvait comprendre l'ouragan qui balayait la raison comme le sable sur la plage. Après ce "symptôme" ci venait la pitié. Oh grande amie de survie, mère d'insécurité, tueuse de fierté. Syrenn ne voulait pas d'aide on lui en donnait puis on décidait désormais de partir sans une demande en retour. Le jeune homme lâcha le t-shirt presque égorgé dans le lavabo et se raccrocha au bord.

 Serrant les dents, tentant de conserver ce qu'il identifiait comme sa fierté à ce moment entre la bordure et ses mains glacées. Il ne pouvait pas rester là. Il détourna les yeux contemplant la silhouette méconnaissable se dirigeant vers ce que devait être le couloir. Absorbé par un comportement qui n'aurais jamais été sien en autre temps, il traversa la pièce à grande enjambées effleurant du bout des doigts les lavabos longeant le mur. Arrivé à hauteur de Sayoran, il attrapa son bras le ramena pour le faire tourner puis coinça l'étudiant entre lui et le mur blanc. Sa main droite sur l'épaule gauche du "bon samaritain" et son avant bras gauche collé au mur au dessus de la tête de la silhouette. Le cœur de Syrenn battait à tout rompre et alors perceptible au travers de la veine passant par le pouce de la main frigorifiée du jeune homme. Le jeune homme irait chercher ses somnifères et avalerait le flacon entier si ça s'avérerait nécessaire. Pour autant, il ne partirait pas tant qu'il sentirait ce regard qu'il ne pouvait pas voir mais qu'il s'imaginait déjà très bien. 


"Te crois-tu à même de me regarder comme ça ?"

Il n'y avait aucun doute à ce sujet. Sayoran était bien humain. Une infamie se prosternant sans cesse devant une cours sans témoins pour se lever et les porter garant de leurs actes. Des dieux auto-proclamés s'imaginant supérieur à toutes choses et regardant de haut ce qu'il ne veulent pas comprendre. S'imaginant à hauteur de ceux à qui ils veulent faire présent de leur grâce les débarrassant ainsi de ce qui leur reste pour pouvoir se relever plus fort. Muni d'un bouclier à l'épreuve du désespoir car tellement avantageux. Du moins jusqu'à ce que le masque tombe pour se briser en miette. Car l'humain est et reste humain. Fidèle à ce que la nature à faite. Fidèle à l'ignominie qu'un dieu à conçu. 

Syrenn tentait de voir les yeux qu'il imaginait au plus profond de lui. Jugeant le jeune homme sur ce qu'il était mais avant tout sur ce qu'il ne voulait plus être. Ses doigts tremblaient comme agrippant et relâchant le mur. Son attention focalisée, il laissait finalement s'échapper sa respiration, mesure de sa crise d'angoisse. L'allemand avait beau essayer il ne voyait rien. Seul les flash incessant comme des centaines d'appareils photo postés aux abords de sa rétine et mitraillant autant que possible. Ses yeux s'ouvraient et se refermaient, clignement quasi incessant comme pour s'habituer à l'imaginaire. Obstacle presque insubmersible. 
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MessageSujet: Re: Mélanfolia [pv:Sayoran R. Robin] (finit) Sam 10 Aoû - 18:24



Toucher.

Qui disait que Sayoran avait pitié des autres ? Aucun remord, aucune culpabilité. Il se fichait éperdument d'être gentil ou méchant, cela n'avait aucun impact sur sa personnalité. A peine souhait-il bonne nuit à son camarade, celui-ci le rattrapait et le retournait vers lui. Poussé contre le mur, Sayoran fut incapable de bouger, observant Syrenn. L'irlandais était surpris de ce geste, malgré les paroles de l'allemand qu'il parvenait à percevoir. Ses yeux bruns cherchèrent ce qui n'existait pas sur ce visage. Perdu, Sayoran tentait de reprendre ses esprits. Il sourit du toucher de la peau blanche et Syrenn contre celle de son épaule.  Sur un ton qui lui ressemblait ; mélange entre le sarcastique et séducteur, l'irlandais répondait calmement.

« Peux-tu te permettre de me toucher de la sorte ? »

Ce geste eu pour effet de faire monter la température corporelle du rouge. Sa main droite frôlait du bout des doigts la peau pâle de Syrenn, Sayoran rapprochait son visage de celui de son camarade. Un soupire, déclaré comme un presque murmure. Le souffle de l'allemand lui frôlait les lèvres, mais il ne tentait même pas de faire autre chose. Il voulait se sentir désiré, jusqu'à ce que la pression se relâche. Jusqu'à même ce que le contrôle flanche.

« Tu cherches quoi exactement ? Au lieu de me laisser partir et te laisser tranquille, tu te permets de me coincer alors que tu ne sais pas jusqu'où iront tes gestes. De la sorte, tu risques de ne plus sortir de la toile qui se tisse autour de toi, au fur et à mesure. »

Même si c'était lui qui était en ce moment pris à son propre piège. A force de jouer, on fini par se prendre soi-même à son propre jeu. Il reculait légèrement la tête, ne relâchant pas son regard chocolat de celui de l'allemand qui vacillait dans les méandres de l'orage qui secouait la pièce de ses bruits terrifiants.




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MessageSujet: Re: Mélanfolia [pv:Sayoran R. Robin] (finit) Sam 10 Aoû - 20:51

Sayoran était près, suffisamment près pour que contrairement à auparavant, chacune des ses phrases surplombe le bruit du tonnerre brouillant les repères de l'allemand. Une voie délectable et franche bien réelle et ne pouvant être reproduite mais plus important, présente dans cette pièce à quelques centimètres seulement du jeune homme. Une exploitations détournée des mots de Syrenn. La réponse y était très claire. Il pouvait actuellement tout se permettre. Toucher l'étudiant n'était qu'une action parmi tant d'autres. Au grand combien incomparable avec le regard abordé par celui-ci. Ses mots étaient si extrêmes en comparaison du regard que le jeune homme avait perçu, qu'un doute se logeait doucement dans son esprit. Comme un déni flagrant caché dans un sarcasme. Le doute absorbé par le présent. Syrenn n'était un humain de plus avec bien moins de limites.  

Le toucher de l'allemand avait beau être brusque il n'avait là rien de violent. Le Garçon ne se battait tout simplement pas et sa posture n'était que le résultat de sa lutte incontrôlée retournée contre une personne qui y était parfaitement étrangère. L'épaule de Sayoran était chaude. En comparaison de la température corporelle du jeune homme, sa peau agissait comme un feu consumant les trop entreprenants. Un sentiment tactile certain et contradictoire. Un sens en effervescence face aux autres aveuglés par ce qui était hors de portée. Bientôt vinrent s'ajouter à cela quelques picotements sur le torse de Syrenn. Des pas de braise enflammant les diverses parcelles de peau sur son passage. 

L'étudiant jouait face à un personnage qui ne connaissait pas ses limites et le précisait. L'air évacué rencontrait l'obstacle. Sayoran s'était rapproché et agissait désormais en démon tentateur. Si celui-ci s'aventurait sur une pente que le jeune homme n'avait pas encore située alors sa conscience des risques serait plus que suffisante. Ce n'était décidément pas une crainte quelconque de l'avenir qui allait destituer l'allemand de sa position. Le garçon ôta sa main de l'épaule de l'étudiant et vint saisir quelques mèches des cheveux rouges qui bordaient ses yeux les faisant ainsi glisser doucement entre ses doigts. Il était à présent suffisamment près pour voir malgré les lumières continuant de s'agiter. Il rapprocha sa bouche jusqu'à l'oreille de Sayoran et chuchota avec une lenteur particulière appuyant chacun de ses mots comme leur portant une valeur d'exception.  


   "plus d'une couche sera nécessaire pour m'enfermer mais je me laisserais volontiers sombrer dans ces filets. " 

Le monde du jeune homme continuait de trembler alors qu'il caressait délicatement d'un souffle doux le cou de l'étudiant. La vie était telle qu'elle, mouvementée et violente. Si le vent soufflait dans cette direction, Syrenn irait mais s'accrocherait bien un instant dans cette toile où la persistance serait signe de fin.
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MessageSujet: Re: Mélanfolia [pv:Sayoran R. Robin] (finit) Sam 10 Aoû - 22:28



Frôler.

Les bruits incessants de l'orage s'évaporaient définitivement, laissant le calme revenir. Le silence ne fut que plus apprécié lorsque Syrenn caressa les cheveux de Sayoran. Un geste qui alertait les sens de l'irlandais, un sentiment de bien être presque... Érogène. L'irlandais gardait le bout de ses doigts contre le torse de l'allemand, mais à la place de bouger, ceux-ci restaient figés. Le rouge regardait Syrenn, comme une pucelle qui n'attendait qu'être défleurie. Quel idiot de devoir se mettre dans la peau d'une adolescente en chaleur... Ridicule. L'allemand se penchait à l'oreille de Sayoran et les mots appuyés lui replaçait les idées à leur place. Il sourit, carnassier même si l'allemand ne le voyait pas. La main placée sur ce torse froid mais non désagréable, elle se déplaçait jusqu'au cou de l'allemand d'un geste sensuel, toujours du bout des doigts.

Le souffle chaud de l'allemand fut comme des secousses au fond de Sayoran qui fermait les yeux comme pour se ressaisir. Il dévoilait un peu plus son cou, là où sa peau se délectait du souffle étranger qui la percutait.

« Plus tu t'y enfermera, et plus tu en demanderas. »

Sa voix devenue son arme de séduction, perçue comme le murmure brûlant, une horrible tentation qui s'imprégnait dans toutes les fibres du corps. Sayoran savait utiliser les mots, très souvent cela fonctionnait et son corps était son plus redoutable atout. Au plus on se courbait sur lui, au plus on le désirait. Tout ça parce qu'il en connaissait les plaisirs charnels, le vice poussé à sa limite.




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