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Tous les mêmes ? Peut-être pas. [feat Syrenn Nicolas]

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Sayoran R. RobinSchizophrène Incestueusement Narcissique
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MessageSujet: Tous les mêmes ? Peut-être pas. [feat Syrenn Nicolas] Mar 16 Juil - 22:18



Je pourrais même flirter avec le diable.
C'est dans le grand salon que l'on retrouvait Sayoran assit à une table, lisant un livre, accompagné d'une demoiselle. Elle était plongée dans un cahier qui avait l'air d'être un cahier de cours. De l'anglais plus précisément. Il en fallait peu pour s'approcher du rouge, et l'idée que la demoiselle avait derrière la tête ressemblait plutôt à quelque chose du genre « J'veux te coller et ensuite, tu pourras faire de moi ta victime. ». Bien qu'elle semblait timide au premier abord, Sayoran ne se leurrait pas ; ce genre de demoiselle savait exactement quoi faire pour attirer les hommes. Une version fausse de la personnalité, une version fausse d'elle. Sayoran soupirait doucement en l'observant du coin de l’œil. Il semblait qu'elle avait un peu trop chaud, vu qu'elle ouvrait sa chemise de trois boutons, laissant alors à l'irlandais le plaisir d'admirer une partie de la chair féminine. Où allait le monde hein ? Pourquoi chercher le -presque- inaccessible jeune homme qu'il était ? Enfin, elle le tirait de ses pensées, par une question complètement idiote.

« Je n'ai pas très bien compris le sens du mot ''Stolen''. Tu pourrais m'expliquer ? »

Ruby soupirait encore une fois et posa son regard dans le sien. Il savait très bien que les notions de la demoiselle en anglais étaient bien plus au dessus que ce simple mot qu'elle avait déjà dû entendre des millions de fois. Et elle aurait ce qu'elle cherchait, volontairement.

« Stolen est le verbe traduit en français par ''Voler''. Voler comme prendre, piquer... Tout ça. », il se penchait sur elle, un sourire charmeur sur les lèvres, l'observant comme une proie à manger, « Si par exemple je dis ''You stole my heart~'', tu as compris, non ? »

La demoiselle rougit soudainement et baissait le nez dans son cahier, laissant Sayoran sourire, triomphant. Il en avait plutôt assez d'être là, il avait besoin de bouger. Il fermait brusquement son livre et se levait de la chaise la laissant traînée sur le sol.

« Je dois y aller. Si tu as d'autres problèmes, n'hésite pas. »

Elle agitait la tête, sans prendre la peine de le regarder dans les yeux. Il lui accordait un sourire même si elle ne le voyait pas, puis il tournait les talons et sortait de la pièce. Après un moment à errer dans les couloirs, le rouge s'arrêtait finalement à la bibliothèque. Entré dans le lieu silencieusement, il s'avança vers le rayon des romans. Il se mit à chercher un de ses favoris, « L'appel de Cthulhu ». H.P Lovecraft, du glauque, du psychotique. Son style en fait. Il était bien étonné de le trouver là, alors que ce livre était tout de même dark. Pourtant, il tenait le livre entre ses mains et sans attendre de s'installer, il l'ouvrit calmement. Il ne fit pas attention et se posait à une table déjà occupée.




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MessageSujet: Re: Tous les mêmes ? Peut-être pas. [feat Syrenn Nicolas] Mar 16 Juil - 23:39

 Voilà à peine quelques jours que Syrenn avait mis les pieds dans cet établissement. Une marche qui lui avait permis de trouver sa place d’une certaine façon. Il avait dégoté des lieux intéressants, des paysages dénués d’intérêt ainsi que d’autre de ces choses de toutes formes et de toutes tailles appelées « Humains ». Ces « H » majuscules ne sauraient pourtant être mérités. On dit que cet animal use de moins de 20% de ses capacités cérébrales. C'est en les regardants qu’on peut en imaginer la cause. Ce concentré de mépris lancinant  plongeant dans une déchéance inégalable. Nous ne savons pas faire usage de ce qui nous a été donné et nous retrouvons dans un monde pollué. La chaîne alimentaire est réduite à notre espèce. Ceux qui font confiance en sont le bas, écrasés par les bêtes profitant de leur enveloppe pour exploiter. Vil rats sans pitié dénués d’une morale que la société a imposé à d’autres avec en son rôle le spectateur voyant sombrer en subsistant à la surface.


Telles devaient être les pensées  du jeune homme alors que le garçon qui souhaitait lui parler de l’ingéniosité du système scolaire avait été rejoint par une horde de camarades (soit plus de deux) ayant accaparés l’air dégoté par Syrenn. Il n’y pensait plus, il ignorait et entamais son monologue personnel. Le promoteur était partit quelque part le laissant particulièrement mal entouré. Peut-être était-ce ce mot qui le sortit de sa transe ou plus simplement la tape sur l’épaule pour créer une proximité que l’allemand ne permettrait jamais.


« Mais toi, j’en suis sûre ! T’as une tête à aimer le nougat »


Ce mot résonna dans la tête et sur les lèvres du jeune homme qui le répéta comme pour s’assurer de l’existence symphonique de ces deux syllabes.


« Nougat …Nougat… »


Le groupe armé de trois paires d’yeux se retourna dans sa direction, amusés.


« Bah oui, quoi ? T’aimes pas ? »


C’était un sentiment difficile à exprimer car lui-même avait du mal à comprendre. Il plissa les yeux légèrement répétant à nouveau cette sonorité qui siffla entre ses dents. Son regard était comme très rarement suffisamment explicite pour être interprété par le premier venu. Il ne savait pas ce que « nougat » voulait dire. Comme interpellé par son visage, l’un des rigolos se mit à rire et les autres le suivirent de près sans forcément savoir de quoi il était question. Ils avaient réussis, Syrenn était lassé, il partait ce qui eut pour conséquence directe de pousser un commentaire à sortir du groupe.


« C’est vrai que t’es pas  japonais ! T’on accent est pas mal mais si tu connais pas des mots de ce genre, t’es  dans la merde »


C’était vulgaire, c’était ennuyeux, c’était de quoi faire se retourner le jeune homme qui le fît un large sourire aux lèvres. L’auditoire parût surpris et le fou rire s’estompa dans une toux nerveuse. Une fois le calme revenu, l’allemand posa son regard sur chacun des éléments perturbateur avant de se décider à leur accorder quelques mots.


« Mon vocabulaire n’est effectivement pas toujours des plus précis mais ce ne devrait pas être un problème car j’ai l’avantage de connaître la langage universel. »


Dans un calme absolu et ce même sourire prometteur, Syrenn leva son bras n’ayant pas la charge de son manteau et y redressa le majeur devant les yeux choqués du petit groupe le regardant maintenant s’en aller. Ceci fait, il lui restait deux choses essentielles à faire. Rayer cet endroit de sa liste de fréquentation mais le plus important se trouvait à la bibliothèque.


Le nez plongé dans cet ouvrage il redécouvrait peut-être pour la troisième fois les pensées de pascal. « L’homme n’est qu’un roseau…mais c’est un roseau pensant » Ce devait être vrai car ses actions dépassaient rarement celle du commun végétal. A sa droite, un dictionnaire japonais-allemand. « Nugat » Voilà la façon dont on l’écrivait dans sa langue natale. L’unique différence flagrante était la prononciation du « t » en allemand. Oui, c’était bien là un mot transparent. S’il ne le connaissait pas il n’allait tout de même pas le suggérer. Il allait devoir revoir son vocabulaire. Un ouvrage différent de ses fréquentations habituelles serait peut-être le bienvenu pour étendre son lexique japonais. Son regard voguant entre les étagères loin devant, il perçut très vite un obstacle dans son champ de vision. L’un des trouble-fêtes ? Non… Quelqu’un d’autre munit d’un titre signé d’une main que le jeune homme n’avait jusqu’ici pas exploré  « Howard Philip Lovecraft ». Peut-être était-ce là l’occasion de se construire une nouvelle culture. Posant Pascal, il installa doucement sa mâchoire sur sa paume l’air pensif dégageant ses doigts sur le côté pour ne pas obscurcir sa voie. .


« C’est intéressant ? »
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MessageSujet: Re: Tous les mêmes ? Peut-être pas. [feat Syrenn Nicolas] Mer 17 Juil - 0:43



Je pourrais même flirter avec le diable.
Plongé dans sa lecture, l'enveloppe corporelle de Sayoran semblait vide. Complètement entré dans sa lecture, il ne fit pas vraiment attention au regard persistant de quelqu'un. Ses yeux hétéro-chromatiques suivaient les lignes d'un geste rapide et pourtant, Sayoran en dévorait chaque mots. Avec le temps, il avait fini par lire rapidement, en prenant bien sûr le temps d'en apprécier le contenu. Disons que ses Mères lui achetaient souvent de quoi lire et qu'il était tomber amoureux des écrits de Poe et Lovecraft. Le côté sombre des livres de ces deux génies était juste... Passionnant. A la fin de la page, il sentit tout de même ce regard sur lui, ou plutôt, sur le livre. Caché par le bouquin, il le baissait légèrement pour laisser son regard se dévoiler. Il baissait encore le regard sur la table et lâchait un soupire au travers de ses lèvres. La voix du jeune homme semblait démontrer de l'intrigue concernant l’œuvre.

« Si l'on est amateur d'histoires spéciales, ça l'est. »

Il baissait définitivement son livre sur la table, laissant une de ses mains libre. Ce sourire perpétuel digne de lui s'afficha alors sur ses lèvres pâles. D'un regard très intense, il observa le jeune homme en face de lui, puis se redressait contre le dossier de sa chaise.

« Tu as l'air intrigué par le bouquin que je lis. Ta question résulte donc que tu ne connais pas les œuvres de Lovecraft. », il posait sa main libre contre son torse d'un fin geste, « Je suis impoli, j'oublie les bonnes manières. Je me nomme Sayoran, Sayoran Robin. »

Il posait son menton dans le creux de sa main nonchalamment, observant le jeune homme. Et vu que Sayoran n'était là que depuis quelques jours, distinguer les nouvelles têtes des anciennes n'était pas tout de suite chose aisée. Il en déduis donc l'éventuelle possibilité que son interlocuteur devait être nouveau. Quelle perspicacité... Ruby avait l'habitude, c'était même devenu inconscient. Une chose pouvait le tracasser : le regard du jeune homme. Même si Sayoran en connaissait toutes les expressions au travers d'un simple regard, celui-ci était dépourvu d'une quelconque faille. Mais il se disait que ce n'était que le début de leur conversation, cela finirait par arriver à un moment ou un autre au fil du temps. Sa paire hétéro-chromatique ne lâchait pas le jeune homme en face, son éternel sourire séducteur au coin des lèvres. Sa voix se fit plus douce, plus sensuelle et baissait d'un octave, laissant un presque murmure franchir la barrière de sa fine paroi pâle.

« Si tu sais bien lire l'anglais, je veux bien te laisser le livre et aller m'en chercher un autre. »

Car oui, vu son accent, il n'était pas anglais. Il ne fallait pas être idiot pour le comprendre. Son japonais sonnait sec et brute. Un allemand ? Intéressant...




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MessageSujet: Re: Tous les mêmes ? Peut-être pas. [feat Syrenn Nicolas] Mer 17 Juil - 1:47

 Quand un nombre faramineux d’ouvrages passent chaque année sous vos doigts, il y a un regard qui devient facile à exploiter. Au début, on juge l’intrigue d’une histoire. Puis, le style de l’auteur pour enfin quitter le papier lorsqu’un incongru vous aura fait revenir sur terre pour être soumis à vos yeux de critique aguerris. Effectivement, Syrenn venait de faire une chose qu’il n’aurait pas aimé supporter. Peut-être était-ce pour cela, car il connaissait ce genre de situation qu’il se positionna comme « juge ».


Chaque détail importait. Cette personne jouerait-elle avec lui ou se laisserait-elle abuser par des mots vides de sens. Quel était sa place dans la chaine alimentaire ? Tant de question qui lui traversèrent l’esprit écartant l’ouvrage inconnu de son centre d’intérêt quand il rencontra les surprenantes prunelles de cet étudiant. Sa posture était tout aussi captivante, le nez encore caché derrière le bouquin. S’il lui avait pris de dire ce qui lui passait par la tête, ce fût « mignon » à cet instant précis. Il reçut de plein fouet l’image innocente du rat de bibliothèque. Du moins jusqu’à ce que le mouvement soit finit et que le l’ouvrage rencontre la table. C’était le moment « illusion » le sérieux revenait au goût du jour.


Laisser parler et étudier. Le sourire, la voix, le regard, Syrenn revenait sur sa première opinion, ce personnage si on eut utilisé le vocabulaire de ses précédentes rencontres n’avait pas l’air de « se prendre pour de la merde ». Là n’était pas le plus important lui-même puait l’ego à des kilomètres. Maintenant, restait à deviner son rang. Ses manières, un hypocrite ? Possible. Naïf ? A voir. Dans tous les cas il n’avait qu’une chose à faire joueur le jeu jusqu’à ce qu’il ait percé le personnage. Allez savoir, peut-être celui-ci pourrait lui montrer une facette de la populace qu’il ne connaissait pas. Revenant à l’essentiel, il pivota légèrement sur sa chaise pour se tourner vers Sayoran et lui rendit le sourire le plus sociable transformant presque la table en scène de théâtre.


« C’est gentil mais je chercherais d’avantage à lire en japonais. Ne t’embête pas, j'irai me renseigner »


Il irait surement s’en procurer une version. Peut-être moins dans le but de perfectionner son japonais que de tenter de découvrir les pensées que pouvaient engloutir cet esprit lorsque les pages tournaient. Syrenn tendit la main vers l’étudiant sans pour autant empiéter sur un possible espace vital.


« Syrenn Nicolas, d’après ce que j’ai pu comprendre ce mode de salutation est valable presque partout. »
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MessageSujet: Re: Tous les mêmes ? Peut-être pas. [feat Syrenn Nicolas] Mer 17 Juil - 3:18



Deux âmes inhumaines ?
Ah~, le jeune homme voulait donc perfectionner son japonais ? Qu'il en soit ainsi. Sayoran continuait de sourire en soulevant ses épaules. Avec la tonne de livres qui traînaient dans son sac-à-dos, trouverait-il un livre de Lovecraft pour le garçon ? Probablement, vu qu'il se baladait avec tout et n'importe quoi question bouquin. Il se penchait alors en cherchant dans son sac une éventuelle œuvre en japonais du même auteur. Son expression changeait lorsqu'il sentit un livre un peu plus épais que les livres de cours et le sortit. Il lu la couverture silencieusement puis, il fit glisser le livre vers Syrenn qui venait se présenter en tendant la main vers lui. Il lui serrait la main, en souriant, intrigué par ses paroles. A vrai dire, Sayoran utilisait les bonnes manières, et vu qu'il ne les connaissait que très peu, il faisait face à une personne qui lui ressemblait un peu au premier abord.

« Il faut croire. Je trouve ça inutile, vu que dans une vie, soit on te traite comme un numéro, soit comme un bout de viande inutile. »

Ah la franchise, ces paroles si bien dites, cruelles mais vraies. Sayoran en jubilait presque, cela faisait un moment qu'il n'avait usé de paroles si crues et si réalistes. Il relâchait la main de Syrenn, toujours souriant, pour cacher cette vérité si cruelle ; le vestige d'une vie à faire semblant. Il n'y connaissait rien, même l'amour d'une mère à son fils lui était inconnue. Être traité comme ''rien'' faisait partie de lui. Après tout, un enfant non voulu n'était qu'un bout de bidoche fait pour être ce qu'il est, non ?

« Quoi qu'il en soit, ravi de te connaître en tant que Syrenn Nicolas. », il regardait le livre, inclinant la tête vers celui-ci, « Cette œuvre est en japonais si tu le désires. La Maison Maudite est un livre que je recommande lorsqu'on dévoile une certaine curiosité dans la lecture un peu sombre. »

Il en avait tellement, en deux exemplaires, autant japonais qu'anglais. Alors se séparer d'un bouquin pour aider, cela ne lui faisait pas de peine, il l'avait en anglais. Oui, il pouvait être généreux, mais cachait-il quelque chose derrière la tête ? Ça, c'était à voir, car cerner Sayoran n'était pas chose simple, malgré qu'il avait envie de ''bouffer'' sa proie qui était profilée devant lui. Ah oui, car il se disait que même si Syrenn était ce qu'il était, cela n'empêchait pas Ruby de prendre un malin plaisir à le reluquer subtilement. Il ne pouvait pas faire abstraction de ce... Défaut ? En tout cas, l'allemand était mine de rien, assez charmant, que cette pensée n'eut pour effet de rendre Sayoran encore plus euphorique.




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MessageSujet: Re: Tous les mêmes ? Peut-être pas. [feat Syrenn Nicolas] Mer 17 Juil - 4:03

 Autant de lecture, tant d’ouvrage à cibler pour comprendre la complexité d’un esprit humain. Ces 20% étaient décidément imprévisibles et parfois mieux exploités chez certaines personnes. Syrenn avait horreur de s’abaisser à cette échelle mais il devait sans cesse se le rappeler. la vie l’avait fait humain.  Tous livres étaient bons à lire. C’est en lisant qu’on reçoit la pensée de ceux qui ont voulu la transmettre. Laisser glisser son doigt sur un livre publié reviens à ouvrir un journal intime. C’est une influence constante du lecteur à deux conditions. La première serait de ne pas avoir une opinion diamétralement opposée la seconde est sans contexte le style ou le charisme par l’encre. On ne sort jamais d’un livre sans séquelles car peu importe le mode de fonctionnement, on a traversé des pensées si intimes que l’influence a fait son travail. Pourquoi se balader avec autant d’ouvrages alors ? Une bibliothèque a proximité, peut-être bouquin empruntés mais si tel était le cas. Des livres qu’il pourrait prêter ? Ce devait être les siens. Une valeur sentimentale peut-être. La poignée de main achevée, l’étudiant fournit une nouvelle indication sur sa personne. C’était cru et cherchant le mal là où il n’est pas toujours le pire. Ce livre pouvait-être sur un thème similaire ou tout autre, ça resterait à définir. Il n’avait pas l’air au plus bas de la chaine alimentaire ce qui ne le propulsait pas pour autant au sommet.


« Dans les deux cas il reste le contact. Un échantillon physique qui prouve que tu es matière et donc que tu existes et que cette présence est reconnue. Alors félicitation Sayoran Robin je viens de reconnaître ton existence tout comme toi tu as peut-être inconsciemment accepté la mienne. »


Syrenn prit l’ouvrage et le retourna regardant par habitude brièvement la quatrième de couverture. Si effectivement il appréciait cet auteur, ce devait-être proche d’une passion pour qu’il les ait dans différentes langues. Malgré la petite coupure dans leur échange le jeune homme sentit que cette nouvelle connaissance ne le lâchait pas des yeux. Peut-être un curieux, bien qu’il travaille régulièrement son accent, celui-ci s’entendait encore un peu. Dans tous les cas, si l’étudiant continuait à l’épier ainsi même innocemment l’allemand se sentait dès lors capable de mal interpréter ce regard. Sans lâcher le livre et le posant sur la table, Syrenn " mena son enquête ".


« Merci, j’en prendrais soin. Un café peut-être ? Nous aurions le temps de discuter d’un moment où je pourrais te le rendre. Bien sûr, je t’invite.»


Assez explicite mais pas trop, suffisant du moins pour le moment. Peut-être la suite sera-t-elle moins délicate.
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MessageSujet: Re: Tous les mêmes ? Peut-être pas. [feat Syrenn Nicolas] Mer 17 Juil - 14:56



Rendez-vous ?
Syrenn démontrait une grande intelligence, il n'en faisait nul doute là-dessus. Sayoran respectait cela, au fond de lui. Et puis, il ne pouvait expliquer, mais il se sentait parfaitement bien, légèrement euphorique, mais bien. Il n'était pas mal à l'aise comme toujours, il n'avait pas ce besoin incontrôlable de se montrer supérieur. Et les paroles de l'allemand ne firent qu'accentuer la pensée de l'irlandais. Ruby sourit une nouvelle fois, ayant obtenu le respect de celui qui se tenait devant lui. Manipuler, charmer et séduire ne fut-ce qu'un peu. Et là, il savait après un bref regard, qui était -ou presque- Syrenn. Il avait encore envie d'en apprendre sur lui, juste un peu pour marquer un « V » au vert fluo dans son carnet mental. Comment un fils de fille de joie pouvait faire pour cerner même un peu, une personnalité qui semblait elle-même ne pas se comprendre ? Sayoran était un fin psychologue, qui distinguait les masques et les barrières. Le regard était le reflet des émotions, même aussi inexpressif qu'il soit. Il suffisait de bien observer. Cependant, il ne pouvait pas directement étiqueter l'allemand, il devait encore comprendre certaines choses avant d'être définitivement fixé.

« J'admets être flatté. Tu m’en vois ravi de me traiter comme tel. »

Après un moment d'observation très intense, Sayoran relâchait le regard de son interlocuteur, tout en se reculant contre le dossier de la chaise. Les yeux clos, il soupirait. Ce sourire qui ne s'effaçait pas sur ses fines parois pâles, il répondait bien volontiers.

« J'accepte volontiers ton offre. Si tu sembles intéressé par ces ouvrages, je serais également ravi de pouvoir t'en fournir d'autres. »

Ruby n'était pas du genre à patienter, il était surtout un jeune homme direct, sans culpabilité. L'inconnu ne lui faisait donc pas peur, mais cette fois, il serait doute un peu plus patient. Bonnes manières ? Il n'était plus en maison close, mais dans une académie et il était bien sûr de coutume d'être distingué, tout en tissant sa toile. Une offre si subtile, pourtant tellement explicite. Un sentiment jubilatoire prit place en Sayoran, frémissant déjà à l'idée de revoir... Sa proie ? Ou était-ce lui la proie ? Mh... Non, Syrenn avait plus l'air de vouloir cerner Sayoran, mais l'irlandais n'était sûr de rien encore.

« Quand veux-tu que nous nous voyions ? Il serait peut-être plus simple de savoir à l'avance quand nous pourrions nous revoir. »




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MessageSujet: Re: Tous les mêmes ? Peut-être pas. [feat Syrenn Nicolas] Mer 17 Juil - 19:20

Flatté, y avait-il de quoi l’être ? Syrenn venait simplement de faire savoir à l’étudiant ou de simplement exprimer le fait que comme toute personne il était humain. Un être avec un potentiel de destruction incomparable. Ce n’était en rien un compliment mais un fait avéré et scientifique comme le jeune homme les détestaient. Se cachait-il une chose derrière ? Peut-être n’était-il tout simplement pas considéré comme un humain à son habitude. Peu de choses étaient pires qu’un être humain ce qui le ramena à sa qualification de « morceau de viande ». Déjà, des différences flagrantes dans leur mode de pensée ressortaient. Pouvait-on être spectateur avec cette opinion ?
 
Plus important, quelle était la motivation de Sayoran pour accepter ce soit disant café. Une conversation non particulièrement informative. Cette personne allait lui causer bien des migraines et pourtant il voulait… Il devait l’étudier. Il n’y avait plus vraiment de mystère, leur seconde rencontre ne serait pas désintéressée et chacun s’était montré suffisamment explicite à ce sujet. A présent, qu’avait-il de prévu dans les prochains jours. Demain était trop proche et ridicule la semaine suivante serait comblée. Un chiffre intéressant ressortit.
 
« Pourquoi pas dans quatre jours. Il y a une place sympathique à quelques pas. Disons aux alentours de 14H »
 
14H, c’était le moment où il devait être présenté à un atelier dont il ne connaissait pas même le thème. Le genre de chose auxquelles on vous inscrit sans que vous en soyez prévenus préalablement. Qu’importait, il n’avait jamais eu l’intention de s’y rendre et voilà qu’il avait une raison supplémentaire de suivre le cours de la pensé. Il était satisfait de cette conversation, satisfaction dure à trouver mais qui le ravissait. Il savait pour autant que ça ne risquait pas de durer. Sa personnalité pourrait lui faire pousser à bout cet étudiant. Toutefois il ne fallait pas oublier que Syrenn était un joueur. Entrainé pour gagner la partie. Il pouvait blesser, il allait surement agir de la sorte mais il s’amuserait. Ce n’était pas de la méchanceté. Après tout quand on rencontre une personne qui nous intrigue n’est-il pas normal de pouvoir préserver celle-ci ? De vouloir lui faire gravir les échelons de la chaîne ? Il n’était pas n’importe qui et savait où faire mal de sorte que personne d’autre ne puisse atteindre cette zone sensible de l'être qui fait qu’on continu d’avancer tant cette zone pourrait ^tre affectée par son passage. 
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MessageSujet: Re: Tous les mêmes ? Peut-être pas. [feat Syrenn Nicolas] Jeu 18 Juil - 2:27



Rendez-vous ?
Le poing fermé contre sa mâchoire, un regard nonchalant bercé sur son visage, Sayoran regardait son interlocuteur. L'allemand avait l'air de réfléchir, ainsi il le laissa réfléchir en paix jusqu'à ce qu'il propose qu'ils se revoient dans quatre jours. Il sourit en fermant les yeux et se replaçait droit sur la chaise. Même l'heure était calculée, de quoi remplir de plaisir ce cher Sayoran qui était ordonné. Oui, même son emplois du temps était calculé à la minute près pour de ne pas être dérangé si il advenait qu'à un moment, il soit occupé. Sayoran se retournait, pour observer le cadran de l'horloge de la bibliothèque. On pouvait se demander comment il parvenait à se remémorer son emplois du temps rien qu'à observer l'heure actuelle. Pourtant, il se retournait après avoir vérifier l'heure, un sourire plaqué sur les lèvres.

« Très bien, dans quatre jours vers quatorze heure alors. »

Il n'avait rien prévu, sauf vers treize heure, mais ça, c'était plutôt personnel. Vous souvenez-vous de cette demoiselle qui l'accompagnait au grand salon ? Figurez-vous que Ruby passerait à l'attaque, ce jour là et à cette heure précise. Pour ne pas rater le rendez-vous avec Syrenn, il ferait certainement le grand pas sans passer par l'arrêt gentleman. Était-il seulement un gentleman ? Sayoran n'était qu'un fils de fille de joie pour ensuite devenir ce garçon des plaisirs. Un inconvénient tout de même, car il ne pouvait s'empêcher de finir par passer le cap. Pouvait-on simplement le traiter de sale type ? Personne ne savait la véritable histoire de Sayoran, d'ailleurs, il n'avait jamais menti sur son identité, mais il se taisait toujours à ce sujet. Lorsque les filles (ou les garçons) lui demandaient d'où il tenait ses manières, il ne répondait tout simplement jamais. Pourquoi parler de sa vie où il n'avait été considéré que comme un morceau de viande appétissant, accumulant son expérience. Qu'il avait vu des choses qu'aucun d'entre-eux ne pouvaient imaginer. Des corps secoués par les spasmes de la luxure, aveuglés par l'instinct animal d'une façon extrêmement brutale. Imaginez la tête de ses interlocuteurs si il avouait cela, avec ses mots crus et déstabilisants. Charmant, non ? Il aimerait pourtant voir leurs têtes le jour où cela arrivera, ce serait plutôt drôle à voir...

Par contre, l'heure était à un autre rendez-vous. Car dès son entrée à l'académie, certaines filles le poursuivaient, lui posant des tas de questions, s'extasiant devant son physique et son charme naturel. Ou presque naturel. Ne parlons même pas de certains garçons de l'internat, qui ne pouvaient s'empêcher de poser un regard sacrement pervers sur son corps enveloppé d'un kimono. Il acceptait sa part féminine de lui, qu'il n'hésitait pas à exploiter pour les beaux yeux brillant d'une lueur lubrique sur ces garçons en recherche de leur propre goût sentimental. L'exploit de ce jeune homme aux cheveux rouges fut dès sa première nuit, passée avec un compagnon. C'était juste un test, rien de vilain, mais avouons qu'il fallait le faire pour avoir réussi à séduire le premier jour de son intégration. Là, il avait quelque chose à faire, et si il n'était pas à l'heure, il aurait certainement l'envie d'aller prendre une douche pour se purifier. Il ne supportait pas ne pas être à l'heure. Il imposait l'heure même à ses compagnons. Si cet horaire n'était respecté, Sayoran serait susceptible d'être de très, très mauvaise humeur. Assez pour blesser tout le monde. Ou évacuer sa frustration. Il se relevait lentement, posant ses deux mains délicatement sur la table.

« Je crois connaître l'endroit dont tu parles, je t'y rejoindrais. », une fois debout, il posa à nouveau son regard, cette fois laissant une lueur étrange étinceler son regard, « Je serais à l'heure, ne t'inquiète pas. Je te laisse à tes occupations. Ce fut un plaisir d'avoir eu une discussion cohérente avec toi, au plaisir que cela continue d'ici là. »

Il sourit puis tournait les talons pour sortir de la pièce. Ça passerait vite, très vite. Et malgré son air sombre sur le regard, l'irlandais avait hâte d'y être.




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