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On jouera encore à ce jeu-là. Je m'en fout. Fais-moi mal. [ft. Syrenn ♥]

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Sayoran R. RobinSchizophrène Incestueusement Narcissique
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MessageSujet: On jouera encore à ce jeu-là. Je m'en fout. Fais-moi mal. [ft. Syrenn ♥] Mer 18 Sep - 15:26



Je t'attendrais.

Voilà. C'était la dernière fois qu'il pétait des plombs. Devant quelqu'un et de cette façon. Sayoran s'éloignait de la porte, les sourcils froncés. Jusqu'à entendre cette phrase, soufflée derrière-lui... Il passait une main dans ses cheveux, comme si il pouvait les ébouriffés plus que ça... Connerie. Autant il avait été bien, il avait ri et tout autre sentiment joyeux, autant là il avait hâte de se barrer, prendre sa douche et aller récupérer sa bouteille. La porte s'ouvrait sur le surveillant, visiblement pas content. Il regardait la pièce, plutôt bien rangée et soupirait.

« Vous pouvez sortir. A l'avenir, que cela ne se reproduise plus... »

Sayoran lui accordait un simple regard en soupirant, puis à peine le surveillant se bougeait, l'irlandais passait la porte en vitesse. Il s'arrêtait net, tournait la tête vers Syrenn, puis repartait. Il aurait sa bouteille, merde ! Et pourquoi l'allemand arrivait à foutre le bordel dans sa tête ?!

Sayoran ne se comprenait plus. Autant il se connaissait très bien, autant là, il ne savait plus qui il était. Il ne garantissait pas l'état dans lequel il serait si par chance, Syrenn écouterait sa raison et passerait finalement le voir. Il traversait le jardin pour rejoindre les dortoirs, entrait dans sa chambre, devant une foule d'ahuris qui n'avaient jamais rien vu de leur vie. Ouais, Sayoran s'était battu et alors, quoi ? Il balançait ses affaires, retirait les vêtements trop encombrants et filait en direction de sa commode. Il prenait un t-shirt et un pantalon amples, pour se sentir à l'aise. Non, ce soir, pas de kimono. Rien à foutre du kimono. Il allait le tâcher en plus, ça servait à rien de le mettre si c'était pour puer l'alcool à cent mètres.

Il allait en direction des douches, et fut soulagé de sentir l'eau tiède lui rouler sur le corps. C'était agréable, tellement agréable. Il prenait son temps, puis sortait de la douche, s'essuyait et s'habillait. Un coup de parfum pour faire classe, même si c'était débile de le faire, mais bon. Il passait par sa chambre, enfiler un pull noir et une fois en dehors du dortoir, il mettait sa capuche. Aux grilles de l'académie, Sayoran aperçu l'homme qui lui apportait son petit ''cadeau''. Une fois la bouteille en main, il retournait dans sa chambre et s'installait sur le sol, dos contre le lit.

Depuis un moment déjà, l'allemand tournait en boucle dans sa tête. Des pulsions encore contrôlables, des souvenirs, vestiges d'une folie qu'il s'était enclenchée. Ça ne finirait jamais. Il voulait chercher à souffrir, il cherchait à appartenir à l'allemand. Peu importe comment. Qu'il lui fasse mal, verbalement, physiquement il s'en foutait. Il avait déjà bu quelques gorgée qu'il se sentait s'enfoncer dans les vertus de l'alcool. Il regardait la porte de sa chambre, en souriant. Comme un con.

« Vas-tu venir ou non ? »

Il n'avait aucun espoir, mais il anticipait toutes les hypothèses possibles.



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Syrenn NicolasMembre
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MessageSujet: Re: On jouera encore à ce jeu-là. Je m'en fout. Fais-moi mal. [ft. Syrenn ♥] Mer 18 Sep - 15:34

Lorsque Sayoran franchit la porte, l’ordre commença à revenir dans la tête du jeune homme. Comme un flot de données refît surface dans l’esprit autrefois confus, créant immédiatement une quantité phénoménales d’insultes tout bonnement dédiées à Syrenn. Doucement, l’expression sur son visage prit une tournure sceptique. L’étudiant était alors déjà loin. Une façon de mêler cette ribambelle de reproches à ce qu’il venait de se passer. Il n’aurait pas dû agir de cette façon ? Pourtant, l’information quant aux gestes devait passer par le cerveau avant d’arriver à destination. Il y avait eu un problème. Il avait eu un décalage entre l’évaluation des conséquences. En conséquence, pour la première fois depuis longtemps, l’allemand n’était pas certain de la validité de ses actes. Il avait mal agis ? C’était une possibilité. C’était bien sur relatif. Il n’y avait pas cette notion dans une quelconque méchanceté mais dans l’image et les mots qu’on tentait de projeter et ceux qui en venaient à troubler le sens naturel des choses. Le surveillant lança un regard accusateur à Syrenn après le départ de Sayoran. Bon, il est vrai qu’il ne devait pas être pour rien dans son départ aussi précipité mais il ne méritait pas ces yeux. Après un mince soupir, le jeune homme contournait le représentant administratif prenant la direction du dortoir. Celle-ci étant surement déjà celle de l’étudiant, l’allemand prit son temps, regardant à peine où il mettait les yeux. Ce n’était pas une bonne heure pour croiser l’irlandais. Syrenn interrompait sa progression. Pour rompre la tension, la même direction ne serait pas propice. Le jeune homme modifia le sens de ses pas prenant cette fois une allure bien plus déterminée.
 
Il ne fallut pas longtemps pour que la marche de l’allemand le mène vers  un lieu complétement aléatoire. La démarche était simple. A chaque écho dans le couloir, un nouveau couloir était emprunté. Il n’avait pas besoin d’un vacarme assourdissant. Il devait se poser quelque part, ailleurs. Loin de tout ce petit monde gigotant dans une pseudo obscurité pouvant être alimentée par le premier abrutit éteignant la lumière pour s’amuser, sachant mieux que quiconque que ce couloir n’est pas déserté. Oui, malheureusement, des cas comme ceux-ci couraient les rues. Quelques marches, un établissement parcouru dans un schéma rappelant étrangement le chemin qui menait à son placard il y avait un mois et dix jours de cela. Finalement, le jeune homme poussait la seule porte qui s’était montrée à lui dans sa progression, celle signifiant son arrivée à destination. Une fraicheur digne des soirs d’automne vît surface, bousculant la chaleur d’un intérieur chauffé. Un frisson parcouru le corps de Syrenn qui prit une grande bouffée de cette saison tout juste arrivée. Tout juste éclairé par l’ampoule endommagée habillée d’un mince grillage,  le toit semblait plus agréable que jamais. Il n’avait aucun moyen de savoir s’il était déjà venu ici mais la douceur du spectacle suffisait à relaxer le jeune homme dont les balades accélérées dans les couloirs avaient crispées un peu plus le corps. Faisant glisser une pierre sur le sol pour ne pas laisser la porte se refermer et enfermer l’enfermer à l’extérieur, l’allemand avançait jusqu’à la barrière le plus librement du monde jusqu’à se laisser glisser un genou au sol, le front collé à la barre de fer.
 
Pas même un idiot, un con. S’il appréciait voir Sayoran sourire, pourquoi lui dire des choses pareilles. Il avait le droit d’avoir une relation avec une certaine personne. Ce n’était pas comme si une certaine infidélité devait être nommée. Il tombait en accord avec ce que son cerveau lui criait. Il avait vraiment agis comme un imbécile et en avoir conscience n’améliorait pas la donne. Peut-être devrait-il se mettre à fumer, n’étais-ce pas censé détendre ? Quoi qu’il en soit, même vis-à-vis de lui-même, son comportement précédent était inadmissible. S’excuser ? Ce n’était pas une question de fierté. C’était là tout simplement quelque chose que Le jeune homme ne savait pas faire. Après une trentaine de minutes, Syrenn avait changé de position. Sur le dos, tendant de percevoir les étoiles derrière le ciel nuageux. Le jeune homme ramenait sa main sur son front pour faire obstacle à la faible lumière de l’éclairage. Il enleva soudain celle-ci, surpris. Elle était froide, comme au moment où l’allemand était passé sous cette douche glacée ce soir d’orage. Etrangement, ce souvenir n’était pas mauvais. Il n’y avait pas d’autre explication selon Syrenn. C’était bien sur la suite des évènements qui rendait son évocation peu déplaisante. Il couvrit ses yeux cette fois avec le bandage fait par Sayoran. Il était alors submergé par la sensation de son touché. Il sourit pour lui-même comme l’idiot qu’il était devenu quelques temps auparavant. Puis, il se relevait, basculant sur ses pieds. Bien que ce ne soit pas dans cet esprit-là,  il avait bien dit à l’étudiant qu’il passerait par sa chambre. Le jeune homme tirait la porte faisant rouler la pierre en se servant de son pied. Puis le voilà qui était repartit dans les couloirs.
 
Quand on y prêtait attention à cet instant, le changement de température était flagrant. L’air s’était encore rafraichit depuis que l’allemand avait mis le nez dehors. Il avait peut-être gaspillé de l’énergie en laissant la porte ouverte avec ce temps mais mieux valait cela plutôt que d’emprunter l’échelle de secours plus loin. Qui savait depuis combien de temps aucune révision n’avait été faite. La rouille aurait pu l’emporter d’elle-même si le matériau n’avait pas été autre. Frottant ses mains les unes contre les autres, Syrenn prenait le chemin le plus directe sans pour autant trop se faire entendre par les éventuels locataires déjà plongés dans leurs lits. En bon insomniaque qu’il était, le jeune homme aurait pu les maudire une petite fois mais celui qu’il allait voir réparerait la faute rien que par sa présence. Il arrivait enfin devant la porte, levant le poignet, prêt à interpeler Sayoran si celui-ci était bien là. L’hésitation fît soudain surface. Etais-ce vraiment une bonne chose d’arriver après s’être quitté en des termes aussi particuliers. L’allemand aurait pu soupirer mais il l’avait déjà fait deux fois en une demi-heure. Il vint doucement coller son front à la porte pour être certain de ne faire aucun bruit, la main maintenue en suspension à quelques centimètres seulement. Ce n’était pas le moment de bloquer. Il fallait agir, faire quelque chose merde. Syrenn entendit une voie derrière la porte, c’était celle de Sayoran. Un nerf sensible venait à nouveau d’être touché. Le jeune homme détacha son front, percutant la porte à deux reprises avec sa main retournée dans le courant du temps. C’était plus logique que ça n’en avait l’air. SI l’étudiant recevait effectivement quelqu’un, l’allemand prendrait étrangement plaisir à gâcher cette rencontre aussi torride soit-elle. Syrenn prit une grande inspiration avec un seul mot en tête : Selbstbeherrschung ou pour les non germanistes, sang-froid. S’il ne voulait pas créer à nouveau une situation déplaisante, c’était la seule alternative possible.
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Sayoran R. RobinSchizophrène Incestueusement Narcissique
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MessageSujet: Re: On jouera encore à ce jeu-là. Je m'en fout. Fais-moi mal. [ft. Syrenn ♥] Mer 18 Sep - 16:25



Qui fera le premier pas.

Hypothèse qui s'avérait être la bonne. Il n'aurait certainement plus le privilège de boire sa vodka, vu qu'il avait cette particularité de ne pas boire devant les autres. Oui, il avait entendu frapper deux coups contre la porte, mais comme il n'avait pratiquement rien manger de la journée, il se sentait surtout un peu euphorique, là, à sourire comme un idiot. En fait, peut-être n'avait pas besoin de boire plus, peut-être qu'il garderait la bouteille pour plus tard. Non, oui, il était encore lucide, juste qu'il se sentait... Bien.

Il se relevait, habilement d'ailleurs, et marchait vers sa porte. Il entre-ouvrait celle-ci, pour ne laisser voir que son visage. Il regardait l'allemand, sachant pertinemment que son cœur manquait un battement. Un coup de poing contre sa poitrine pour le redémarrer, ça aurait été une bonne idée. Il ne fit cependant rien, laissant tout bonnement l'adrénaline se verser dans ses veines, comme si il savait ce qu'il allait se passer.

Il ouvrait la porte à Syrenn pour le laisser passer. Il s'avançait vers son bureau et refermait la bouteille, la rangeait dans un coin de sa commode plus loin et se tournait vers Syrenn.

Quoi... Quoi se dire ? Il le regardait sans rien dire, avec un regard on ne peu plus explicite. « Bouffe moi. », c'est ce qu'il aurait voulu lui dire en ce moment, mais s'était retenu. Il sourit et s'approchait lui proposant par un geste de la main de s'asseoir avec lui, mais il se rétractait immédiatement, pour faire un simple face à face avec l'allemand.

Il y avait de nombreuses choses que Syrenn ignorait à son propos. Si il savait, ferait-il marche arrière ? Sayoran ne préférait pas y penser. Il sourit, ce sourire innocent qui n'avait aucune arrière pensée particulière. En réalité, seule sa présence lui suffisait, mais les excès de la nuit passée lui remontait du fond du ventre qui explosait en un milliers de papillons. C'était quoi encore ça ? Il savait ce que voulait l'allemand, tout autant que lui le désirait. Mais qui ferait le premier pas ? Qui était le plus brusque pour bousculer cette ambiance qui était étrange ; ni pesante, ni malsaine ?

Qu'attendaient-ils l'un de l'autre ? Au final, Sayoran s'en moquait. Tout ce qui comptait pour lui, c'était ce moment même. Le présent. Il levait la main vers le visage de l'allemand, perdu dans ses gestes. Il ne savait pas quoi faire. Il était paumé. Il laissait la main levée à une distance raisonnable, ne fixant que le regard perçant de l'allemand.

T'attends quoi, merde. Bouge. Fais un truc, n'importe quoi. Mais il restait planté là.



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MessageSujet: Re: On jouera encore à ce jeu-là. Je m'en fout. Fais-moi mal. [ft. Syrenn ♥] Mer 18 Sep - 17:53

 Lorsque Syrenn vit le visage de l’étudiant faire surface, la question d’une éventuelle compagnie se posa d’avantage encore. Il ne lui laissait pas voir sa chambre. Quelque chose à cacher ou plutôt quelqu’un ? Voilà, le jeune homme avait été identifié et on pouvait lui fermer la porte au nez si l’envie était présente. La tentation de la bloquer avec son pied était alors plus que présente. Ne pas laisser les choses aussi matérielles qu’une surface de bois briser ce qu’il y avait. Quoi ? L’allemand n’en avait pas la moindre idée mais c’était précieux. Fragile et de valeur. Une valeur qu’il ne pouvait se résoudre à laisser pourrir.  Pourtant, à sa grande surprise, Sayoran le laissait entrer. En vue de la position dans laquelle il lui avait ouvert la porte, cette situation était plutôt inattendue. Une fois entré, Syrenn balaya la pièce du regard dans une précision effarante. Résultat, il n’y avait personne. Peut-être que l’étudiant lui avait ouvert ainsi car il attendait quelqu’un d’autre. Cette idée étant particulièrement déplaisante, elle fût rapidement chassée de son esprit. Autre chose l’interpela. Sur le bureau, c’était bien de la… vodka ? Maintenant qu’il y pensait, Sayoran avait mentionné la présence de cette fillette un peu plus tôt. Il n’avait pas bu quand même ? Le niveau était un détail que le jeune homme n’avait pas eu le temps de voir, l’étudiant hottant l’objet de la vision de l’allemand. Il y avait deux possibilités extrêmes. La première, il n’avait pas bu et était parfaitement maître de lui-même. Engager le dialogue ou… BREF serait alors en quelques sortes honnête. Seul problème à cela, en vue de la conversation et de l’état d’esprit dans lequel ils s’étaient quittés n’était pour ainsi dire pas particulièrement propice à quelque activité que ce soit. Dans ce cas, pourquoi avoir laissé entrer le jeune homme et détail incontestable de logique pourquoi cette bouteille était sur son bureau et qu’il la rangerait à l’arrivée de Syrenn ?! C’était une question sur laquelle il faudrait se pencher.
 
La deuxième, il avait bu. Bon, c’était effectivement l’option la plus logique mais le jeune homme n’avait-il pas le droit d’envisager la totale ? C’était lui, on ne pouvait pas y faire grand-chose. Donc, dans le cas où Sayoran aurait bu, il y avait bien des avantages. La conversation serait surement plus simple si elle avait lieu d’être. Mais les éléments les plus nombreux étaient malheureusement les défauts. Le faire parler dans cette situation reviendrait à profiter de sa faiblesse, chose que l’allemand avait bien du mal à se résoudre à faire avec l’étudiant. Il n’y avait pas de questions d’ordre moral, généralement, il avait la chance d’être particulièrement en paix avec lui-même. Pourtant, qui aurait dit que Sayoran se montrerait aussi clément. D’une certaine façon, ce n’était pas sa faute, il avait prévenu de son arrivée, il n’avait qu’à pas boire… Non ? Ça ne marchait pas comme excuse ? Dommage… Plus sérieusement, c’était là d’avantage une question de respect. Il n’y avait rien à dire pour l’oratoire mais peut-être que le plus sportif serait particulièrement mal vu. Il y avait de quoi enrager. Un petit jeu s’installait dans la tête du jeune homme. Il range la bouteille. Attitude sage quand on a un « invité » mis à part si l’on préfère lui proposer un verre. Pas bourré (Ö). Il se retourne. Normal, regarder ceux qui sont présent dans la même pièce au même moment est une chose plutôt anodine. Pas bourré (Ö). Il a un regard… hum… Tendancieux ? Bourré (Ö) Il sourit. Ce n’était pas la première fois que Syrenn en recevait un exemplaire. Il n’y avait rien de bizarre là-dedans. Pas bourré (Ö). Il lui propose de s’asseoir. C’est bien élevé, tout simplement… pas bourré (Ö). Il faisait face sans rien dire. Bon, peut-être un petit peu… Bourré (Ö). Un nouveau sourire. Pas la même signification c’est beaucoup plus… Bourré (Ö). Quelle ambiance. Vraiment… Particulière. Bon, on s’en fichait qu’il soit bourré ou pas bourré. Le fait était qu’il avait certainement touché à la bouteille.
 
Plus que tout, dans ces dernières mimiques, Sayoran avait éveillé quelques souvenirs particulièrement dangereux. De ceux provoquant des envies peu platoniques que le jeune homme avait cherché à laisser à la porte. Ce n’était pas la raison première de sa présence ! L’étudiant avait peut-être un peu trop poussé le bouchon ! Ne pas bouger, se voiler la face et surtout ne pas dépasser ce qui ne doit être fait à présent. Comme si ce n’était pas suffisant, c’était dans cette chambre que… Souvenirs à la porte. Du sérieux enfin ! Voilà que la main de l’étudiant se lever. Toucher l’allemand pour les quelques secondes à venir n’était décidément pas une bonne idée. A moins qu’on ne veuille faire de lui un animal pour les heures à venir bien sur… L’allemand abaissait son rythme cardiaque qui était monté à une vitesse phénoménale. Puis, il attrapait doucement la main levée de Sayoran, passant ses doigts autours. Il détournait le regard un instant le temps de trouver des mots logique.
 

« Je crois qu’il faut sérieusement qu’on parle. »
 
Parler, oui ! Pas de cercle vicieux pour l’instant. Après, Sayoran ne souhaiterait peut-être pas parler. Il y avait malgré tous des centaines de sujet sur lesquels s’attarder. A commencer par… Bon, l’évènement dans la chambre du jeune homme était peut-être encore un peu… Mais bon, s’il avait demandé à parler, il ne pourrait surement pas échapper à un épisode sur celui-ci. Il espérait juste que l’étudiant souhaite aussi peu en parler. Se détacher du physique pour se porter sur l’intellectuel. Bon, une philosophie un peu bancale pour toutes les obscénités qui effleuraient encore Syrenn mais c’était mieux que rien. Retenant la main, il s’approchait tout de même du visage de Sayoran. Quelques centimètres grappiller pour percevoir une odeur d’alcool sur ses lèvres.
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Sayoran R. RobinSchizophrène Incestueusement Narcissique
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MessageSujet: Re: On jouera encore à ce jeu-là. Je m'en fout. Fais-moi mal. [ft. Syrenn ♥] Mer 18 Sep - 18:56



Discutons.

Incapable de faire le moindre mouvement, Sayoran regardait simplement Syrenn. Et puis, la main de l'allemand venait compléter la sienne, laissant l'irlandais légèrement surpris. Il se ne se doutait pas que Syrenn ferait une chose pareille, un contact ne fut-ce que physique, sauf lorsque... SOWLY Sayoran, doucement. N'y pense pas. Il chassait cette pensée de son esprit, tout en reprenant un masque plus ou moins inexpressif.

AH NON. Pas cette phrase. En général, lorsqu'il s'agissait d'une phrase du genre « Faut qu'on parle. », cela ne présageait rien de bon. ALERTE. ALERTE. VISAGE TROP PROCHE. Le cœur de Sayoran explosait, et la peine à lui faire reprendre un rythme tout à fait normal était... Compliqué. Il n'y avait pas de solution en fait, Sayoran n'arrivait pas à reprendre son calme. Il laissait ses yeux mi-clos. PFFFFFFT. Comme si tu t'attendais à ce qu'il t'embrasse ? Pourtant, c'est le geste qu'il faisait toujours lorsque l'on s'approchait à quelques centimètres de ses lèvres. Geste machinal qui créait un effet étrange encore plus fort cette fois, dans le fond de son ventre.

De sa main libre, Sayoran proposait un endroit où l'allemand pourrait s'installer pour parler. Soit la chaise, ou le lit. Il soupirait en silence, s'écartant légèrement de Syrenn.

« De quoi veux-tu parler ? »

Si l'allemand désirait parler, alors l'échange serait accepté. Sayoran s'installait, pour être face à Syrenn. Prêt à l'écouter. Prêt à répondre si question était posée. Il replaçait son pull qui venait de glisser sur son épaule, laissant son regard s'évader puis replaçait ses iris dans ceux de Syrenn.

« Je t'écoute. »



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MessageSujet: Re: On jouera encore à ce jeu-là. Je m'en fout. Fais-moi mal. [ft. Syrenn ♥] Mer 18 Sep - 20:16

Le toucher de la main de Sayoran n’était pas nécessairement la meilleure chose à ce moment précis. C’était même un calvaire en plus à supporter. Bon… il tentait de faire de son mieux pour ne guider l’étudiant jusqu’au lit et c’est de cette façon qu’il réagissait ? Il y avait simplement un problème avec la démarche. On pouvait surement encore faire quelque chose. Le jeune homme se concentrait sur son odorat. Trace d’alcool, aucune senteur particulière ? La première réponse était décidemment la bonne. Une raison certaine supplémentaire. La vodka n’était pas un alcool des plus doux et Syrenn n’avait pas la moindre idée de la tolérance alcoolémique dont il était capable. Une nouvelle barrière. C’était bien mieux. Dans le doute, mieux valait s’abstenir. Au moment où l’étudiant proposa une place au jeune homme, le choix vint de lui-même paré d’une logique tout aussi bancale que sa bonne résolution. Le lit bien évidemment ! Voir Sayoran assit sur un siège revenait à se remémorer qu’il était un élève studieux et que demain était un jour de cours. Au contraire, le voir à même le matelas serait… Mal placé. En quelques minutes, l’étudiant s’était changé en démon tentateur dans l’esprit de l’allemand qui n’était définitivement pas suffisamment immunisé contre des situations comme celle-ci. Il lâchait la main de Sayoran en allant prendre place. Il fallait qu’il se ressaisisse clairement avant de faire une connerie. Le fait que l’étudiant mette une légère distance supplémentaire entre eux devait-être une bonne chose. S’il était le seul à œuvrer contre ce genre d’évènements, ce jeu pourrait durer des heures.
 

« Tu n’as pas ta petite idée ? »
 
Non, sérieusement ? Il n’en avait aucune idée ? Discuter de ce genre de choses ne plaisait pas grandement à Syrenn mais alors aborder le sujet était un comble. Le jeune homme croisait les doigts, fermant les yeux quelques secondes le temps de secouer la tête de gauche à droite. Ce devenait compliqué, un peu trop compliqué pour qu’il eut pris la peine de s’y attarder sans y chercher les risques mais l’affaire semblait d’importance et avait une valeur que l’allemand n’avait jusque-là jamais attribué à une conversation. Il était légèrement las. Il était amusant de jouer mais ce terrain était hors compétition tant que les règles n’auraient pas étés fixées.
 

« Peut-être pourrais-tu m’expliquer d’où viens notre problème. »
 
Il devait y avoir une origine. Il n’y avait pas des milliers de solutions mais cette question restait en suspend et ce peu importe le temps qui passait.
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MessageSujet: Re: On jouera encore à ce jeu-là. Je m'en fout. Fais-moi mal. [ft. Syrenn ♥] Mer 18 Sep - 22:03



Discutons.

Sayoran regardait Syrenn, soulevant un sourcil. Il se positionnait de façon à être droit, posant ses mains derrière-lui pour soutenir son corps. Il n'avait pas du tout conscience de ce qu'il se passait. Qu'est-ce qu'il pouvait dire ? Que genre lui et Syrenn s'attiraient ? Que Sayoran était tellement maso de penser qu'il pouvait AU MOINS lui appartenir ?

« Je sais pas. »

Non parce qu'il n'a jamais eu ce genre de phénomène avec quelqu'un. C'était pitoyable et prévisible venant de lui. D'accord, il avait déjà vu ses mères aimer des hommes, mais pas nécessairement aussi bons qu'elles le prétendaient. Il s'était bagarré avec l'autre con qui frappait sa tendre Chocolat, alors merde. Et elle l'aimait, même si il la battait. Alors... Alors oui, il comprenait puisque, même si Syrenn n'avait jamais lever la main sur lui, il sentait chaque fois son esprit se blesser. Plus fort à chaque fois. La dernière fois, il avait fait fort. Il avait cru pouvoir être honnête et tout avait foiré en quelques secondes.

Sans le vouloir, Sayoran avait envie d'être avec Syrenn, peu importe le moyen à user. Même si l'allemand le blessait encore. Il en avait rien à faire. Il détournait le regard, fixant le tiroir de sa commode, là où sa bouteille reposait.

« Si tu veux parler de tout ce qui nous ait arriver, je vais t'expliquer sans problème, mais ne t'attends pas à prendre la porte direct après. Parce que je vais te dire quelque chose ; peut-être que nous avons jouer, mais si tu veux que je sois sérieux, alors je serais franc. »

Les bases étaient fixées. Sayoran était sérieux et franc dans ses paroles et n'hésitait pas à lâcher, parfois cracher, ses mots. Maintenant que Syrenn savait à quoi s'en tenir, et qui avait probablement perçu qui était réellement -un peu quand même- Sayoran. L'irlandais tournait la tête vers l'allemand et se repositionnait pour être tout à fait droit.

« Je comprends pas, autant que toi t'es paumé aussi à ce niveau-là. Alors même si je comprends pas, je peux au moins dire que, nous somme attirés l'un par l'autre. Comment, je m'en fout. Pourquoi, parce que peut-être nous avons jouer si bien qu'on est finalement tomber dans le panneau, j'en sais rien. Pour ce qui était de la dernière fois, lorsque je suis venu te voir, j'attends rien du tout, je m'en fout. Si tu me dis qu'il ne s'est absolument rien passé, il ne s'est rien passé point barre. Mais j'veux que tu sois fixé à ce sujet. », il prenait une inspiration, avant de reprendre, « Oui, j'avais ''besoin de te voir'', mais j'en connaissais aucunement les raisons. Je comprends rien, parce que j'ai jamais connu ça. Et j'suis tout autant paumé. Et comme si j'en redemandais, j'en viens toujours à reporter mon attention sur toi. »

Voilà. Ça, c'était fait. Tant pis finalement, si ça se passait comme la dernière fois, c'est qu'il avait RIEN compris à la vie. Ou tout simplement qu'il n'avait pas compris ce que cherchait exactement Syrenn. L'irlandais baissait les yeux en fronçant les sourcils. Pourquoi il fallait que ça soit autant compliqué.

« Et que... Finalement... J'en viens à penser que t'es comme une drogue. Et pas que ça fait peur, mais que j'sais pas comment réagir à part comme un con qui s'énerve pour rien. »

Ah parce que t'étais con ? J'sais pas moi, j'avais rien vu...



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MessageSujet: Re: On jouera encore à ce jeu-là. Je m'en fout. Fais-moi mal. [ft. Syrenn ♥] Mer 18 Sep - 23:15

La conversation ne semblait mener nulle part et après la négation de Sayoran, la situation en devint maladroite d’une certaine façon. Etre là pour parler mais n’avoir rien à dire. Etais-ce possible ? A croire que oui. Ce n’était pas un tel problème en soit. Syrenn pouvait attendre, ses doigts croisés comme ils l’étaient, il n’aurait aucune difficulté à perfectionner son tournage de pouce. Un geste de champion perturbateur ne menant que dans une direction, la volonté de l’autre que cela s’arrête. Ici, le seul moyen aurait été pour l’étudiant de parler mais le jeune homme ne voulait pas le forcer pour autant et laissait ses idées manipulatrices de côté pour l’heure comme tellement de chose qui englobaient sa personnalité. L’annonce de Sayoran interpella l’allemand tout particulièrement. Il comptait parler ? A quel moment Syrenn avait-il pris la porte sans réagir à ce qu’avait dit l’étudiant. Ah oui… Là… Il y avait donc effectivement de la rancœur malgré le fait que si l’on gardait un point de vue tout à fait technique de la situation, il n’avait jamais quitté la pièce. Il avait bien fait demi-tour ! Bon il était vrai que la suite n’était pas plus glorieuse mais Sayoran avait dit quelque chose de vraiment particulier que le jeune homme avait eu un mal incroyable à assimiler. C’était encore flou dans son esprit. Dans tous les cas, ce n’était pas aujourd’hui qu’il sortirait après avoir entendu l’étudiant parlé. L’allemand était venu de lui-même dans ce but précis dans un lieu qui ne lui était pas extrêmement familier. C’était peut-être aussi en partie une question de fierté absurde. Sayoran ayant évoqué cette possibilité, il ne pouvait simplement pas s’y conformer. Aussi, sans un mot, il hochait la tête pour acquiescer prêt à recevoir ces quelques détails qui aiguiseraient sa compréhension de la situation.
 
Hum…………..Heu…… Comment………. ? Pourquoi……… ? HEIN ?! Moment de silence infini dans l’esprit du jeune homme. Un grand instant de solitude pour un esprit sans cesse en ébullition sur les sujets les plus complexes. Tout ceci était tout simplement hors de portée. Trop loin. Beaucoup trop loin. Syrenn n’avait aucun moyen de l’attraper. Pourtant, il le fallait bien. Quitte à se créer une échelle imaginaire, pour y avoir mis tant de sérieux, Sayoran ne se répéterait tout simplement pas. Il n’avait pas besoin d’en analyser chaque mot, chaque signification. Ce qui était important était ce que voulait exprimer l’étudiant avec ceux-ci. Son opinion sur le sujet lui était propre, il n’y avait tout simplement pas à chercher plus loin. Le jeune homme fixait l’orateur sans une seconde de répits. Il cherchait alors vraiment à comprendre et si lui-même le voulait, il n’y aurait pas grand-chose pour l’en empêcher. Remontaient alors des sujets tels que l’attirance mutuelle, chose non particulièrement choquante, si ce n’eut pas été le cas ils n’en seraient probablement jamais arrivés là. Alors justement, pour en être ici, l’attirance était-elle seulement d’ordre physique ? Syrenn avait ses doutes à ce sujet. Lui-même n’avait pas souhaité partager son lit avec Sayoran la première fois ayant considéré ça comme du gâchis. Pourtant, après consommation, la plaisanterie ne s’était pas arrêtée là. Il y avait donc bien une idée d’attirance mutuelle mais si cette attirance n’était que physique, ne seraient-ils pas censés avoir une relation comme « sex-friend » ? Au lieu de cela, ils tournaient autour d’un « tout ou rien » légèrement répétitif. Venait alors l’évocation directe du fiasco de la chambre de l’allemand. Ce qui parut surprenant là-dedans fut que l’impression que décrivait Sayoran était à peu de choses similaires à ce que vivait le jeune homme. Il se mordit la lettre tentant de faire un lien entre cette phrase perçue comme tabou dans son esprit et ces « émotions ». Après peu de temps, cette réflexion semblait bien moins horripilante. Peut-être alors que dans cet état d’esprit, le jeune homme n’aurait pas perçu ces mots de la même façon. Syrenn se levait et avançait jusqu’à s’arrêter juste avant d’avoir dépassé le fauteuil. Toutes ces idées exprimées avaient une signification et se mentir n’était pas une chose simple lorsque l’on avait rien pour. Instinctivement, l’allemand ne put faire autrement, il devait soutenir la thèse adverse.
 
« Il t’est venu à l’esprit que peut-être le sentiment que tu décris n’est lié qu’au hasard qui nous a réuni un bon nombre de fois.  Oui, nous sommes tous les deux des joueurs et nous avons fait ce que nous savons faire le mieux jusqu’à en changer les règles. Ce genre de stratégie n’est pas taillée pour une personne aussi fréquemment rencontrée. Alors maintenant, s’il y a vraiment quelque chose à voir derrière, peux-tu me dire que sans cette heure de retenue, sans l’aide du hasard nos chemins auraient finies par se retrouver de notre plein gré ? »
 
Inconsciemment, syrenn souhaitait que la réponse de Sayoran soit affirmative. Que ce n’était pas un p*tain de hasard qui avait fait qu’ils étaient aujourd’hui dans cette situation. Le hasard ne faisait certes pas tout mais pas mal de choses déjà. Que ce soit la bibliothèque, les douches ou encore la retenue, ça faisait déjà beaucoup et rien ne disait que ça durerait. Il en viendrait par la suite de leur propre volonté et non d’un hasard abracadabrant. C’était bien car cette hypothèse lui semblait juste que le jeune homme pouvait se reposer dessus. Il suffirait pourtant d’un mot de l’étudiant pour l’ébranler et le forcer à reconnaître un amas de choses qu’il n’aurait jamais soupçonné. Pour sa part, l’allemand savait qu’il ne serait probablement pas allé à la recherche de Sayoran. Il aurait continué à penser à lui certes mais la fureur de leur rencontre avait fermé une porte à ce moment-là.
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MessageSujet: Re: On jouera encore à ce jeu-là. Je m'en fout. Fais-moi mal. [ft. Syrenn ♥] Jeu 19 Sep - 12:30



Évidence.

Sayoran ne bougeait pas, malgré que Syrenn s'était levé. Il restait là, à fixer la porte plus loin. Décidément, l'allemand cherchait sans cesse des réponses qui amusaient l'irlandais. Bien évidemment que leur rencontre n'était qu'un pur hasard, et le reste. Sayoran avait bien sûr cherché ce qu'il s'était passé la dernière fois. Et puis, miraculeusement, ils s'étaient retrouvés après quelques temps en retenue. Pourtant, Sayoran serait aller le retrouver, à un moment ou un autre, il aurait contourner les lois de la rancœur. Par contre, il n'avait jamais garanti son état. Joyeux ou furieux. Bourré ou non ? Il l'aurait fait, peu importe comment il aurait été. Parce qu'il n'était pas du genre à se laisser abattre. Parce qu'il refusait de perdre.

Il cachait ses yeux avec ses mèches de feu, étirant ses lèvres en un sourire. Si cela ne sautait pas tout de suite aux yeux de l'allemand, l'irlandais aurait fait le nécessaire pour qu'ils se rencontrent à nouveau. Établir un plan parfait, et vérifier les faits et gestes de ce jeune-homme aussi inaccessible que lui ne l'était. Il laissait s’échapper de la barrière de ses lèvres, un reniflement.

« La réponse sonne comme une évidence. », il laissait un instant en suspend, « Oui. »

Il passait une main dans ses cheveux puis se tournait vers Syrenn, le sourire plaqué aux lèvres. Il penchait légèrement la tête sur le côté, puis se retournait, pour laisser sa tête pendre en arrière, histoire d'observer l'allemand à l'envers. Oh oui, il avait un tout petit -minuscule genre- coté encore gamin. Il soupirait en fermant les yeux, puis se replaçait histoire de poser ses pieds sur le sol. Il passait une nouvelle fois sa main dans ses mèches.

« Parce que, ce n'est pas que physique. Si c'était le cas, t'aurais même pas chercher à discuter, on aurait simplement utiliser le lit et ç'aurait été terminé. »

Parce qu'il adorait la personnalité inflexible de l'allemand. Parce que ça l'amusait tellement de jouer avec lui à un jeu certes, très dangereux, mais au point où il en était... Ça revenait au même. Son physique était des plus charmeurs, il souriait même à la pensée que l'allemand pouvait rendre un hétéro bi en une fraction de secondes. Mais les échanges avaient également influé son jugement. Syrenn était plus qu'intéressant aux yeux de l'irlandais.

« Mais non, parce ta personnalité intrigante est intéressante et que... »

Quoi, et qu'il t'a fait rire aussi ? Qu'il t'a rendu fou ? Que tes crises avaient augmentés à cause de cette histoire récemment produite ? Il soupirait. Il n'allait pas dire ça.

« Bref. »

Pas qu'il coupait court à la discussion, il n'avait juste pas très envie de se libérer à tel point, qu'il pourrait faire fuir l'allemand.



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MessageSujet: Re: On jouera encore à ce jeu-là. Je m'en fout. Fais-moi mal. [ft. Syrenn ♥] Ven 20 Sep - 0:34

Se lever et marcher. C’était là pour Syrenn la meilleure chose à faire quand il tentait de réfléchir pour par la suite parvenir ou non à statuer sur un fait. L’énergie dégagée dans ses jambes balayait les idées noires. Le corps était-il vraiment fait pour s’asseoir derrière un bureau toute la journée ? Les fourmis qui venaient hanter les articulations au bout d’un moment démontraient d’avantage du contraire. On pouvait alors se poser des questions sur l’étrange évolution qui avait mené l’homme à l’endroit où il se trouvait à présent. Ce qui avait fait qu’ils ne couraient plus les mammouths vêtus d’une espèce de pagne. Dans la logique des choses, en vue du tempérament destructeur de cette espèce, ces bêtes n’auraient pas fait long feu. Sayoran même semblait avoir du mal à tenir en place. Trifouillant ses cheveux, ils n’étaient pas dans un débat anticipé, ils étaient libres de leur mouvement et c’était bien cela qui les rendaient si expressif dans leur manière de penser. Le suspend de l’étudiant mit le jeune homme aux aguets. Sous ces airs de sous-entendu guidant à la réponse, sa réflexion ne pouvait pas venir seul. Pour se faire comprendre ici, il fallait être précis et concis. Comme une éternité avant la suite. L’allemand ne savait clairement plus ce qu’il voulait entendre. Qu’est-ce que ce détail serait censé lui apporter. Une affirmation sur la forme que devait prendre l’estime de l’étudiant pour lui ? Mais son opinion personnelle. Sa vision de cette relation. Sa réponse même à cette question. Qu’en était-il. Syrenn serait-il allé jusqu’à voir Sayoran bien qu’ils n’aient apparemment plus grand-chose à ce dire ? Le fait qu’il se soit croisé en retenue et non ailleurs n’était-il pas significatif ? La réponse de l’étudiant à cette fausse question plongeait alors le jeune homme dans un doute encore plus intense. L’indécision était mère de sureté pourtant, ici le doute apporté n’aurait surement que des effets néfastes. Et pourtant. L’allemand ne pouvait pas se créer une opinion en partant de rien. S’il devait évoquer ce sujet avec Sayoran, ce ne serait certainement pas une fausse vérité qui viendrait le contenter, bien au contraire. Il restait donc d’abord sans un mot, regardant parfois ses pieds avec une autre grande question à l’esprit. Faire un pas en avant ou rester où il se trouvait. S’éloigner de l’irlandais ou demeurer quelques instants de plus à ces côtés ne serais-ce que quelques centimètres plus proches que ce que leur éloignement aurait pu donner.
 
« Parce que ce n’est pas que physique. » ? Ces mots résonnaient dans la tête du jeune homme indécis comme une pendule sonnant les coups d’un compte à rebours. Pourtant, rien ne pressait. Il pouvait prendre son temps, il était normal d’y réfléchir mais alors que les secondes glissaient entre ses doigts impuissants, quelque chose de plus dangereux se dévoilait dans le fond de sa pensée. En quoi un simple jeu pouvait-il mener à une situation pareille ? C’était tout bonnement incompréhensible et à la pointe de l’irréalisable. Si ce n’était pas physique, qu’étais-ce ? Passionnel ? Leur façon de se s’amuser l’un avec l’autre avait bien pu mener sur cette voie mais le vrai sens de ce mot dans cette situation était compliqué à trouver. Il restait quelque chose qui n’allait pas, un infime détail. Comment allait réagir Sayoran si celui-ci faisait son apparition maintenant, là.
 
« Pourtant ma première intention n’était pas celle-ci. »
 
Il tournait la tête vers Sayoran avec un regard malicieux. Après tout, sur le ton sur lequel Syrenn avait annoncé sa présence aurait difficilement pu laisser supposer autre chose. Le comportement même de l’étudiant à son arrivée témoignait de sa compréhension des faits lors de leur évocation. Ce qui se passait à présent avait une origine tout autre. Quelque chose s’étant produit sans une intervention de la part de Sayoran. Le fait que le jeune homme avait été à même de changer de direction était lié à une chose des plus simples. Je suis, donc je pense. Il quittait son sourire et lâchait du regard Sayoran, fixant le vide l’air pensif.
 
« C’est car je suis capable de penser et que j’ai changé d’avis que nous ne nous sommes pas engouffrés dans cette activité. »
 
Derrière une cure de relation purement physique, il pouvait y avoir autre chose qu’une histoire sortie de nulle part évoquant d’office la présence d’éventuels sentiments. On avait déjà expliqué au jeune homme que sa personnalité était particulière. Ce commentaire-ci revenait à deux différentes principales occasions. La première, lorsqu’une fille lui demandait de sortir avec lui. Oui, ce fût toujours sans ce sens car non perçu comme une nécessité par l’allemand qui selon la complicité qui pouvait être généré accordait une chance ou non. Il n’avait jusque-là demandé à personne de lui-même d’entretenir une relation sérieuse. Lorsque ces filles lui exprimaient leur fascination et leur attirance physique, c’était alors vu comme un objet rare. Un chocolat qu’on irait laisser glisser sous sa langue lentement jusqu’à peut-être en découvrir un fond moins agréable qu’à première vue. Effectivement, lorsque Syrenn n’avait pas déjà provoqué la rupture elle arrivait assez naturellement avec un même argument, sa personnalité. Son aspect fascinant se transformait alors en un individualisme perturbant laissant croire que cette histoire était sans importance. Chose qui par ailleurs était à chaque fois véridique. Alors étais-ce là la première page de l’histoire ? Sayoran avait-il commencé à faire glisser une chocolat sous sa langue alors qu’il viendrait bientôt à en trouver le centre ? Qu’est-ce que cela pouvait signifier ? Que dans le cas d’une relation entretenue il serait lassé au bout d’un certain temps et tout reviendrait à la normale alors que sans la compagnie de l’allemand, sa seule chance était de sentir le parfum sans pouvoir y toucher. Alors comment être dégouté d’un gâteau qui semble si bon lorsqu’on n’a fait qu’en sentir la surface. Il fallait atteindre les papilles gustatives de l’étudiant. Syrenn regardait l’Irlandais, passant son point de cible d’un œil à un autre, de gauche à droite jusqu’à finalement s’arrêter après peu de temps.
 

« Alors peut-être devrions-nous nous côtoyer dans une démarche plus traditionnelle pour affiner notre point de vue. »

 
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MessageSujet: Re: On jouera encore à ce jeu-là. Je m'en fout. Fais-moi mal. [ft. Syrenn ♥] Ven 20 Sep - 13:21



Help.

« Pourtant ma première intention n’était pas celle-ci. »

The... Quoi ? Fallait pas être idiot pour le comprendre. Pourquoi avait-il dit alors qu'il passerait ? Le sourire que l'allemand étirait, ainsi que le regard éclairé d'une lueur qui l'intriguait étaient on ne peu plus explicites que ces paroles s'entremêlant dans la tête du rouge. Si lui-même avait bu plus que ça, ça aurait été plutôt drôle... L'irlandais souriait en retour, puis baissait les yeux.

Bien sûr que l'allemand n'était pas idiot, et que bien entendu, il se posait des questions. Parfois inconfortables, car Sayoran n'avait sans doute pas encore la réponse à sa portée. Cela l'embêtait au plus haut point. Ne pas avoir de réponse à ce qu'il se passait entre-eux l'énervait et JUSTEMENT résultait en une crise de colère incontrôlable. Mais bizarrement, cette fois, il était serein. Ce calme légendaire dont il avait toujours fait preuve devant les gens. Une face voilée, comme un rideau blanc opaque qui ne reflétait jamais les ombres qui se trouvaient derrière celui-ci. Peut-être aussi parce qu'il avait bu, et que l'alcool le transportait vers l'euphorie. Il ne sentait déjà plus le bout de ses doigts et comme sa fascination pour les effets de l'alcool l'avait toujours intrigué, il n’hésitait pas à jouer avec ses doigts, pour reconnaître juste une toute petite sensation tactile.

Il relevait les yeux sur Syrenn, stoppant net ses activités. En seraient-ils seulement capables ? Si l'un des deux avait l'envie de laisser parler les arrières-pensées dominatrices à l'autre, comment réagiraient-ils ? Et puis, qu'est-ce que ça signifiait ? Parler pendant des heures ? S'apprendre ? La réaction de l'irlandais changeait du tout au tout, laissant apparaître une certaine surprise mêlée à la peur. Autant durant la retenue, il s'était dévoilé -en partie- à l'allemand, autant là il craignait trop en dire sur lui. Comment allait réagir Syrenn si il lui disait ? Son comportement avait beau être complexe, Sayoran sentait que la relation serait distante plus tard si la vérité venait à être dévoilée. Mais bon, c'était prévisible, un de ces jours, il en parlerait. Il fermait les yeux, puis les ouvraient à nouveau. Il passait une main dans sa nuque qui lui soutirait une grimace de douleur.

« Pourquoi pas. Les échanges intellectuels peuvent parfois amenés à un regard totalement différent du premier jugement qu'on se donne. »

Ouais, d'accord. MAIS COMMENT COMMENCER ? Vous vouliez un Sayoran totalement paumé ? Le voilà. Il faudra qu'on l'aide. ABSOLUMENT.



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Syrenn NicolasMembre
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MessageSujet: Re: On jouera encore à ce jeu-là. Je m'en fout. Fais-moi mal. [ft. Syrenn ♥] Ven 20 Sep - 19:23

C’était un drôle de sentiment que celui-là. Comme une semi-présence de l’esprit prête à vous répondre dans des conditions très particulières. Une part de vérité, un fragment d’enthousiasme. Un état définitivement particulier. Il n’y avait pas de délectation particulière à le savourer. Simplement une fascination pour une chose que l’on découvrait sous un autre angle. Oh oui, Syrenn bien que ce ne soit pas ce qu’on eut pu attendre de lui n’était pas étranger aux alcools. Sous bien des formes, ce n’était jamais la soif pure de s’oublier qui l’avait mené dans ces contrées. Une simple curiosité graduelle pour quelque chose qu’il n’avait à un moment pas connu. Le verre de vin lors d’une célébration, le vin lors d’une sortie, les cocktails, le whiskey… L’allemand voulait tout essayer et pendant un long moment avait fait bonne route. Oui, les effets étaient étranges, parfois déstabilisants un mélange entre dégoût et émerveillement pour une chose si triviale. L’engouement d’une expérience toute nouvelle face aux mépris instantané d’un corps qu’on n’est pas à même d’entièrement contrôler. Ce qui avait suivi était venu de lui-même. A ce moment, il essayait encore de comprendre comment les personnes pouvaient vivre de cette façon. Se laisser glisser dans ce genre de sensations désagréables quitte à y laisser ce qui leur donnerait une meilleure vie. L’argent bien sûr, dans une vie ou si peu d’autres choses avaient de l’importance pourquoi le gaspiller ici. Alors oui, il était étrange de voir Sayoran dans cet état. De contempler ce à quoi le jeune avait pu… Nullement. Lui et l’étudiant étaient trop différents dans bien des domaines pour avoir des réactions semblables sous le coup d’une certaine substance. Une certitude planait pourtant pour le jeune homme. La boisson ne suivrait pas de sitôt alors que sa volonté propre serait seule maitresse de cette décision. Conséquences oblige, les somnifères que prenait Syrenn changeant assez régulièrement de sorte que son organisme ne s’y habitue pas, ils étaient toujours présents. Ils n’étaient pas apparus un jour comme par hasard et quelques années auparavant faisaient déjà en somme partie de la vie du jeune homme. C’était un cas particulier. Quel médecin prescrirait ce genre d’objets à un patient n’ayant pas même atteint sa majorité et étant peut-être encore en fin de croissance. Tout simplement le cas ne voyant absolument rien de mieux à faire. Dans tous les somnifères étaient bien des médicaments et lorsque la vie de tous les jours se faisait avec, il était possible qu’arrive le moment où l’on oublierait que l’alcool et les cachets ne font pas bon ménage.
 
La suite des évènements était particulièrement peu appréciable et l’allemand se réservait le droit de le garder dans un coin obscur de son esprit, gardé au chaud pour le jour où il se déciderait enfin à y réfléchir.  Ce jour avait amené beaucoup de soucis avec lui et il ne s’agissait pas seulement de problèmes de santé temporaire... D’une certaine façon, discuter alors avec l’étudiant paraissait toujours plus insensé au fil des minutes. Le sentiment était semblable à celui d’une balle à blanc tirée. On vise, on est préparé, que la technique soit la bonne au même titre que la précision ou non, ce n’était pas le problème majeur c’était la cartouche qu’il fallait changer. Plus Syrenn regardait Sayoran et plus ces signes d’alcoolémies paraissait flagrants ressemblant peu à peu à une obsession pour le jeune homme qui tentait de débattre d’un sujet particulier. Quand ses réflexions restaient pour la plupart sans réponses et que la seule réplique énoncée était l’acceptation d’un théorie foireuse de la part de l’allemand, la tolérance avait ses limites. Syrenn prit une inspiration en venant crocheter l’arrête de son nez avec son index. Il ne pouvait pas laisser les choses comme elles étaient et continuer comme si c’était sans importance. Il tendit sa main à l’étudiant comme pour l’aider à se lever.
 
« Je pense que tu devrais aller te coucher pour l’heure. On en reparlera une autre fois, ça vaut surement mieux. »

Syrenn n’avait rien en particulier contre les personnes entretenant une relation privilégiée avec l’alcool. C’était tout à fait leur droit et le fait que Sayoran ait bu dans sa chambre et non dans un lieu public était tout à fait respectable. Pourtant, il y avait des problèmes avec le fait de descendre cette liqueur seul et le jeune homme était très bien placé pour connaître ces risques. Aussi commençait-il à bouger les draps pour laisser l’étudiant s’y faufiler.
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MessageSujet: Re: On jouera encore à ce jeu-là. Je m'en fout. Fais-moi mal. [ft. Syrenn ♥] Ven 20 Sep - 20:35



Tentation ?

Consommer de l'alcool avait des effets, certes amusants, mais on retombait bien vite dans la réalité si crue de la vie. Sayoran n'avait bu que deux gorgées sur le temps qu'il avait la bouteille et il était encore très lucide. Pourquoi, genre, le foutre au pieu ? Bien qu'il semblait encore garder une certaine intelligence, l'irlandais s'ouvrait plus facilement sur l'instant. Il exprimait alors une mine de boudeur, alors que la douleur dans sa nuque se réveillait peu à peu. Ça, c'était secondaire. Il prit volontiers la main de l'allemand, se relevant. Le problème venait MAINTENANT. On disait que l'alcool avait des vertus aphrodisiaques. Okay. C'est con. Totalement con. En fait c'était simplement parce qu'on était ''heureux'' sur l'heure après consommation, ce qui décuplait les sensations. DONC, SAYORAN. TU. TE. CALME. Il n'avait même pas bu assez pour ressentir ça, mais l'attirance était bien présente. Elle lui pesait même. Tiraillé entre « Couche-toi, merde, fais pas le con. » ou « J'te veux. ».

Il secouait la tête, observant le lit ouvert. Il n'avait aucune envie de dormir, justement. Il allait finir par devenir dingue dans cette situation. Tu ouvres MON lit et tu voudrais que j'me couche, tandis que toi tu vas rester à mon chevet jusqu'à ce que je dorme ? RÊVES.
Mais... Mais non ! Il reculait d'un pas. Il n'allait tout de même pas se coucher. ET SA BOUTEILLE HEIN ? Si ça se trouvait, l'allemand avait prévu de prendre la bouteille et la vider. Il avait vu où il l'avait cachée. Nan. Nanananan.

« Je suis pas bourré ! »

Bon, il voulait être crédible, il avait plus l'air d'un gamin là. Puis il se tournait vers la commode avant de se mettre devant celle-ci et la protégé comme si c'était une chose précieuse à ses yeux. Il regardait Syrenn sur un air accusateur. Là, il était pas dans la merde, mais pire !

« Et puis, tu touches pas à ma bouteille ! »

Il se mit à rire. Si il voulait au moins égayer sa soirée et un plus apaiser l'ambiance, c'était fait. D'un coup, sa lucidité revenait à la charge et soumis comme il l'était, il tentait une dernière chose. Devant le regard de l'allemand, l'irlandais retirait son pull, puis son t-shirt. Il se tournait vers les tiroirs, les ouvrant. Il soupirait. Son sérieux enfin à nouveau présent.

« Je plaisantais. Je dois simplement me changer. »

Tenir le coup, ne pas se retourner, ne pas lier de lien tactile. Rester calme. En fait, il n'arrivait même plus à réfléchir. Torse-nu, devant l'allemand qui plus était. Comment tenir une certaine lucidité alors que... Alors que les pensées tordues lui voilait les pensées.



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MessageSujet: Re: On jouera encore à ce jeu-là. Je m'en fout. Fais-moi mal. [ft. Syrenn ♥] Sam 21 Sep - 18:16

D’après Syrenn ce fût une drôle de réaction que celle de l’étudiant. Reculer à la vue de son propre lit. Peut-être était-ce là une de peur vis-à-vis du… matelas ? Voyons, il était peut-être sous l’effet de la vodka mais il ne s’était pas drogué non plus… Il ne s’était pas drogué quand même ? Ça partait un peu trop loin. Les mélanges, rien de pire et pourtant, ils étaient communs. Bon, Sayoran n’étant pas à la limite du coma éthylique, il fallait rester logique. Alors qu’es-ce qui avait pu provoquer une telle réaction. Jusque-là, il avait su se montrer assez calme. Voyons, l’allemand lui avait ouvert le passage jusqu’à son lit. SES INTENSIONS ÉTAIENT PARFAITEMENT PURES. Du moins, il se refusait à toucher l’étudiant tant que celui-ci ne serait pas seul maître de lui-même, bref sobre. Si l’on partait donc du principe qu’il n’avait pas consommé de substances illicites et que par conséquent son lit ne s’était pas transformé en monstre au poil noir ronronnant à l’idée de déguster une chaire qu’il n’avait jusque-là que pu regarder. Bon, les pensées obscènes qui avaient méchamment titillées Syrenn un peu plus tôt avaient de plus en plus tendances à se glisser dans la réflexion. Mise en place d’un nouveau pare-feu. Mais alors, la cause pouvait-être lui… ? Mais non voyons, il ne serait pas dégouté à l’idée que le jeune homme soit près de son lit. C’était une idée quand même. L’hypothèse du lit monstre était soudain bien plus poétique. L’amour-propre de l’allemand subit tout de même une attaque d’envergure. Il n’ajoutait rien, il n’avait pas envie de connaître pour le coup ce qu’il n’avait pas envie d’entendre venant de Sayoran. Sa réaction suivante fît sourire Syrenn. Là, c’était particulièrement amusant. Qu’étais-ce, de l’auto-persuasion mêlée à une pointe d’esprit de déduction ? Malheureusement pour sa crédibilité de consommateur d’alcool, l’étudiant venait de dire la phrase qu’une personne sobre ne proclamerait jamais haut et fort. Cette réplique était habituellement réservée à ceux qui quelques minutes après s’énervaient auprès d’un arbre car celui-ci les regardaient mal. Le jeune homme lâchait les draps, croisant les bras, son sourire moqueur collé au visage.
 
« C’est cela, bien sûr. »
 
Commencer à contredire n’était certainement pas la bonne tactique. Souhaiter à tous prix être dans le vrai même quand ma crédibilité était au plus bas était un sentiment partagés de tous. C’était par ailleurs encore plus le cas sous l’emprise de l’alcool. Les premiers temps étaient amusants. La suite étant répétitive, elle l’était moins mais on n’en était pas encore là. Pour peu, Sayoran aurait presque fait rire l’allemand. Tenter désespérément de protéger sa bouteille nuisait encore un peu plus à son image de sobriété. Syrenn jeta un coup d’œil sur le côté pour se convaincre de changer d’avis puis revint vers l’étudiant. Ca ne servait à rien, il ne pouvait pas faire autrement, c’était bien trop tentant pour une humble vil dans son genre.
 
« Tu ne veux pas partager avec ton « invité » ?

 
L’air semi-innocent était là mais bien qu’à moitié. En partie couvert par un air moqueur. Ce n’était définitivement pas sa faute si Sayoran avait bu. On avait plus le droit de s’amuser ces dernières années, il fallait corriger cette faute. Rendre une bonne fois pour toute hommage au caractère comique que pouvait prendre l’étudiant. Le fait qu’il prétende à une plaisanterie ne changea en rien le chemin que le jeune homme s’était dessiné. Pour une fois que tous ses sens étaient en accord sur un même point. Il ne fallait décidément pas laisser passer cette occasion. Il se rapprochait de Sayoran encore de dos et saisissait délicatement ses poignets afin de mettre ses bras perpendiculairement à son corps. Position oblige, le fait que lui-même doive tendre les bras eut vite fait qu’il était collé à l’étudiant. Aucune pensée obscène n’avait besoin de se baser sur son chemin, elles étaient déjà toutes-là et serraient la mains aux autres pour un contrat à durée déterminée.
 
« Laisse-toi faire, c’est simplement un test de sobriété. »
 
Oh, il en existait plein mais celui-ci était des plus drôles. En vue de la position dans laquelle l’allemand se trouvait, son souffle n’avait aucune difficulté à atteindre celle de Sayoran. Il y avait vraiment quelque chose de presque jouissif à se délecter d’une action telle quelle.
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MessageSujet: Re: On jouera encore à ce jeu-là. Je m'en fout. Fais-moi mal. [ft. Syrenn ♥] Sam 21 Sep - 22:16



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Ouais, voilà qu'il ne le croyait même pas. Il prit un regard surpris, presque outré qu'on ne le croie pas. Mais il ne relevait pas, cela le fit au final sourire. Il était vrai que sa crédibilité laissait d'un coup à désirer, mais pourtant, l'irlandais allait bien. Et puis, sa crédibilité chutait encore alors qu'il se mettait à protéger sa bouteille des vilains méchants qui traînaient dans l'académie. Non, là, c'était démesuré. Il regardait alors Syrenn très étonné de sa question du genre « Quoi, toi aussi tu veux boire un coup ? » Le monde tournait bien à l'envers. Finalement non, lui était normal, c'est le monde qui était bourré.

Ses poignets furent bien vite manipulés et tétanisé -presque, c'est Sayoran quand même!- il se laissait charmer par la voix et le corps de l'allemand contre lui. Déjà que les pensées obscènes fusaient dans sa tête d'irlandais, il était déjà presque en train de se réveiller. Il se laissait donc faire, laissant ses bras étendus, le corps de l'allemand contre lui...

AAAAAAAAAAAAAAH. PITIE, EPARGNEZ CE SUPPLICE MERCI ! Il déglutissait difficilement. C'était la galère là. La galère TOTALE. Son cœur allait exploser, son sang battait dans les temps et le voilà face à la... Perfection ? Il allait mourir jeune, c'était certain.

Il restait immobile, patientant la suite avec appréhension. Droit, il ne vacillait même pas, il se contentait d'observer l'allemand, curieux et et un peu idiot comme ça, dans cette position. Mais si cela pouvait amuser Syrenn, alors obligatoirement, il ferait. Bordel, mais comment il était souumiiiiis ! L'influence que Syrenn avait sur Sayoran était telle, que l'irlandais n'arrivait même plus à se contrôler. Pour ça, il l'aurait bien fuit, mais... Il était comme cloué sur le sol. Même inconsciemment, Syrenn avait la capacité à clouer Sayoran au sol et le rendre immobile.

« Et maintenant ? »

IL OSAIT. Il osait demander cela. Il n'avait pas froid aux yeux, l'irlandais...



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MessageSujet: Re: On jouera encore à ce jeu-là. Je m'en fout. Fais-moi mal. [ft. Syrenn ♥] Dim 22 Sep - 22:07

C’était une bien belle vue dont disposait Syrenn à ce moment. Une certaine rancune venait une fraction de seconde puis s’évanouissait comme dissipée par un élan de satisfaction lié à ce qui aurait pu être une vengeance. Après tout, Sayoran avait eu tout le temps d’étudié le jeune homme lorsque dans les douches, il avait enlevé son t-shirt. Jusque-là, ce vide n’avait pas encore été comblé et les points semblaient revenir à égalité. L’écart n’était cependant pas encore gagné. Le temps qui avait séparé ces deux évènements méritait énumération. Le fait que l’étudiant soit le seul torse-nu n’en était que le début. Ce qui suivait n’était pas particulièrement excentrique mais avait un intérêt certain lorsque l’on savait où l’allemand voulait en venir. Il fallait savoir que ce test ne relevait pas seulement de la distraction. Il y avait bien d’autres choses à faire pour se distraire avec une personne ayant bue oh mais celle-là… En revenant sur l’opinion de Syrenn sur les personnes ayant consommé de l’alcool et en subissant les effets. A votre-avis, que pourrais lui apporter le fait de savoir si Sayoran est ou non bourré ? Ou simplement avoir un argument valable pour prouver qu’il ne fût en tort à aucun moment. Bien, joué, il faut dire que c’était plutôt évident. Si l’étudiant n’était effectivement pas sous l’emprise de l’alcool, il pourrait alors laisser libre cours à son imagination. Voilà précisément pour quelle raison ses pensées les plus corrompues tombaient toutes en accord avec ce geste. Chose qui procurait un sentiment, plutôt plaisant. Tout ce qui relevait de cette nuit était encore flou, bien trop flou et le fait d’être à présent collé à Sayoran ne ravivait aucun souvenir. Réveillait au contraire, des désirs des plus primaires dégotant chez le jeune homme, un sourire adressé à sa propre personne. Après-tout, l’étudiant étant face à sa commode et ne pourrait rien déceler des expressions de l’allemand. Non pas que ça l’eut gêné d’une quelconque façon mais en quelques sortes, il en sortait peut-être plus libre qu’il ne pourrait jamais l’être en présence de Sayoran.
 
« Maintenant, place la plante de ton pied gauche contre ton mollet droit. »
 
Le contact des mains de Syrenn sur les poignets de l’étudiant n’était pas chaud, il était bouillant et donnait l’impression que bien que l’emprise soit légère, ses mains ôtées laisseraient une marque au fer rouge. Une sorte de mutilation marquant à jamais et présente même si l’on ne la voit pas. Le Jeune homme attendait que Sayoran s’exécute. Ses paroles étaient comme un souffle situé sur l’oreille et la nuque de celui-ci. Une recherche d’un frisson par la chaleur. L’air de la pièce avait comme gagné quelques degrés dans les secondes qui avaient précédées. L’irlandais paraissait étrangement soumis à cet instant. Non, qu’il se soit beaucoup débattu contre le tyran mais jusque-là, leur moindres faits et gestes tendancieux avaient donné lieu à un échange. Le tout venait à présent de l’allemand bien que l’étudiant en fournisse par sa simple action de recevoir. Syrenn lâchait les poignets de Sayoran, s’éloignant un peu de lui par la même occasion. Qu’il était cruel de jouer avec une personne désavantagée pourtant, comme précisé plus tôt, les règles avaient changées. Bien que ses mains ne soutiennent plus un contact direct avec la peau de l’étudiant, elles n’en restèrent pas moins particulièrement proches. Le jeune vint les placer de part et d’autres de la taille de sa victime à quelques centimètres seulement de la peau de celle-ci. Comme un courant se glisser entre ce mince espace, liant les deux individus. Une sensation bien plus érotique qu’on ne pouvait se l’imaginer. Une privation du touché pourtant si proche. C’était pourtant là le principe de ce test de sobriété par l’équilibre.
 
« Je vais compter jusqu’à trente, tu es prêt ? »
 
Malgré le fait que Syrenn avait pris de la distance, sa voie restait la même, comme cherchant à bercer la chose auprès de laquelle on se positionnait comme inaccessible. Perçu d’un certain angle, il imposait un soudain dilemme frauduleux à Sayoran. Se laisser bercer et rentrer en contact directe avec celui qui ne semble attendre que vous ? Ou s’accrocher à ce qu’il reste de de sobriété pour attendre un moment plus propice qui ne viendrait peut-être pas. Si le jeune homme était un c*nnard, au moins, il en avait conscience. Bon, bien sûr, pour que tout cela ait un certain impact, il fallait que l’étudiant dispose d’un minimum de sobriété. N’ayant rien bu, il n’était pas simple pour autant de ne pas bouger pour l’allemand. Comme la tentation incarnée sous ses yeux attentifs. Pourtant, lui en connaissait les règles et ce devait être ce qui lui permettait de maintenir ses mains immobiles, prêtes à contrer un possible manque d’équilibre.
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MessageSujet: Re: On jouera encore à ce jeu-là. Je m'en fout. Fais-moi mal. [ft. Syrenn ♥] Mar 24 Sep - 0:14



Soumission.

Genre, là, il avait l'air totalement ridiculissime. Sayoran n'osait pourtant pas bouger, comme si il attendait les prochaines instructions. Le garçon prit un regard tétanisé alors que Syrenn lui demandait de poser la plante de son pied gauche sur son mollet droit... Euh... The fuq ? Le rouquin restait un moment sans rien dire, un sourcil levé. Où voulait en venir Syrenn ? L'irlandais sentait les mains, ou plutôt la chaleur des mains de l'allemand à sa taille. OMG ? Ouais, c'était la pensée la plus logique dans les pensées de Sayoran. Pourtant, il pouvait bien admettre tout ce qu'il voulait, ce qui lui revenait le plus était que cette situation l'arrangeait. Au plus haut point même. Tellement agréable de sentir son souffle contre son oreille tandis qu'il parlait, sa voix identifiée dans un presque murmure aux délicates into-... Wait... Il était romantique là ? Si Sayoran pouvait avoir un regard franchement pervers à la mangas, il l'aurait fait. Nan, mais nan il ne pensait pas qu'à ça ! Mais il fallait avouer que là, c'était... Le moment idéal ? L'irlandais reprit ses esprits et s'exécutait.

« Je suis prêt. »

Alors, il attendait ainsi jusqu'à ce que ce l'allemand compte jusque trente. Trente, bon sang ça allait être hard. Surtout que Sayoran faisait pas vraiment de sport. Juste du basket. Enfin, pendant tout un temps il en faisait. Il attendait que cela se termine, son dos le tiraillant, ses jambes flanchant par moments. Il se reprenait bien vite, restant droit comme un piquet. RIDICULE TIMEEE ! Le temps passé, il se permis de poser son pied sur le sol. Il allait craquer, se retourner et le pousser dans le lit si cela continuait.

« C'est juste un test de sobriété, hein ? »

Sa voix s'était faite plus séductrice. Un sourire s'annonçait sur ses lèvres alors qu'il fixait le mur en face. Syrenn avait envie de l'utiliser pour une raison encore inconnue, mais quelque chose lui disait que derrière ce test, se cachait un autre but.





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MessageSujet: Re: On jouera encore à ce jeu-là. Je m'en fout. Fais-moi mal. [ft. Syrenn ♥] Mer 25 Sep - 11:56

Le temps de ce test de sobriété fût un doux mélange de ridicule, de tentation et d’érotisme. Ce dernier avait été perçu par le jeune homme comme un courant filant entre ses orteils, remontant pour passer par le bout des doigts qui devaient rester inertes malgré cette décharge. Le corps humain est un immense outil conducteur et l’électricité en fait facilement son habitat bien que l’appréciation ne soit pas mutuelle. Un coup de jus, passe tranquillement. On peut même en dire qu’il s’exprime comme jamais au travers de son réceptacle, les faisant interagir. Avez-vous déjà vu une personne mettre son doigts dans une prise électrique et l’enlever comme si de rien était ? La réponse est évidente. Le courant vous lèches le bout des doigts et les attrapes pour tirer tout ce qu’il y a à prendre de vous. Devenus inerte, vous êtes le jouet momentané de cette chose et ce jusqu’à ce qu’il coupe de lui-même l’alimentation électrique qui fait battre votre cœur. C’était l’impatience qui faisait réagir celui de Syrenn, comme une étincelle suffisamment fine pour le laisser maître de ses mouvements et ne pas provoquer un arrêt non désiré mais suffisamment puissante pour qu’on ne puisse l’ignorer. De celle qui fait lever vos poils et vous arrache une chair de poule. Voilà pourtant que ce décompte officieux avait pris fin. Bien qu’il fût proféré à haute voix, il n’en restait qu’un vague souvenir. Une concentration surprenante sur la sensation en elle-même. L’érotisme d’une approche sans un contact. De quelques centimètres à peine pour séparer deux chaires. Avec tout de même un certain train de retard, le jeune homme enlevait ses mains, son regard dirigé vers le cou de Sayoran encore sous ses yeux. Ce qu’il venait de se passer était étrange. Un sentiment peu naturel incohérent dans toute sa forme. Une sensation aussi forte sans même la présence d’un touché ? L’allemand n’était en rien un fétichiste de la distance et le contact était une chose qui se savourait sans réels préliminaires.
 
« Tu doutes de mes intentions ? Eh, bien sache que je n’irais pas jusqu’à dire que tu es sobre mais tu n’es pas bourré. »
 
La première phrase eut une intonation de fausse innocence. Celle-là, Syrenn avait le don de l’effectuer à la perfection. Il était possible que ce soit car il ne voyait pas d’innocence où il y avait préméditation, où la naïveté était si limitée qu’aller la chercher représente une croisade insurmontable. Ce ton ne faisait malgré tout pas sa fierté en toutes occasions. Même si l’innocence et la naïveté allant de pair étaient deux traits de personnalité que le jeune homme avait pris pour habitude de mépriser, la voir refaire surface chez les autres n’avaient pas constamment un effet néfaste. C’était là la fascination du chasseur pour la bête en voie d’extinction qu’il s’apprêtait à abattre pour l’accrocher dans son salon. Que se passerait-il si je la laissais passer ? La réponse : un autre chasseur ou prédateur viendrait prendre sa tête lui abandonnant en récompense quelques instants supplémentaires d’innocence au combien regrettées. C’est bien car l’allemand n’était pas représentatif de cette espèce qu’il en était là à ce jour. Ce n’était pas le moment pour avoir des doutes sur ce qu’il était en train de faire ! Il l’avait entendu dans son ton de voie ! Sayoran était tout à fait consentant. Alors, quel détail pouvait à présent l’interrompre. L’étudiant ne subissant pas de façon significative les effets de l’alcool, cela voulait-il dire que leur relation avait vraiment prise un tournant plus traditionnel ? C’était une chose qui serait difficile à mettre en place mais qui était surement nécessaire si le jeune homme voulait poser sa marque sur l’image que l’étudiant pouvait avoir de lui.
 
« Et tu n’as toujours pas envie d’aller au lit ? »
 
Bien que l’intonation put donner l’illusion d’une réelle question, l’expression choisit démontrait pour l’allemand du contraire. Si elle fût explicitée vers le sommeil, c’eut été « te coucher ». A présent, ses états d’âme n’étaient pas à leur place. Il avait passé un pacte avec ses instincts en devait en respecter les termes pour ce soir.
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MessageSujet: Re: On jouera encore à ce jeu-là. Je m'en fout. Fais-moi mal. [ft. Syrenn ♥] Lun 30 Sep - 17:46



Soumission.

Il se retournait en souriant. Douter ? Bien sûr qu'il doutait, pourquoi lui ferait-il passer ce test ? Ils sortaient du lot tous les deux. Ils n'étaient pas un cliché qu'on trouvait ironique. C'était totalement différent. Et c'est ça que Sayoran réalisait en fixant Syrenn. Évidemment, il n'était pas ivre. Pas sobre, pas ivre. Il mordait sa lèvre en se retournant, dos à l'allemand. Il l'invitait vraiment à entrer dans son lit ?

Il laissait le silence les envahir. Un coup je t'aime, un coup j'suis sauvage, un coup je t’envoie bouler. Au fond, pourquoi se casser la tête à comprendre ? Une relation de deux personnages mystérieux et étranges n'était pas à considérée comme ''saine'', au contraire. Il levait la tête vers le plafond tout en soupirant. Il s'y fera.

Il se retournait vers Syrenn, un petit sourire sur les lèvres. Son regard explicite plongeait dans le sien. Il n'y avait pas besoin de dire autre chose. Il se dirigeait alors vers son lit, où il s'installait, assis sur le bord. Il soupirait puis laissait ses coudes s'appuyer sur le matelas, soutenant son corps.

Peut-être s'endormirait-il, peut-être pas. Il n'était pas vraiment fatigué. Se changer avait été un prétexte, sur lequel il se tairait. Il relevait les yeux sur l'allemand, un regard extrêmement tendancieux, malgré le sérieux qu'il affichait.





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MessageSujet: Re: On jouera encore à ce jeu-là. Je m'en fout. Fais-moi mal. [ft. Syrenn ♥] Mer 2 Oct - 22:49

C’est bien là ce que faisaient des personnes entretenant une relation traditionnelle. Si on parlait de haut et de bas dans un dit « couple », ce duo semblait visualiser les choses comme des extrêmes. Il n’y avait pas de juste milieu. Des fragments d’êtres abimés s’entrechoquant et comme courant à leur perte dans un élan qui semblait pourtant leur faire du bien. Une attitude puérile et infantile dans lequel le jeune homme se laissait glisser. Une vocation infanticide dont Syrenn était étrangement conscient. Lui revenaient alors en tête quelques vers. Des mots placés à la suite les uns des autres. Un poème relatant l’histoire de jouets abandonnés car brisés, échangeant leurs pièces pour survivre mais dont celles-ci déjà usées ne sauraient tenir jusqu’au bout du voyage. Alors que Sayoran s’étalait sur le lit comme un buffet sur lequel le jeune homme n’aurait eu qu’à se servir, l’écart drastique qu’avait provoqué l’évocation de ce souvenir faisait remonter des pensées que l’allemand aurait souhaité chasser à tout jamais. De celles qui vous prennent aux tripes et vous pousseraient pour peu à planter vos ongles dans la première parcelle de peau disponible. Cet option n’était cependant pas envisageable. Il y avait bien quelque chose qui n’allait pas mais il y aurait toujours une chose qui n’irait pas pour le mieux car Syrenn avait perdu nombre de ses pièces qu’il ne serait jamais à même de récupérer. Il était un vieux modèle et ceux qui auraient étés capables de faire ce don d’eux même avaient eux aussi perdu des pièces et se retrouvaient à l’état de reste. Le jeune homme avança vers l’étudiant puis vint pauser ses paumes de part et d’autre de celui-ci puis, il se figeait, laissant filtrer quelques mots au travers de ses lèvres.
 
« De ces jouets brisés, une poignée seront réparés, hors de cet état, l’enfant partit ne reviendra. »
C’était de l’anglais. Un auteur adulé de l’oncle de l’allemand avait écrit ce poème intitulé « la boite à jouets ».C’était celui que le jeune homme connaissait le mieux pour la simple raison que son oncle avait à ce moment jugé qu’il était celui des écrits de cet auteur que Syrenn eut été le mieux habilité à comprendre. N’ont pas qu’il eut des doutes dans la maturité de son neveu. C’était une chose qui serait à jamais d’actualité et qui un jour ou l’autre ferait son apparition. Pas à un instant l’allemand n’avait été perçu comme un enfant équilibré et des plus sociables. L’influence de son oncle était bien là et le partage de ses connaissances aurait pu valoir une excuse pour la vie qu’il lui promettait par sa fréquentation. Il allait de soi que Sayoran parlait anglais. Il lui avait après tout proposé un ouvrage anglophone. Une parole n’a aucun sens si elle est traduite. Elle perd sa valeur et sa portée. Cette façon de faire apportait deux informations. Que la langue était réfléchie et que cette parole n’était pas de lui. Quelles chances y avait-il pour que l’étudiant ait vent d’un auteur aussi méconnu que celui-ci ? C’étaient là les quatre derniers vers du poème. Celle indiquant qu’il y avait bien une échappatoire à cette condition de désolation et qu’elle n’était pas auprès d’autres jouets abimés mais bien auprès de jaugeant la vie différemment. Tous ne pouvaient bien évidemment pas sortir de l’état de jouet cassés. L’enfant ne pouvait privilégier toute une caisse laissée à l’abandon. Le jeune homme s’était depuis le départ de son oncle enchaîné à cette boîte. Ce n’était peut-être pas là qu’était le bonheur mais c’était bien là où était sa place. Enfin, doucement, l’allemand rapprocha ses lèvres du cou de Sayoran et les posa, comme buvant ces quelques pièces de rechange à même la peau.
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MessageSujet: Re: On jouera encore à ce jeu-là. Je m'en fout. Fais-moi mal. [ft. Syrenn ♥]

On jouera encore à ce jeu-là. Je m'en fout. Fais-moi mal. [ft. Syrenn ♥]

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